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THE DARKNESS @ La Cigale (23/11/23)

Après quelques dates en festival dans nos contrées à l’été 2022, les Britanniques de The Darkness sont de retour en France pour un anniversaire un peu spécial : les vingt ans de lalbum culte Permission To Land, incontestablement LE chef-d’œuvre du groupe. Les fans, et RockUrLife, ne pouvaient manquer cette soirée de fête à La Cigale sous aucun prétexte !

Sinplus

La soirée commence à 19h50 avec SINPLUS. Devant une Cigale encore clairsemée, les Suisses entrent sur scène habillés en survêtements violets, avec des lunettes de soleil à écrans LED, et lancent les hostilités avec leur “rock anglais” (même s’ils sont Suisses donc) dans la veine d’un Royal Blood. On jurerait même entendre le U2 de la grande époque sur la ballade “Feel Love”.

Si le public met du temps à se chauffer, l’ambiance décolle tout particulièrement avec “Private Show (My RnR)”, une chanson de pur rock n’roll qui achèvera de convaincre la foule. Sinplus quitte la scène après un “Don’t Come Any Closer” au son rock toujours très british. Une mise en bouche très agréable avant d’accueillir les véritables Britanniques de la soirée !

The Darkness

La salle s’est particulièrement bien remplie avant l’arrivée des rois de la soirée et on sent bien l’excitation monter dans le public. Et THE DARKNESS sait jouer avec cela, avec une arrivée sur scène magistrale sur le “Arrival” d’ABBA, en prenant le temps pour s’installer et en savourant ce tonnerre d’applaudissements que lui réserve le public pour les accueillir.

Ni une, ni deux, Justin Hawkins (chant), tout de jaune vêtu, lance les hostilités avec “Black Shuck”, morceau d’ouverture de Permission To Land (2003). Le frontman est déchaîné ce soir et particulièrement en voix. À la fin du morceau, il confisque les téléphones de quelques personnes qui filmaient au premier rang, et en fera là son grand running-gag de la soirée. Les gens s’amusent même à lui donner volontairement leurs téléphones, et Justin s’amuse avec en faisant mine de prendre des photos… disons potaches.

The Darkness enchaîne les tubes de Permission To Land avec “Get Your Hands Off My Woman” et “Growing On Me”, dans le même ordre sur le disque, et l’ambiance est bouillante à La Cigale. On n’en est seulement au deuxième morceau quand Justin Hawkins décide de prendre son élan pour se jeter dans la foule ! Cela promet pour le reste de la soirée !

En plus de jouer Permission To Land dans son intégralité, The Darkness interprète aussi ce soir les faces B de l’album, bien plus rares en live ! C’est le cas de “The Best Of Me” et “Makin’ Out” qui, bien que moins connues que les tubes, ne font pas retomber l’ambiance pour autant ! Mais ce sont évidemment les véritables morceaux de l’album qui font chavirer le cœur de l’auditoire, comme ce “Givin’ Up” dont les “oh-oh-oh” du refrain sont repris en chœur.

Justin Hawkins profite d’une petite pause pour nous présenter ses roadies, et plus particulièrement Softie, qui aura le droit de jouer de la guitare sur le morceau suivant !

Le seul petit point noir de la soirée vient du mixage car on entend la batterie vraiment fort par rapport aux guitares des frères Hawkins, et même si Rufus Tiger Taylor a vraisemblablement hérité des talents de son célèbre père (Roger Taylor, batteur de Queen, excusez du peu !), on aimerait bien entendre un peu mieux les guitares des frères Hawkins ! Ce petit souci sera corrigé progressivement et c’est tant mieux. On peut alors mieux profiter de ce petit solo funky à la fin de “Stuck In A Rut” !

The Darkness se permet l’unique écart à Permission To Land de la soirée, en interprétant sa reprise du “Street Spirit (Fade Out)” de Radiohead, un morceau plébiscité par les fans à en croire l’accueil qui lui est réservé, puis revient très vite dans le droit chemin avec la ballade grivoise “Holding My Own”.

La grande récolte des téléphones portables continue pour Justin Hawkins, qui en compte maintenant plus d’une dizaine ! Certains téléphones volent même de l’autre bout de la salle !

Si l’ambiance était déjà électrique tout au long de la soirée, on atteint vraiment des sommets avec “Friday Night”, et surtout avec “I Believe In A Thing Called Love”, le maxi tube des Anglais ! Les gobelets volent par dizaines, tout le monde saute, danse, chante, toute La Cigale est déchaînée ! The Darkness quitte ensuite la scène sous les cris et les applaudissements …

… mais Justin, Dan, Frankie, Rufus, et même Softie le roadie, remontent sur scène quelques secondes plus tard, en peignoirs ! Et fidèles à leur humour, les musiciens échangent leurs instruments : on retrouve Dan Hawkins (guitare) derrière les fûts, Frankie Poulain (basse) passe à la guitare tandis que le batteur Rufus Taylor prend sa basse ! Et tout ce beau monde assure parfaitement pendant que Justin Hawkins nous chante les refrains de “I Love You 5 Times” en français !

Chacun reprend sa place pour un final dantesque avec une version allongée de “Love On The Rocks With No Ice” (“il nous reste vingt minutes avant le couvre-feu alors on va la jouer pendant vingt minutes !“, dixit Justin Hawkins). Justin fait une pause pendant la chanson pour rendre tous les téléphones récoltés ce soir à leurs propriétaires (quasi une vingtaine de téléphones tout de même !), avant de descendre jouer le reste de la chanson dans la fosse, sur les épaules de l’un de ses roadies. Quel showman !

La fête d’anniversaire de Permission To Land aura été parfaitement réussie ce soir, et toute l’énergie et la chaleur de cet album mythique ont été retransmises à merveille. The Darkness assure un show génial, à mi-chemin entre one-man show de Justin Hawkins qui pourrait assurer le show à lui tout seul (et on y croit sans que cela sente le réchauffé, n’est-ce pas Steel Panther !) et concentré de rock n’roll pur. Le public est comblé et on a l’impression que ce soir, c’était un peu notre anniversaire à tous !

The Darkness Setlist La Cigale, Paris, France 2023, Permission to Land 20th Anniversary

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