AURELIE COMMUNIER [1/2] (25/11/14)

Par Anthony Bé le 27 novembre 2014
Rédaction : Anthony Bé, Margaux Sachse / Crédit photos : Michela Cuccagna

Entretien avec l'animatrice de l'émission "Bring The Noise" diffusée sur OÜI FM autour de la cinquième édition du Festival OÜI FM Bring The Noise, l'évènement 100% gratuit !


Salut Aurélie, comment vas-tu ?

Aurélie Communier (animatrice de "Bring The Noise") : Ça va plutôt bien, le festival commence dans trois jours, donc c’est un peu la pression, mais ça va.

Le Festival Bring The Noise se tiendra pour la cinquième fois cette année. Grande nouveauté, ce sera la première édition avec toi en tant qu’animatrice de "Bring The Noise". Comment te sens-tu, à quelques jours de l’évènement ? Stressée ? Nerveuse ?

A : Anxieuse non, puisqu’au final, le festival semble de bien plaire aux auditeurs. Donc ça encore ça va, ça fait plaisir, il y a de bons retours sur le net. On a plein de participants aussi. Après ouais un petit peu stressé pour l’animation, pour voir comment ça va se passer. En plus on est en train d’essayer d’organiser des petites choses, des jeux concours. C’est juste que les timings sont un peu serrés on va dire.

Est-ce facile d’organiser un festival en hiver, alors que la plupart se déroulent en été ?

A : Ce n’est pas si compliqué que ça, puisqu’on se rend compte qu’il y a deux vagues en fait : les artistes viennent en promo soit aux alentours de l’été, ou sinon il y a aussi pas mal de sorties qui se font en fin d’année. En plus sur cette affiche-là, on a eu pas mal de groupes français. Ils ont sorti des albums qu’on avait envie de défendre donc ça tombait très bien pour nous. Après voilà, on a réussi à choper Danko Jones parce qu’ils étaient dans le coin. Enfin, tous les artistes qu’on a sur le festival faisaient une tournée européenne ou étaient dans les parages, donc au final, je n’ai pas l’impression que ce soit plus compliqué, loin de là, puisque comme il n’y a pas beaucoup de festivals en fin d’année, au final, ils ont plutôt pas mal de dispos.

Justement, n’as-tu pas peur de vite tomber dans du déjà-vu en passant après tout le monde ?

A : Du déjà-vu je n’ai pas forcément l’impression, puisque ce festival, au final, n’est pas là pour faire de la concurrence avec les autres festivals. On n’a pas la prétention de le vouloir et ce n’est pas le but. Ce festival, à la base, c’est un festival qu’on fait en fin d’année, qui est une sorte de cadeau de remerciements aux auditeurs. C’est plus l’occasion de pouvoir se retrouver à faire la teuf autour de groupes qu’on aime bien. En plus on reste vraiment dans des petites salles. Encore une fois, on sera au Divan Du Monde et on va tester le Point Éphémère cette année, c’est la première fois. On essaie vraiment de rester dans cette optique de cadeau et on est là pour s’amuser. On n’essaie pas de copier les festivals, on n’essaie pas non plus de les concurrencer, donc là les groupes qu’on a choisi, ce sont des groupes qu’on avait envie de défendre. Et notamment Danko Jones qu’on essaie d’avoir depuis un peu plus de deux ans maintenant. Mais à chaque fois ça ne se faisait pas pour une question de dispo. Donc là c’est bon c’est tombé nickel dans ses dates donc voilà, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Au niveau de l’organisation du festival, même en étant un festival gratuit sur trois jours avec pas mal de groupes, cela demande du budget et de l’organisation.

A : Niveau boulot, oui c’est clair. Parce que ce festival, en général, on le travaille, c’est surtout l’étage (ndlr : le premier étage des locaux de OÜI FM) qui travaille sur ce festival, sur toute son organisation. On a commencé juste après le Festival Soirs d’Été, qui a lieu en général en juillet, juste après on commence à bosser sur le Festival Bring The Noise. Après au niveau financement, je ne peux pas trop dire comment ça se fait car c’est plutôt les commerciaux qui gèrent cette partie-là, moi je gère vraiment la partie sur le choix des groupes, dans quel ordre on les met, et quel groupe on peut demander. On doit dire un grand merci à Bavaria qui est notre sponsor. On ne l’a jamais renié, on ne l’a jamais caché dans l’émission. Ils nous suivent depuis maintenant plus de cinq ans. Et c’est quand même grâce à eux que le festival existe encore aujourd’hui et qu’on peut faire ce genre d’évènement. Après il y a aussi les maisons de disques qui participent, il y a aussi la radio qui fait des efforts. Chacun au final, met un petit peu du sien, et on y arrive. Avec pas beaucoup de moyens, on arrive à faire quelque chose de très très bien.

