
Après avoir lancé les premières hostilités avec “Dead Inside Of Me“, Trivium lève enfin le voile sur son onzième disque studio. Intitulé Crown In The Grave, le successeur de In The Court Of The Dragon paraîtra le 20 novembre 2026 via Roadrunner Records. Pour accompagner cette annonce, le groupe floridien dévoile aujourd’hui le titre éponyme, accompagné d’un clip à l’esthétique fortement inspirée du cinéma japonais !
Construit autour d’une progression de riffs qui gagne progressivement en intensité avant d’exploser dans un déluge de metal, “Crown In The Grave” rassemble tout ce qui fait la force de Trivium depuis plus de vingt ans : riffs galopants, solos virtuoses, batterie percutante, mélodies accrocheuses et superposition de chants clairs et extrêmes. Un morceau qui sonne immédiatement comme du Trivium, tout en ouvrant une nouvelle porte sur le plan atmosphérique.
Le clip réalisé par Pavel Trebukhin plonge justement dans cet univers. Inspiré du théâtre Nô japonais et du cinéma d’horreur des années 1950, 1960 et 1970, il met en scène un dojo enfumé dans lequel plusieurs personnages se préparent à un affrontement imminent. Une esthétique post-apocalyptique qui fait directement écho aux thèmes et à l’identité visuelle du nouvel album.
“Crown In The Grave est notre onzième album et, lorsqu’on arrive aussi loin dans une carrière, il est facile de se reposer sur ce que l’on a déjà accompli – ou de se réinventer simplement pour le plaisir de le faire“, explique le bassiste Paolo Gregoletto. “Avec cet album, nous voulions trouver un équilibre entre les deux : prendre tout ce que nous avons appris et tout ce qui fait de Trivium ce qu’il est, mais le présenter d’une manière que nous n’avions encore jamais explorée.“
L’inspiration japonaise occupe une place centrale dans cette nouvelle étape. Le titre éponyme est notamment né autour de Throne Of Blood, l’adaptation de Macbeth réalisée par Akira Kurosawa en 1957 : “Cette influence nous a entraînés plus profondément dans le cinéma d’horreur et le cinéma japonais des années 50, 60 et 70. Elle a donné naissance à cette atmosphère plus sombre et fantomatique qui est devenue une sorte de cadre pour la musique, les paroles, les illustrations et l’identité globale du disque“, poursuit Gregoletto.
Le groupe a également choisi de travailler différemment. Crown In The Grave est le premier album de Trivium enregistré dans The Hangar, leur propre studio et espace de répétition construit à Orlando. C’est aussi le premier album du groupe avec le batteur Alex “Rüdi” Rüdinger, officiellement intégré à la formation après avoir déjà failli la rejoindre en 2015 : “Rüdi n’a pas seulement assuré derrière les fûts; ses contributions en tant qu’auteur ont fait une énorme différence“, souligne Matthew K. Heafy.
Pour la production, Trivium a retrouvé Josh Wilbur, déjà aux commandes de plusieurs de ses précédents travaux, tandis que Jacob Hansen s’est chargé du mixage. Le groupe souhaitait revenir à l’essentiel : de gros riffs, de grands refrains et des morceaux capables de s’inscrire durablement dans la mémoire.
Cette volonté de retour aux fondamentaux s’accompagne pourtant d’une véritable évolution personnelle pour Heafy. Le chanteur et guitariste explique avoir traversé des périodes marquées par des difficultés psychologiques, des blessures physiques et une forte anxiété durant la conception du disque : “Faire face à soi-même est la quête ultime. Nous avons dû le faire en tant que groupe, et j’ai dû le faire dans ma vie personnelle. J’ai libéré mon esprit de toutes ces contraintes liées à la peur. J’ai pris la décision de simplement chanter.”
Cette nouvelle approche lui aurait permis de retrouver davantage de liberté sur scène et en studio : “J’ai arrêté d’essayer d’être parfait et de tout faire de manière sûre à chaque concert. À la place, je profitais réellement de l’expérience et je vivais le moment. Si je me trompais, ce n’était pas grave parce que je suis humain. Avec tous les changements que Trivium a traversés, c’est comme si nous étions devenus un tout nouveau groupe.“
Avec Crown In The Grave, Trivium semble donc vouloir regarder simultanément dans deux directions : célébrer plus de deux décennies de carrière sans se contenter de reproduire ses recettes passées. Le résultat sera à découvrir dans son intégralité le 20 novembre, avec un groupe qui, après plusieurs années de changements, entend bien revenir plus affûté que jamais. Et les Français pourront rapidement en mesurer la puissance sur scène puisque Trivium et In Flames seront réunis pour une tournée européenne en 2027, avec notamment un passage au Zénith de Paris le 7 avril.
Artwork et tracklisting de Crown In The Grave
- Jorōgumo
- Crown In The Grave
- Dead Inside Of Me
- The Terror
- The Haunting Never Ends
- Lie Of It All
- Blackout The Dawn
- Paradise Of Sinners
- Death Throes
- The Agony
- Devour Your Dreams
- Serpent In The Flame







