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TRIVIUM @ Bataclan (13/04/18)

En ce vendredi 13, le Bataclan accueille les chanceux fans de Trivium pour une date sold out. L’occasion pour les Américains de défendre leur acclamé dernier album “The Sin And The Sentence” !

Les Anglais de VENOM PRISON investissent la salle à moitié remplie et c’est dans un univers chaotique qu’ils décident de nous embarquer. Officiant dans un style death hardcore des plus rageurs, ces derniers parviennent à convaincre l’audience et créer de surcroît les premiers circle pit de la soirée. Sous ses traits angéliques, la chanteuse growle à faire peur et le groupe, plus en retrait assure techniquement !

 

 

Au tour des thrashers de POWER TRIP de chauffer un Bataclan désormais plein à craquer. Venu défendre son dernier méfait “Nightmare Logic”, le quintette texan se veut extrêmement dynamique et le chanteur est un vrai électron libre. Le style old school à la croisée du punk hardcore fait mouche et les circle pit continuent de plus belle. Passage parisien réussi, à renouveler en headliner !

 

 

20h50 et le “Run To The Hills” d’Iron Maiden est entonné par tous les metalleux impatients d’en découdre avec TRIVIUM. Sous une chaleur écrasante, c’est la piste éponyme du dernier album “The Sin And The Sentence” qui ouvre les hostilités et force est de constater que celui-ci est déjà un classique repris comme d’un seul homme. L’entrée en matière est parfaite mais Matt Heafy est sous mixé par rapport à Corey Beaulieu qui nous dispense d’un solo magnifique au son, lui, irréprochable. L’audience est chauffée à bloc et se voit asséner “Throes Of Perdition” extrait de “Shogun” (2008) laissant aux deux hurleurs l’occasion de growler chacun à leur tour et faire hurler la fosse scandant des “die! die!” rappelant un certain Metallica dans l’idée. Le dernier opus est bien mis à l’honneur car six titres sur onze nous seront proposés.

“Betrayer” tarde cependant à être lancée, la faute à des soucis techniques qui forcent Heafy à meubler en instaurant le concours de la meilleure assemblée européenne sur la tournée. Nous ne sommes bien évidemment pas encore les premiers mais la place est à prendre. Un discours cependant un peu trop téléphoné alors que le problème peine à être résolu. On comprendra qu’il s’agit du matériel de Paolo Gregoletto lorsque ce dernier se verra absent pendant trois morceaux entiers laissant l’ambiance se refroidir quelque peu. On aura beau blaguer sur l’utilité des bassistes mais il faut reconnaître que sans celui-ci, la section rythmique souffre d’un réel manque de dynamisme, malgré l’excellente prestation d’Alex Bent derrière les fûts.

 

 

“Shit happens”, concède le chanteur à un public néanmoins tolérant et heureux de voir ses héros enchaîner au moins un morceau de chaque album de leur carrière, exception faite de “Ember To Inferno” (2003). “Until The World Goes Cold” voit enfin le bassiste réintégrer les rangs, visiblement heureux à la fin du morceau. “We are f*cking back!”, s’exclame Heafy avant de lancer l’incontournable “Becoming The Dragon”. Un démarrage en trombe occasionnant de nombreux pogos et une ovation pour Gregoletto.

Cependant, le son n’est vraiment pas au rendez vous et le frontman se verra sous mixé tout au long de la soirée ce qui est quelque peu frustrant. Heureusement, c’est sans compter sur le soutien inconditionnel de ses fans, que Trivium continue à enchaîner sa setlist. Celle ci, plutôt bien répartie, offre quelques moments plus calmes à l’image de “Thrown Into The Fire” reprise en choeur par la fosse ayant décidément bien adopté ce nouvel album. “Are you OK?”, interroge le vocaliste, faisant, au passage, applaudir le technicien qui a sauvé la mise au milieu du show de la formation.

 

 

L’accueil reçu fait visiblement plaisir au groupe. “C’est magnifique”, lance Heafy en français dans le texte. “Do you want some f*cking heavy sh*t?,” hurle t-il avant d’envoyer un énorme riff introduisant “Caustic Are The Ties That Bind”. Encore un bon prétexte pour la fosse de s’exciter dans un joli circle pit. Le solo est vraiment hypnotisant et Beaulieu bénéficie du coup du meilleur son de la soirée.

Les hits s’enchaînent sans temps mort mais le fil rouge du jour qui consiste à faire du public parisien le plus puissant de la tournée s’essouffle vraiment et il est dommage de constater que cette vieille recette est utilisée ici.

 

 

Encore une fois, cela n’a pas l’air de déranger les fans qui se voient qualifiés d’excellents chanteurs sur “Shattering The Skies Above”, et être remerciés pour leur fidélité, le chanteur se souvenant de son premier concert parisien à La Boule Noire devant vingt-cinq  personnes. L’heure est au rappel et ce sont trois brûlots “à l’ancienne” qui font de nouveau jumper et chanter le Bataclan. “In Waves”, classique parmi les classiques, finit d’achever un auditoire conquis après un joli wall of death !

 

 

Une communication un peu clichée, un son vraiment pas top mais une setlist au cordeau et une efficacité à toute épreuve auront rendu cette soirée néanmoins sympathique !

Setlist :

The Sin And The Sentence
Throes Of Perdition
Betrayer
Ascendancy
Sever The Hand
Inception Of The End
Until The World Goes Cold
Becoming The Dragon
Thrown Into The Fire
Strife
Caustic Are The Ties That Bind
The Heart From Your Hate
Beyond Oblivion
—-
Shattering The Skies Above
Pull Harder On The Strings Of Your Martyr
In Waves

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