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Amon Amarth – The Allfather Awakens

Après plus de trente ans de carrière, Amon Amarth n’a visiblement pas l’intention de déposer les armes. Avec The Allfather Awakens, leur treizième album, les Suédois replongent dans les profondeurs de la mythologie nordique, cette fois autour d’Odin. Une nouvelle traversée entre batailles, légendes et mélodies épiques, qui conserve tout ce qui fait l’identité du groupe tout en laissant place à quelques expérimentations inattendues.

Quand les dieux reprennent les armes

Dès les premières secondes de “Gjallarhorn” , le ton est donné. Les guitares imposent leur puissance, la rythmique avance comme une armée en marche et le growl de Johan Hegg vient compléter ce tableau guerrier. Un morceau d’ouverture particulièrement efficace, pensé pour prendre toute son ampleur sur scène. “Eight Legs Of Thunder” poursuit cette dynamique avec ses riffs galopants et ses mélodies entraînantes, évoquant presque naturellement la course de Sleipnir, le cheval à huit jambes d’Odin.

Mais derrière cette brutalité familière, le groupe semble avoir accordé une attention particulière aux arrangements. Comme nous l’expliquait Johan Söderberg lors de notre interview, chaque morceau a été enregistré intégralement avant de passer au suivant, avec une particularité : la batterie a été enregistrée en dernier, permettant davantage de liberté dans les interactions rythmiques avec le chant. Une approche qui se ressent notamment sur “Kvasir’s Blood” , où les passages mélodiques viennent contraster avec une atmosphère plus sombre, sans jamais sacrifier la puissance de l’ensemble.

Une autre façon de raconter les légendes

La véritable surprise arrive avec “Upphaf”. Pour la première fois, Amon Amarth s’aventure sur un morceau entièrement acoustique, laissant les guitares saturées de côté au profit d’une ambiance presque cérémonielle. Les sonorités folk, les arrangements orchestraux et les chœurs donnent l’impression d’assister à un récit ancestral au coin du feu. Une parenthèse qui trouve parfaitement sa place au milieu de l’album. Johan nous confiait d’ailleurs que cette mélodie existait dans l’esprit d’Olavi Mikkonen depuis 1998, avant de finalement prendre vie sous cette forme.

Le contraste avec “Die With A War Cry” n’en devient que plus saisissant. Les riffs retrouvent leur lourdeur, les guitares se font plus menaçantes et l’atmosphère bascule à nouveau vers quelque chose de beaucoup plus sombre. Le groupe démontre ici qu’il peut jouer sur les ambiances sans perdre son identité. Plus loin, “Oden’s Hunt” accélère franchement le rythme, avec cette énergie brute et ces mélodies caractéristiques qui rappellent les heures les plus incisives de leur discographie.

Le réveil du Père de toutes choses

Avec The Allfather Awakens, Amon Amarth ne cherche pas à révolutionner son death metal mélodique, mais plutôt à lui donner un nouveau souffle. Certains passages restent prévisibles, certes, mais l’album possède suffisamment de relief et de personnalité pour éviter de tourner en rond. Entre la puissance de ses compositions, son atmosphère mythologique et cette surprenante incursion acoustique, le groupe signe un disque solide et particulièrement agréable à parcourir. Après trois décennies, les Vikings savent toujours comment mener la bataille. Et visiblement, ils n’ont pas encore dit leur dernier mot.

Informations

Label : Metal Blade Records
Date de sortie : 02/10/2026
Site web : amonamarth.com

Notre sélection

  • Gjallarhorn
  • Eight Legs Of Thunder
  • Upphaf

Note RUL

 4/5

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