Combien de personnes constituent l’équipe s'occupant de l’organisation du festival ?

A : Il y a Fabienne (ndlr : Realan, responsable music business chez OÜI FM) qui gère le festival, il y a son assistante, les commerciaux, déjà il y a tout l’étage qui se concentre sur le festival, que ce soit au niveau de la communication, de la programmation musicale, parce qu’on diffuse les groupes qu’on a à l’antenne. Au final, je pense que toute la radio bosse autour de ce festival, on doit être une petite vingtaine. Il y a aussi Audrey, putain si j’oublie de parler d’Audrey je vais me faire taper, elle gère un peu tout ce qui est l’intendance du festival, c’est elle qui va gérer les auditeurs, les cadeaux, puisqu’on va offrir pas mal de cadeaux sur les trois dates. Donc tout OÜI FM travaille sur ce festival finalement.

Justement, quels seront les cadeaux qui seront distribués ? Des goodies ?

A : Alors ça va être notamment CD, T-shirts, en fait, on s’est rendu compte qu’on avait encore pas mal de CD qui trainaient dans les bureaux, dès qu’on reçoit des CD promo, on a aussi récupéré des T-shirts, on a des coffrets qu’on avait jamais calé, qu’on avait jamais pu offrir, qu’on gardait un petit peu justement pour le festival. Donc ce sera des sortes de cadeaux surprise on va dire. C’est la première fois que j’en parle en interview !

 


Parle-nous du line up (Royal Blood, Danko Jones…), comment se fait la sélection ?

A : En fait il y a deux parties. En général fin août/début septembre, je fais une liste des groupes qu’on a défendu dans "Bring The Noise" et des groupes qu’on aimerait avoir. C’est très utopiste, avec Pierre (ndlr : Janaszak, fondateur et ex-animateur de l'émission), par moments, on mettait du Metallica, du Limp Bizkit, on se lâchait et après il y avait Fabienne qui regarde la liste et qui fait "bon qu’est-ce qui est possible de faire avec tout ça ?". Après parfois on a de très très bonnes surprises, parce qu’on a réussi à avoir Danko Jones. L’année dernière on a réussi à avoir Billy Talent, Enter Shikari… Donc en général voilà on se lâche un peu et parfois il y a de bonnes surprises et là pour le coup Royal Blood c’était assez tendu, puisque les mecs ont un emploi du temps, ils y vont à fond, ils n’ont quasiment aucun day off jusqu’à fin mars. Et justement il n’y a pas très longtemps le chanteur est tombé malade, donc du coup on a un peu flippé pour le festival. Bon ça va il va mieux, il a fait attention à lui. Je les ai vu la semaine dernière, c’est bon ils sont au taquet, ils sont du coup très contents d’être sur cette affiche. J’aime bien ce côté-là, du coup Royal Blood, c’est un peu le côté ouverture sur OÜI FM, parce que ça reste alternative rock, mais ça fait partie des groupes qu’on diffuse sur l’antenne générale, donc on est bien fiers de les avoir sur cette affiche.

Niveau programmation, est-ce toi qui a le dernier mot ?

A : En général oui. C’est moi avec Fabienne, on est assez d’accord là. Sur cette année, j’avais vraiment envie de mettre l’accent sur la scène française. Encore une fois, on a toujours la date 100% française qu’on a sur toutes les éditions sur ces cinq dernières années. Et là c’est vrai que quand on nous a proposé Lofofora, Tagada Jones et AqME, j’ai trouvé que c’était vraiment parfait. Déjà les trois groupes ont de l’actu, ils sortent tous un album. On a AqME qui avait déjà fait le festival, mais avec l’ancien chanteur, donc là on les retrouve avec le nouveau, Vincent. En plus pour les avoir déjà vus en live, c’est vraiment mortel. On a Tagada Jones qui sont un peu des vieux de la vieille, mais qui eux aussi reviennent avec leur dix-neuvième album. C’est un petit peu plus metal, un petit peu plus punk dans l’esprit. Après on a Lofofora qui fait partie des piliers, qui sont là depuis vingt-cinq ans, qui eux aussi ressortent un truc. Donc voilà je trouve que ça représente bien la scène metal française.

