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THE DIRE STRAITS EXPERIENCE @ Olympia (19/03/19)

Moins de six mois après avoir enchanté la Salle Pleyel, The Dire Straits Experience a fait son grand retour à Paris mardi dernier. L’Olympia s’en souviendra longtemps, et nous aussi !

20h. Rares sont les premières parties pouvant se vanter de jouer devant une salle comble. C’est pourtant devant une fosse pleine à craquer que THOMAS KAHN entonne ses premières notes. Quasi inconnu – sauf pour les téléspectateurs de “The Voice” – le Clermontois n’a pourtant rien d’un débutant. Fort de deux EP et d’un premier album studio remarqué, il a remis le blues au goût du jour avec autant d’intelligence que de talent. L’Olympia ne s’en est d’ailleurs pas trompé et bat la mesure, le sourire aux lèvres. Viendrait-on d’assister à la naissance d’un grand artiste ?

1995. Les velléités solitaires de Mark Knopfler sonnent le glas de Dire Straits, au grand dam de centaines de milliers de fans. Vingt ans plus tard, THE DIRE STRAITS EXPERIENCE dépasse sa condition de cover band pour redonner vie à l’un des plus grands groupes de rock de l’histoire. Excellent pastiche, il souffre néanmoins d’un défaut répandu des hommages : un manque certain d’interactions avec le public. Il ne faudrait pas briser le charme, malheureux ! Ce n’est qu’au milieu du set que Chris White – ni plus ni moins que le saxophoniste de Dire Straits – remercie pour la première fois l’Olympia.

Bien que les sept musiciens n’aient d’autre choix que d’exécuter à la note près les partitions de Knopfler et sa bande, ils sont à n’en pas douter ravis de se produire sur une scène sur laquelle leurs illustres modèles ne sont étonnamment jamais passés. Chef d’orchestre charismatique, Terence Reis mène si bien ses troupes à la baguette qu’il pourrait tromper nombre d’amateurs du groupe londonien.

Des sourires s’étirent. Des poings se crispent. Chaque introduction est accompagnée de sa cohorte de fans ravis de l’entendre – probablement pour la première fois – jouée en live. De bends astucieux en solos de saxo doux-amers, chaque reprise insuffle un peu du charme des années 80 dans la nuit parisienne. Quelques têtes dodelinent lorsque The Dire Straits Experience entonne les morceaux les moins obscurs. Subjugué par sa virtuosité ou cloué à leur siège par l’arthrite, la majorité de l’auditoire ne s’agite guère que pour applaudir.

Alors que la formation attaque “So Far Away”, un bourdonnement s’élève. La salle se met à fredonner. Est-ce le pouvoir de la guitare sèche ou celui du vin blanc ? Une paire de main esseulée tente de battre la mesure avant de retourner se noyer dans les sièges de l’Olympia. C’était donc le vin.

Tubes parmi les tubes, “Sultans Of Swing” et “Money For Nothing” achèvent de séduire l’audience. Conclusion étonnante – pour qui n’aurait pas jeter un coup d’œil aux setlists précédentes – c’est avec une reprise fort à propos de “Going Home” de Mark Knopfler que The Dire Straits Experience clôture sa lente cavalcade.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, le groupe se produira de nouveau dans la capitale le 19 novembre à la Seine Musicale. Rendez-vous est pris !

Dire Straits Experience Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France 2019

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