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YAROL @ La Maroquinerie (20/03/19)

En cette douce soirée de mars, Yarol et ses musiciens ont décidé de nous faire transpirer avec leur rock endiablé.

La soirée commence à 20h avec le duo corse THE G. Les deux frangins, vêtus de vestes à fleurs, de casquettes et de lunettes de soleil fluo, nous proposent un concentré de garage rock biberonné au punk anglo-saxon. Un peu comme si les Stooges avaient eu deux fils avec NOFX ou Green Day.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que les deux frères ont bien digéré leurs influences : tantôt proche des Foo Fighters époque “The Color And The Shape”, tantôt plus près de Shaka Ponk, le batteur et le guitariste naviguent entre plusieurs styles.

Ajoutez à cela quelques boucles électroniques et une voix grunge de la part de Luigi et de Fiu et vous aurez un aperçu de The G. Ceux dont Philippe Manoeuvre a dit qu’ils pourraient sauver le rock français balancent leurs chansons à la file sans beaucoup de dialogue avec le public.

L’accueil est au départ assez réservé et la salle peu mobile. Mais l’atmosphère et le public se réchauffent au fur et à mesure des morceaux du set. Après trente minutes de jeu, les garçons sortent de scène sous des applaudissements nourris.

21h. YAROL arrive sur scène et commence son set tout en douceur avec “Something’s Gonna Happen”. Mais cette douceur est de courte durée car le groupe enchaîne avec “Runaway” et “Boogie With You”. En trois chansons, la fosse est en sueur. La formation est là pour foutre le bordel comme dit Yarol juste avant l’enchaînement “Wrong Way To Win” / “What Am I Supposed To Do”.

Le chanteur guitariste mène le concert tambour battant, entouré par un groupe constitué en autre par Philippe Almosnino (guitariste chez Johnny Hallyday) et Ludwig Dahlberg (batteur d’Indochine). Le groupe semble d’ailleurs à l’étroit sur la petite scène de La Maroquinerie : on compte en plus des musiciens cités au dessus un percussionniste, un bassiste et un claviériste.

Ce qui se dégage est avant tout une envie de s’amuser, couplée avec une amitié et un plaisir phénoménales à jouer ce soir. On assiste presque à un boeuf entre copains.

Yarol tient la salle en haleine alternant morceaux rock et mid-tempo. Il parcourt la scène, se déhanche, harangue l’auditoire. Pendant ce temps, les musiciens sont au diapason. Les morceaux sont musclés pour le live. Ca joue juste et bien. La basse et les percus sont groovy à souhait. Les claviers ajoutent une vibe 60’s bienvenue (sur “Girls”, bien plus présent que sur la version studio de “Yarol“). La guitare soutient parfaitement le rythme, permettant à Yarol de se laisser aller dans de longs solos de guitare sonnant années 70 ou progressif. Mais on ne boude pas son plaisir tant le kiff que prennent les musiciens et les spectateurs est visible.

Les différents titres “Caroline” / “Bad Habit” / “No Filter” / “The End Of The World” continuent de faire monter la pression dans la salle et l’audience. Yarol nous fait même le plaisir d’accueillir son frère Melvil Poupaud à la basse pour le morceau “Sale”. S’ensuit une présentation des musiciens, le jeu du “je fais asseoir le public, vous vous relevez quand je le dis” et un passage dans la salle pour aller taquiner les spectateurs et en profiter pour dire bonjour aux copains. Le tout durant quand même dix bonnes minutes.

Après les deux derniers morceaux de l’album éponyme joués, la soirée prend une autre tournure. L’atmosphère devient électrique et on constate que pas mal de spectateurs se réveillent enfin dès que les premières notes de “Fils De Personne” et “Barbès” (morceau de FFF) résonnent. Les pogos explosent dans la fosse (coucou Caroline de Maigret qu’on a vu pogoter allégrement !), les fans les plus acharnés de Black Minou hurlent les paroles, et certains tentent même quelques slams. Grâce au mix de divers morceaux rock “Satisfaction” / “Shake Baby Shake” / “Johnny Be Good” & Co on prend la mesure du plaisir de Yarol qui semble ne pas vouloir en finir avec le concert.

Quelques mesures de “Boogie With You” pour clôturer le show et c’est la débandade. Ca hurle, ça saute de partout, et Yarol finit le concert en slammant de la scène à la régie, et de la régie à la scène !

On sort de La Maroquinerie le sourire aux lèvres, les cheveux collés par la sueur mais certains d’avoir assisté à un concert rock pur et dur. Une soirée riche en musique. “Shake Baby Shake”, on se voit le 13 novembre à La Cigale !

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