Au sujet de Royal Blood, cela a été annoncé comme un "groupe secret" pendant un bon moment, révélé il y a quelques jours. Etait-ce prévu depuis le départ que ce soit eux ou vous avez annoncé qu’il y aurait un "groupe secret" sans savoir ?

A : On le savait depuis le début que c’était Royal Blood. Après, on n’a pas voulu l’annoncer tout de suite pour des raisons de logistique. Parce que déjà, d’un, le chanteur était un peu malade, donc on s’est dit : "on va peut-être éviter de l’annoncer si le mec ne peut pas le faire". Et de deux, il y avait aussi le Festival des Inrocks. Comme on n’est pas là pour concurrencer, on s’est dit qu’on allait faire un peu le teasing sur ça, qu’on allait faire un petit peu de buzz, le temps que le festival passe. Au final, on l’a dit une semaine après.

Et puis du deux en un : ça fait à la fois du teasing et une surprise.

A : Voilà, ça fait aussi une surprise, et puis après à côté de ça, on a quand même pas mal teasé sur la première partie avec Loading Data et Spark Gap. On a profité que Royal Blood était un groupe qui avait une forte popularité en ce moment que beaucoup de gens allaient voir pour caler deux groupes français, qui sont, pour le coup, mes coups de cœur de cette année. Je trouve ça dommage qu’ils soient encore un peu dans l’ombre. Donc j’espère que les fans de Royal Blood se retrouveront dans ces deux groupes français, avec un côté un petit peu plus stoner et un côté un petit peu plus punk avec Spark Gap.

Contrairement aux précédentes années, cette édition semble être beaucoup plus axée "metal" que rock et il y a une certaine cohérence. Y-a-t-il une raison particulière ou est-ce le fruit du hasard (ou dispo des groupes etc.) ?

A : C’est vrai que l’année dernière on avait eu déjà Apocalyptica, en général on essaie d’avoir pleins de groupes de styles différents, puisque c’est vrai que "Bring The Noise" c’est un peu ça en fait. C’est ce que je répète assez souvent, on n’est pas une émission metal, on est une émission alternative rock. Donc on essaie de représenter au mieux ce panel de musique et de variété qu’on peut avoir dans "Bring The Noise" dans le festival. Après encore une fois on est vraiment dépendants des groupes qui sont présents. Au final, c’est surtout la date française qui envoie du lourd en fait. C’est un pur hasard, et puis au niveau des groupes français, qui ont pas mal buzzé en ce moment, c’est vrai que la scène metal a beaucoup de trucs qui sont sortis. Après quand on regarde, on a eu des groupes comme DragonForce, Apocalyptica, on a quand même eu des groupes qui envoyaient du lourd. Mais c’est vrai que cette année, Danko Jones et Royal Blood sont un petit peu plus "légers" j’avoue. (rires)

En voyant la programmation, certaines mauvaises langues pourraient dire que la plupart des groupes sont déjà passés au festival (AqME, Lofo) ou encore qu’il manque des groupes connus contrairement aux années précédentes, comment expliques-tu cela ?

