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THE CHARLATANS @ La Maroquinerie (16/02/18)

Presque trente ans après la sortie du premier album, The Charlatans était de retour pour nous présenter son treizième effort sur les planches de La Maroquinerie ce vendredi, accompagné en première partie d’Average Sex.

Il fait toujours beaucoup trop chaud à La Maroquinerie et bien que la chaleur et l’humidité soient exacerbées par un un show sold out, c’est sans aucune appréhension que l’on s’aventure dans la salle muni de tout notre attirail hivernal, que l’on regrettera bien vite d’avoir enfilé dès les premières notes de guitares.

AVERAGE SEX est le quintette made in London choisi par les Charlatans pour introduire leur set. Deux jeunes femmes, trois jeunes hommes, look 90’s et casquettes à message. Les rockeurs aux baby faces nous proposent les riffs ensoleillés et les lyrics torturés de leur premier EP, “Ugly Strangers”, sorti en octobre dernier. Loin de mettre le feu à la scène, Average Sex met en route la machine et nous accueille à bras ouverts. Prometteur.

 

 

Juste le temps de s’absenter pour rallonger le fond de bière qu’il reste dans les gobelets en plastique et c’est reparti de plus belle.  À peine un pied sur scène que l’on reconnaît instantanément la coupe au bol du blondinet Tom Burgess. THE CHARLATANS débarque. Ce sont les premières notes très synthétiques de “Not Forgotten”, extrait du dernier essai “Different Days”, qui introduisent le quatuor historique de la scène indie anglaise. Trente ans que le groupe est formé (sans conter moult changements de membres), vingt-huit qu’il sort un album plus ou moins tous les deux ans, autant d’années qu’il tourne. La promesse est grande ce soir.

 

 

Les English vont et viennent entre titres 90’s de leur anciens albums et morceaux des plus récents mais rien ne semble réellement transcender la foule qui, bien qu’applaudissant à chaque fin de chanson, ne s’active pas beaucoup. Il a bien fallut attendre un “Weirdo” (1992) ou un “One To Another” (1997) pour que les fans sortent de cette timidité inexplicable, et prennent de plus en plus confiance.

 

 

Joli coup pour The Charlatans : “Different Days” fonctionne aussi bien en studio qu’en live. La formation s’affaire d’ailleurs à n’alterner ce nouvel opus qu’avec “Tellin’ Stories” (1997), parsemant le tout de quelques extraits de “Modern Nature” (2015). Bien évidemment, les british boys n’ont pas omis leurs titres phares (omission que l’on aurait su/pu pardonner) , à l’instar de “The Only One I Know”, énorme succès de 1990, qui restera l’un des meilleurs de leur histoire.

 

 

L’énergie déployée par le lead singer charismatique a su convaincre un public dubitatif qui semblait pourtant connaître chacune des bribes de ses lyrics. C’est après un mini break de quelques minutes que le clique de Burgess réapparaît sur les planches comme s’ils voulaient résumer trente ans de carrière en unissant l’électro pop sautillant “Over Again” de 2017 et l’entrainant “Sproston Green” de 1990. Jolie évolution.

 

 

L’intimité de La Maroquinerie aidant, The Charlatans a conquis le coeur de ses fans inconditionnels comme de ceux d’un soir. Le set ne manquait pas d’énergie. Très fort.

Setlist :

Not Forgotten
Just When You’re Thinkin’ Things Over
Weirdo
Solutions
Talking In Tones
Emilie
One To Another
Different Days
Plastic Machinery
Hey Sunrise
North Country Boy
Tellin’ Stories
Come Home Baby
Lose Is The Key
Over Rising
The Only One I Know
Let The Good Times Be Never Ending
—-
Over Again
Sproston Green

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