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WALLOWS @ La Maroquinerie (13/06/19)

Première fois dans la capitale pour le groupe californien ! Wallows a littéralement atomisé La Maroquinerie le 13 juin dernier. Pourquoi n’était-il pas venu plus tôt ?

Tout y est pour ne pas y croire. Le public (presque) uniquement féminin, les T-shirts à l’effigie du groupe, les drapeaux LGBTQ+ et les cris acclamant sans interruption Dylan Minnette, la star de la série Netflix “13 Reasons Why.” Et pourtant, Wallows retourne littéralement La Maroquinerie pendant plus d’une heure et quart.

Nota Bene : ne plus remettre en cause les groupes d’indie rock de vingt ans.

Wallows fait largement ses preuves à Paris. Dès la sortie du concert, la sueur et les voix éraillées accompagnent de nombreux : “Dès qu’ils repassent on y va direct !” Les fans du groupe californien indie rock ont la chance de découvrir dix chansons de l’album “Nothing Happens” paru en mars dernier, soit tous les titres à l’exception de “Worlds Apart”. Mais avant ça, le public bouillant de La Maroquinerie accueille BRISTON MARONEY en première partie.

Briston Maroney, le petit prodige de Nashville

Encore plus jeune que les membres de Wallows, Briston Maroney, du haut de ses vingt-et-un ans ramène avec lui toute la salve punk mélodique du Tennessee. Passé par les trottoirs de Nashville avec la casquette au sol aux castings de l’émission “American Idol”, cet Américain, cheveux blonds bouclés et santiags aux pieds, convainc autant par sa nonchalance que par les cris de sa Fender.

Les plus gros titres de Briston Maroney, “I’ve Been Waiting”, “Under My Skin” ou encore “Caroline”, extraits de son dernier EP, électrisent la foule, hypnotisée par la personnalité de Briston Maroney. Très belle découverte qui mérite les titres londoniens croisés à leur sujet : “Le rock existe encore”. Hell yeah!

Wallows réussi son baptême du feu parisien

Dès leur arrivée sur scène, Dylan Minnette, Braeden Lemasters et Cole Preston adoptent un sourire qui ne les quittera pas du concert, accompagnés par deux musiciens en fond de scène. “I’m Full” débarque sans prévenir et balance ses riffs de basse capricieux propres à WALLOWS.

La voix est propre, le son est limpide et tout semble rouler comme sur une planche de skate des années 90 : “You’re my only friend, you’re at it again!” Les accents diffèrent dans la foule mais les Français n’en veulent pas aux Brits de La Maroquinerie de connaître toutes les chanson par cœur.

S’enchaînent “Sidelines”, “Ground”, “Remember When” ou encore “Pictures Of Girls” qui donnent le plaisir aux plus pointilleux de souligner l’évolution de la formation entre les EPs “Spring” (2018) et “Nothing Happens”.

Alors que les dernières notes de “Scrawny” résonnent dans la salle surexcitée et blindée de phéromones, les trois Californiens quittent La Maroquinerie, saluant le public parisien “definitely the best ever!”. Wallows revient trois minutes plus tard pour un rappel (sur)réclamé sur “1980’s Horror Film” et “Pleaser”.

Un baptême du feu plus bouillant que de la lave pour le premier concert de Wallows dans la capitale. Welcome guys!

Wallows Setlist La Maroquinerie, Paris, France 2019, Nothing Happens Tour

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