A : C’est vrai que j’ai vu passer quelques messages sur Facebook ou dans quelques mails que j’ai reçus. En ce qui concerne les groupes connus, encore une fois, on fait ce qu’on peut avec les dispos des groupes. C’est vrai que moi cette année j’aurais vraiment aimé avoir Bring Me The Horizon. Malheureusement, ce n’est pas parce que le groupe ne voulait pas, c’était juste qu’ils n’étaient pas forcément dans les parages. Ils font une date à Londres le 14 décembre et après ils courent en studio pour finir leur nouvel album, donc on n’a pas pu les avoir. Après encore une fois, on essaie de faire plaisir à tout le monde. Et c’est vrai qu’on ne peut malheureusement pas faire plaisir à tout le monde. Il y aura toujours des gens qui vont être super contents et d’autres qui auraient voulu quelque chose de plus metal, de peut-être plus punk hardcore. Ce sont des critiques que l’on garde pour l’année prochaine. Parce que ce sont aussi des indications pour savoir ce que les gens veulent. En ce qui concerne Lofofora et AqME, on m’en a déjà pas mal parlé. Déjà AqME, je ne trouve pas ça choquant qu’on les réinvite, puisque pour moi AqME, c’est un peu une seconde vie, c’est un peu un nouveau groupe avec Vincent. C’est pour ça que je ne me suis même pas posé la question quand on nous les a proposé pour le festival. En ce qui concerne Lofofora, c’est aussi une question de goût et de choix en matière de musique et je me dis que quand on a un groupe de la stature de Lofofora, quand on voit leur carrière, et surtout en plus cette année le groupe fête quand même vingt-cinq ans de carrière, et il y a très très peu de groupes français qui peuvent se vanter d’avoir une carrière aussi longue et aussi florissante qu’eux. On ne pouvait pas leur dire non. J’aurais trouvé ça complètement con en fait. Donc là pour le coup, si on les a invités, c’est vraiment par pur plaisir. En plus leur nouvel album "L’Épreuve Du Contraire" est une tuerie. Il y a deux ans quand on les avait fait jouer, ça avait été un carton, je me rappelle c’était au Petit Bain, c’était mortel. Et au final, c’est la date la plus demandée, c’est ça qui est ouf. Moi je m’attendais à ce que ça soit peut-être la date la moins populaire.

En parlant des groupes français justement, est-ce que tu ressens une certaine "famille", comme fut jadis la Team Nowhere ?

A : Carrément. On pourrait même dire, on a eu Le Bal Des Enragés. On avait essayé justement de les récupérer mais bon, avec ce qui s’est passé avec le chanteur de Parabellum, c’est un petit peu plus compliqué malheureusement. En plus pour le coup, ce qui est d’autant plus rigolo, c’est que cette famille-là existe depuis bien avant même la Team Nowhere. Tout ce qui est Lofofora, Tagada Jones, ces mecs-là existent depuis pas mal d’années et en plus ils ont une façon de voir la musique qui est assez honnête. Je pense que c’est pour ça qu’ils sont encore là aujourd’hui. J’avais eu le chanteur de Tagada Jones en interview au Xtreme Fest, et même lui il a une asso, il aide les groupes, notamment The Butcher’s Rodeo. Quand on voit que ces mecs-là aident la nouvelle génération, les nouveaux groupes qui arrivent, je me dis que ouais au final on a vraiment ce sentiment de famille. C’est vrai qu’on ne l’a pas forcément dans tous les styles de rock et de metal français, mais en tout cas on sent qu’ils se soutiennent les uns les autres. De toute façon, que ce soit le post hardcore, moi quand je vois Alex avec son groupe The Prestige, ils s’aident à tourner mutuellement les uns les autres. Quand il y en a un qui part en tournée, il va appeler ses potos pour venir avec lui, et du coup, ça ça a toujours existé. Je pense que ça existera toujours. Enfin si ça n’existe plus, je pense que la scène française va mourir littéralement.

Est-ce difficile de dénicher de nouveaux groupes rock pour le festival sachant que quand le groupe fonctionne il est catalogué dans les radios plus populaires ?

A : Au final, c’est vrai que Royal Blood, ça aurait très bien pu être sur Virgin j’avoue, après on a réussi à les avoir peut-être parce que les groupes sont au courant de l’image de OÜI FM, parce que même si on a du mal à concurrencer des grosses radios, des grosses machines comme Virgin ou comme NRJ, je pense que les groupes ont aussi une notion d’image et je pense que Royal Blood est peut-être beaucoup plus fier, beaucoup plus heureux d’être associé à une radio comme OÜI FM que d’être associé à une radio comme Virgin qui diffusent de très bons groupes, ils diffusent bien le dernier Linkin Park, mais qui vont aussi diffuser d’autres choses. Après, je pense que c’est surtout le management qui explique bien la différence avec OÜI FM. "Bring The Noise", c’est quand même la seule émission alternative rock de la bande FM pour le coup, et je pense que c’est ça qui pèse dans la balance. Ce côté où on n’a peut-être pas dix millions d’auditeurs tous les soirs, mais en tout cas on est fidèle à ce que l’on fait, on est honnêtes dans ce que l’on fait, et on essaie d’avoir une programmation qui reste assez logique que ce soit pour les auditeurs et même pour les artistes.

