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THE KOOKS @ Zénith (08/02/26)

L’indie rock est à l’honneur ce soir au Zénith Paris – La Villette. Les Britanniques de The Kooks, repropulsés sur le devant de la scène par leur très bon album Never/Know (2025), ont rendez-vous avec leur public !

Girl In The Year Above

Mené par Jenni, dont la voix vibre à fleur de peau, le collectif indie irlandais GIRL IN THE YEAR ABOVE déploie une fresque sonore aussi aérienne qu’incandescente. À cinq sur scène, les musiciens font flirter des nappes planantes avec des réminiscences celtiques.

Dès les premières notes, la chanteuse impose une présence magnétique. Son timbre oscille entre une fragilité suspendue et des envolées vocales qui viennent se fondre dans des crescendos bien amenés par la bande.

Plus le set avance, plus l’intensité monte, marquée par des passages parlés/chantés captivants. Portée par cette montée en puissance, la salle, d’abord attentive, se montre de plus en plus encourageante. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que la formation regagne les coulisses.

The Kooks

Groupe iconique des années 2000 à la longévité presque insolente, THE KOOKS investit un Zénith qui affiche complet.

Dès l’entame, “Sofa Song” embrase la salle. Les premières lignes de basse iconiques résonnent, et la salle entière se met à chanter et danser comme un seul homme. Luke Pritchard, totalement à l’aise, va bientôt multiplier les sollicitations à taper dans les mains et reprendre ses refrains, notamment sur “Westside”, où la communion devient totale.

En 2025, le quatuor est revenu avec Never/Know, sans doute son album le plus abouti à ce jour. Un retour assumé vers son ADN fait de guitares ciselées, mélodies immédiates et lignes de basse entêtantes, qui lui a permis de conquérir une nouvelle vague d’auditeurs. Toutefois, ce soir, c’est la nostalgie qui domine largement les débats.


Un seul titre du dernier disque trouvera finalement sa place dans la setlist. Un choix qui transforme davantage le concert en machine à remonter le temps qu’en vitrine de leur actualité discographique. Si “Sunny Baby”, chaleureusement accueillie, s’intègre pourtant avec naturel à l’ensemble, ce sont bel et bien les classiques tels que “Junk Of The Heart (Happy)” ou “You Don’t Love Me” qui suscitent le plus de réaction et viennent confirmer ce parti pris.

Côté scénographie, pas de confetti ni de show surdimensionné. The Kooks met la musique au centre du propos : seuls une plateforme pour la batterie d‘Alex Nunez ainsi qu’une rose monumentale en arrière-scène viennent habiller l’espace.

Sur la ballade “See Me Now”, écrite par le frontman en hommage à son père décédé lorsqu’il était jeune, une nuée de flashs illumine la salle. Très vite, le tempo s’accélère. Les riffs se font plus incisifs sur “Down” et “Do You Wanna”, relançant la dynamique avant un rappel taillé pour l’explosion finale. “Ooh La” et l’inévitable “Naïve” viennent sceller la soirée dans une ferveur collective et une nostalgie réconfortante. Deux hymnes, vingt ans d’histoire, et un public conquis qui repart avec le sourire d’avoir, le temps d’un concert, retrouvé un fragment de sa jeunesse.

Vingt ans après leurs débuts, les Britanniques continuent de fédérer. The Kooks rappelle que certains refrains traversent les années sans perdre de leur éclat.

The Kooks Setlist Le Zénith, Paris, France 2026, Never/Know

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Albane Toulouse
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