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THE FAIM @ La Maroquinerie (25/11/19)

Les Australiens viennent (enfin) nous présenter leur premier album “State Of Mind”, sorti en septembre.

C’est l’heure du lait chaud !

Déjà aperçus en première partie de You Me At Six en février, le quatuor de Manchester HOT MILK est toujours aussi apte à faire se trémousser les rangs de La Maroquinerie. Pop punk efficace et bien joué, que demander de plus ?

Les paroles sont reprises en cœur par quelques fans, le (relativement jeune) public joue le jeu et rend aux Britanniques leur enthousiasme au centuple. Quelques mots sur l’acceptation de soi et les différences et la chanteuse se drape dans un drapeau LGBT tendu par une fan. Un beau moment et un discours que l’on entend de plus en plus souvent, pour le mieux. L’incontournable “Awful Ever After” clôture un set tout en énergie et bonne humeur. Vivement une tête d’affiche pour Hot Milk, de plus en plus populaire (et pour le mieux).

L’invasion suédoise

Les Suédois de NORMANDIE (cherchez l’intrus) arrivent en terrain conquis sur la scène exiguë de La Maroquinerie. La voix est plutôt maîtrisée mais le son ronflant et un peu étouffé. Il y a trop de basse pour pas assez de guitare. Dommage, cela gâche les premiers titres. Malgré tout, cela n’empêche pas les Suédois de faire le job et de manière plus qu’honorable. Dès le premier morceau “Enough”, l’assemblée, certes principalement venue pour The Faim, est en feu. Ca saute et ça chante dans tous les sens. Les musiciens ont le sourire aux lèvres tout le long de leur set, c’est dire !

Nous sommes suffisamment chanceux sur la tournée européenne pour avoir un aperçu du prochain album de Normandie. L’inédit “Jericho” est une petite pépite metalcore. Si le disque est semblable à ce nouveau titre c’est prometteur ! Et c’est finalement comme annoncé par le chanteur Philip Strand au début dudit titre qu’il fait un crowdsurf pour terminer cette introduction à The Faim. Normandie est un groupe que l’on prend toujours beaucoup de plaisir à voir évoluer sur scène. Ce soir en fait partie !

Un enthousiasme exaltant très australien

Il s’agit de la deuxième date en tant que tête d’affiche de THE FAIM en France. On est passé de la petite salle intimiste des Étoiles à celle plus grande mais toute aussi avenante de La Maroquinerie. Mais Josh Raven (chant) ira-t-il autant au contact de l’auditoire qu’au concert du mois de février ?

Tout comme lors du premier concert, les hurlements accompagnent l’arrivée du quatuor sur scène. Et on démarre sur les chapeaux de roue pour une heure de concert intense : “Tongue Tied”, “Amelie”, “Beautiful Drama” ouvrent les hostilités. Juste le temps de respirer quelques instants et de remercier l’audience à profusion que les Australiens relancent la machine à tubes.

On est en sueur dans le public. Les corps se serrent au plus près de la scène pour espérer grappiller un petit quelque chose des musiciens. Josh, tout comme nous avions pu le constater lors du premier show français, est habité par sa musique. Son visage se métamorphose en fonction de ses émotions et son corps s’articule en conséquence. Un spectacle saisissant.

Après les tornades “Humans” et “Make Believe”, nous pouvons profiter d’une version épurée au piano de “Words Apart”. Moment quelque peu gâché par les bavardages des spectateurs les moins attentifs, brisant la magie de ce morceau interprété avec beaucoup d’émotion.

Back to basics

Les titres du premier album “State Of Mind” bien maîtrisés, il est temps de revenir aux bases du son The Faim. Et “My Heart Needs To Breathe” est toujours aussi populaire ! Le sing along de l’assistance est parfait. Ce titre ouvre la voie à une partie du set mettant en avant les morceaux hors “Summer Is A Curse”. C’est un vrai plaisir que de voir chaque musicien prenant un plaisir fou à découvrir les visages réjouis des premiers rangs, et surtout à entendre que chaque parole est scandée aussi fort que le chant du frontman !

Parlons justement du chant. A trop vouloir évoluer sur la totalité de la scène, incluant : des sauts, des lancers de micro et de cheveux, ainsi que toute sorte de mouvements incontrôlables, le chanteur en oublie parfois d’avoir une voix juste. Il peut compter sur les chœurs de la foule mais tout de même.

“Summer Is A Curse” est l’occasion pour tous de se faire entendre. Au bruit et à la vitalité du chant, c’est clairement le morceau le plus bruyant de toute la soirée. S’ensuit “Buying Time” et “State Of Mind”, clôturant le show sans aucun rappel. Pourquoi pas.

La gentillesse, l’amabilité et les multiples remerciements chaleureux de nos Australiens auront montré un peu plus le beau chemin qui s’ouvre à The Faim. Ajoutons-y une bonne dose de pop punk, espérons un excellent deuxième album, et ce sera gagné !

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