Dans les nouveautés, il y a aussi une nouvelle salle, le Point Ephémère, pour la date de clôture. Depuis 2010, le festival s’est tenu au Trabendo, au Petit Bain, à La Flèche d’Or, au Divan Du Monde… Comment s’est porté ce choix pour 2014 ?

A : Au final, le Divan Du Monde reste une salle qu’on apprécie vraiment, c’est la troisième année consécutive qu’on la fait. Déjà cette année, on s’était posé la question "est-ce qu’on fait une salle plus grande ?". Et on s’est rendu compte que non, parce qu’en faisant une salle plus grande, on perdrait juste l’ambiance du festival, parce qu’au final le festival, le but c’est de tout se retrouver en fin d’année, que ce soit les anciens auditeurs que les nouveaux auditeurs de "Bring The Noise". D’avoir la possibilité que les auditeurs puissent rencontrer les groupes, parce que dans une salle aussi petite, il y a l’occasion de pouvoir rencontrer les mecs qu’il y a sur scène et aussi pour l’équipe de "Bring The Noise" de pouvoir rencontrer ses auditeurs, c’est aussi super agréable. Et on s’est dit que dans une salle plus grande, on perdrait cette proximité qu’on a avec les gens et toute l’ambiance. Donc quoi qu’il arrive, si le festival continue, et j’espère qu’on aura une sixième édition, ce serait mortel, on espère en tout cas et on le fera dans une petite salle, une salle à taille humaine. Et le Divan Du Monde pour la troisième année consécutive, puisqu’au final on est toujours très bien accueillis là-bas, le son est excellent, l’accueil du public, on n’a jamais eu de problème, l’accueil des artistes s’est toujours bien passé. En tout cas, nous, équipe de OÜI FM, quand on arrive là-bas, tout roule, donc on s’est dit "pourquoi aller chercher ailleurs?". On a juste fait un petit changement avec Royal Blood au Point Éphémère. Je crois que c’était un problème de dispo de salle tout simplement. Et après il y a aussi le Point Éphémère avec qui on a pas mal travaillé ces derniers temps avec OÜI FM qui nous avait proposé. Donc on s’est dit qu’on allait tenter un peu comme La Flèche d’Or, voir comment ça se passe. À la base, on voulait rester au Divan Du Monde, on a La Flèche d’Or et le Point Éphémère en joker, donc on verra comment ça va se passer. Tous les concerts que j’ai vu là-bas se sont plutôt bien passés. C’est beaucoup plus petit que le Divan Du Monde, donc moins de places à offrir malheureusement. En fait avec Royal Blood, je pense qu’il va y avoir beaucoup de demandes de la part de Warner qui est le label du groupe. Donc il faut qu’on gère avec eux. On verra bien comment ça va se passer. Mais moi je pense qu’il va avoir de l’ambiance et beaucoup, beaucoup de monde, on va bien se marrer !

 


Si tu devais convaincre les gens de venir au festival, que leur dirais-tu pour qu’ils viennent sur chacune des trois dates : le 28 novembre, le 14 décembre et le 18 décembre ?

A : Venez boire une 8.6 avec nous ! C’est gratuit, il y a de la bonne musique, on va s’amuser ! Le principe de ce festival est simple. C’est qu’on est juste là pour faire la fête, pour célébrer l’alternative rock et pour montrer qu’on n’est pas qu’une bande de sauvages qui se tapent dessus dans des pogos. Donc voilà si j’avais juste un truc à dire c’est venez boire une petite bière avec nous et écouter de la bonne musique. Tout ça gratuitement grâce à OÜI FM.

Quel est ton gros coup de cœur de cette édition 2014 ?

