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THE STRUTS @ Le Trabendo (28/02/19)

C’est au Trabendo que RockUrLife est venu prendre sa leçon de rock en compagnie des étoiles montantes du rock britannique The Struts, défendant leur second et excellent album “Young & Dangerous“. L’occasion rêvée de vérifier sur scène si leurs débuts prometteurs n’étaient qu’un énième oneshot ou si la jeune formation est prête à conquérir le monde.

Ce sont les Américains de BISHOP GUNN et leur blues rock endiablé made in Mississippi qui ont les honneurs de la première partie ce soir. Le charismatique Travis McCready et sa bande ont la chance de bénéficier d’une date sold out et d’une salle plutôt bien remplie à cette heure.
C’est la première fois que le quatuor se produit chez nous et c’est à un show typiquement club U.S auquel nous assistons. Tout l’arsenal est alors déployé : look “peace and love”, riffs de blues et voix éraillé (au timbre assez proche de celui de feu Chris Cornell) et bonne humeur sont au rendez-vous. On retiendra “Shine” et Devil Is A Woman” du premier album “Natchez” ainsi qu’une très jolie reprise du “Hey Jude” d’un petit groupe anglais nommé The Beatles (qui va percer pour sûr). A noter que ce sympathique combo se produira le lendemain en tête d’affiche aux Etoiles de Paris.

Le public, remonté à bloc, attend avec impatience ses nouveaux héros du rock. Forts d’une jolie notoriété française dûe notamment à leur première partie réussie des Rolling Stones au Stade De France et à leur passage au Download Festival France, “Les Pavaneurs” et leur musique taillée dans le meilleur des années 80 vont-ils transformer l’essai en configuration club ?

20h45. Entrée sur scène de THE STRUTS sur une intro rallongée et les applaudissements nourris de l’audience en rythme avec Luke Spiller qui, à 20h46 se met déjà toute l’assemblée dans la poche avec le très efficace single “Primadonna Like Me” et son refrain big rock à scander en chœur. Le sourire jusqu’aux oreilles, celui-ci est parti pour nous faire danser durant 1h45 aidé de main de maître par Adam Slack à la guitare, Jed Elliott à la basse et Gethin Davies derrière les fûts.

L’enchaînement avec “Body Talks” et sa ligne de basse tonitruante est parfait et l’envie de se déhancher en tapant des mains ne nous lâche décidément plus. A la manière d’un Mick Jagger, Spiller a la bougeotte et ne peut s’empêcher de communier avec cet auditoire on ne peut plus demandeur sur TOUTES les chansons que ce soit au micro, au piano ou à l’harmonica. Il faut dire qu’avec deux albums ne comptant quasiment que des tubes, il est facile de se laisser porter par ce torrent d’énergie.

Point d’orgue de ce récital, la venue surprise de Yarol Poupaud, célèbre guitariste français le temps d’une reprise explosive du “Rebel Rebel” de David Bowie durant laquelle les deux six-cordistes croiseront le fer tandis que nous sommes conviés à nous asseoir et laisser place au chanteur au milieu du pit pour un échange de vocalises a capella très années 80. Un excellent moment immédiatement suivi d’une demande honorée de jouer “Dancing In The Dark” de Bruce Springsteen (vraiment pas prévu sur la setlist) qui verra une fan heureuse de partager la scène avec ses héros.

Aucun répit ne nous est alors laissé et l’enchaînement “Put Your Money On Me” / “Where Did She Go” laissera de nombreuses cordes vocales fatiguées dans l’assemblée qui se verra néanmoins gratifier d’un rappel tubesque précédé par les chaleureux remerciements du groupe aux fans français qui, depuis le début, ont été de fervents défenseurs de son rock n’roll magique !

Everybody Wants (again)!

The Struts Setlist Le Trabendo, Paris, France, The Body Talks Tour 2019

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