A : Déjà en groupes français, j’avoue que Spark Gap et Loading Data, ce sont vraiment mes deux groupes de cette année. Je voulais vraiment les caler sur cette date, parce que je trouve qu’ils ont un truc, ils ont un genre. Loading Data, ils existent depuis 1999, et je trouve dommage encore aujourd’hui qu’on ne les voit pas assez, en tout cas en tournée. Il y a une partie de l’équipe qui est partie aux États-Unis, leur dernier album a été enregistré avec des mecs de Queens Of The Stone Age, il y a Nick Oliveri qui fait un featuring. Je pense qu’il y a vraiment un son, ils ont un truc, qui est très très influencé QOTSA, il faut bien l’avouer, mais pour les avoir vus en live, à La Flèche d’Or justement, je me suis dit que voilà, j’avais envie de les caler sur ce festival, et d’essayer de les booster un peu. Spark Gap, c’est un peu la même chose, ils ont sorti leur dernier EP, "Fearology", il y a quelques mois, ils ont une énergie de dingue. Donc si ça peut les booster, et surtout les retrouver sur plein d’autres festivals et plein d’autres dates après, ça me ferait vraiment super plaisir. Voilà moi c’est vraiment mes deux coups de cœur de cette affiche. Et aussi The Treatment, que j’apprécie beaucoup, un mélange de hard rock un peu Airbourne mélangé à du Ramones. En plus les mecs sont vraiment dans le délire "sex drugs & rock n’roll". Pour raconter une anecdote, on a essayé de faire un phoner avec le groupe pour faire une petite interview quand on a voulu les annoncer sur le festival, on les a appelés à 19h30, ils étaient en train de se réveiller. Ils étaient complètement torchés, à l’arrache total. Le batteur était en mode : "ouais non là je suis un peu en mode gueule de bois". Mec, il est 19h30 quoi ! (rires). Donc voilà rien que dans l’esprit, je me dis qu’ils vont foutre une bonne putain d’ambiance en première partie de Danko Jones. Ça va être cool.

Si tu devais choisir trois groupes qui définiraient le mieux cette cinquième édition, lesquels choisirais-tu ?

A : Ce serait les trois têtes d’affiches au final. Danko Jones pour la petite touche canadienne, parce que c’est LE groupe, on a voulu un petit peu étonner les auditeurs et les fans de OÜI FM, puisqu’on s’attendait pas à un nouvel album, ils l’ont annoncé il y a deux semaines de ça. Lofofora, parce que voilà, piliers, les grands Lofofora, qui seront là, qui fêteront leurs vingt-cinq ans avec nous, et puis Royal Blood, qui est l’alternative rock, qui est LA découverte de l’année, LE groupe qui fait le buzz en ce moment. Et j’espère qu’ils vont foutre une belle ambiance au Point Éphémère.

En trois mots, comment décrirais-tu ce Festival Bring The Noise 2014 ?

A : Moi je dirais : fête, famille et rock’n’roll, même s’il y en a trois ! (rires)

Même s’il est encore tôt pour en parler, que vois-tu pour l’édition 2015 ? Comment envisages-tu de faire évoluer le festival en termes d'audience, de salle etc. ?

A : 2015, allez Metallica, Deftones ! (rires) Non pour l’édition 2015, on verra, déjà j’espère qu’il y aura une prochaine édition, parce que voilà, on n’est pas à l’abri que je sais pas, que l’émission s’arrête, ou autre, j’espère pas mais bon, le monde de la radio bouge tellement rapidement que voilà, on est pas à l’abri qu’il y ait un soucis, mais en tout cas s’il y a une édition 2015, j’espère encore une fois faire une affiche qui sera à la hauteur des attentes des auditeurs déjà. Et j’espère encore pouvoir leur faire plaisir et qu’ils soient toujours aussi nombreux à venir à l’évènement.

Si c’était ton festival à toi, quelles seraient les têtes d’affiche sur les trois jours ?

A : Alors déjà il y aurait Limp Bizkit de sûr, car je suis fan de Limp Bizkit. Il y aurait White Lung, qui est un groupe canadien que j’aime beaucoup, mais qui n’est malheureusement pas très très connu. Et il y aurait Brody Dalle, j’aurais bien aimé qu’elle soit là cette année, malheureusement, elle est retournée en studio avec son chéri à Los Angeles. Ouais je pense qu’il y aurait peut-être beaucoup plus de groupes féminins, sur le festival que j’aurais calé et je me dis que peut-être que l’édition de l’année prochaine on pourrait faire ça. Faire une date avec des meufs, ça pourrait être pas mal. Pourquoi pas.

Un scoop sur le Festival OÜI FM Bring The Noise que tu n’as pas encore dit à personne ?

A : Alors normalement il devrait y avoir Tim en costard (ndlr : Tim Bickford, assistant d’Aurélie dans "Bring The Noise") ! Attention, ça va envoyer du lourd ! Et il va y avoir un concours de slam sur la date du 14 décembre, et ça je ne l’ai dit à personne !

 



Pour en savoir plus sur l'émission "Bring The Noise", lisez la suite de l'interview la seconde partie de l'interview ici.




Site web : ouifm.fr

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