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TENACIOUS D @ Zénith (26/02/20)

Attention événement ! Complet en un claquement de doigt, le retour de Tenacious D en France suscite un énorme enthousiasme en ce début d’année. The place to be?

Une soirée à thème puisque la première partie est également un duo. La lourde mission d’animer les débats en ce début de soirée revient à WYNCHESTER, avec un “Y”. Le duo se compose de Mike Bray et John Konesky, que l’on retrouvera plus tard à la guitare électrique.

En vingt-cinq minutes, il est souvent compliqué de se mettre le public dans la poche et de créer une petite effervescence. Ceci dit, les deux guitaristes relèvent le défi et dévoilent un set vif et rythmé, alliant humour et bonne humeur. Une palette musicale très country où le jeu aux doigts est très présent et des harmonies à deux voix également. A noter la reprise originale et revue du “Rainbow In The Dark” de Ronnie James Dio; l’hommage est lui aussi réussi.

The “D”

Aussi rare que la rareté elle-même, TENACIOUS D entretient une relation complexe avec la France. Après une unique date en décembre 2013, le duo américain joue -ce soir- son second concert dans l’Hexagone ! Contrairement au Trianon, le groupe est cette fois-ci au grand complet, configuration électrique, gros show, gros moyens et énorme salle !

Post-Apocalypto

Le récital se décompose en deux parties. Tout d’abord, place au quatrième album “Post-Apocalypto” (2018). Ce concept -délire- album fut reçu par les fans de manière assez diverse. Du premier au dernier morceau, c’est une véritable histoire épique, dont les protagonistes sont Jack Black et Kyle Gass. Les écrans supplémentaires installés sur les côtés de scène et l’installation principale promettent donc une immersion totale dans cet univers déjanté.

Le disque, tout comme le film, ne sont pas entièrement joués et projetés. La trame principale est naturellement la même, mais l’ensemble est accéléré et va à l’essentiel. Ceci dit, il est fort à parier que c’est une première pour beaucoup dans le public. Les vingt-et-une nouvelles pistes n’ont pas forcément trouver écho. Le Zénith est donc le parfait compromis pour découvrir cette association et les voir interpréter les morceaux.

Durant un peu moins d’une heure, le duo échange et s’interpelle aux travers des différents titres. De “Hope” à “Daddy Ding Dong”, sans oublier les aventures sexuelles des deux comparses (énorme thématique), le voyage dans l’espace de JB, le robot venu du futur, la Maison Blanche et une fin hollywoodienne. Énuméré ainsi, c’est un joyeux bordel. Mais c’est effectivement ce que compte “Post-Apocalypto”. Sur scène, le groupe est derrière un voile permettant la projection, l’interaction est donc nulle avec l’assistance.

The Greatest Band in the World

Le monde sauvé, Jack et Kyle s’avancent sur scène et lancent la seconde partie. Place aux “greatest hits” ! Assurément le tournant dans la salle, puisque l’assemblée se réveille énergiquement.

“Rize Of The Fenix” et “Low Hangin’ Fruit” démarrent sérieusement, faisant écho au troisième album sorti en 2012. La mise en scène et l’humour imparable de Jack Black rythment les transitions et introduisent parfaitement les morceaux. “Sax-A-Boom”, un grand moment de musique, évidemment !

Mais tout Jack Black qu’il est, c’est avant tout une star de cinéma, et donc un ego surdimensionné, la preuve en est avec “Roadie”, et son comportement inadmissible. Tellement osé, que la mascarade “Master Exploder” lui coûte presque son amitié avec Kyle ! Fort heureusement, “Dude (I Totally Miss You)” rabiboche JB et KG.

Le karaoké géant se poursuit avec le carré magique : “Kickapoo”, “Beelzeboss (The Final Showdown)”, “The Metal”, “Tribute”. Difficile de rester de marbre face à ces incontournables ! Une hystérie collective, voilà comment définir le Zénith sur cette fin de soirée. Dans le pit ou les gradins, c’est d’ailleurs pareil sur scène. JB fredonne “Get Lucky” des Daft Punk avant de quitter la scène. A son retour, rebelote, “Lose Yourself” d’Eminem. Ces grands enfants sont totalement hors de contrôle ! Bien heureusement, une ballade tout en douceur met fin au récital. “Fuck Her Gently” résume quelque peu l’essence de ce concert. Tout n’est qu’amour. Bisous.

Une sacrée paire de c… ! Pardon. Quel duo de choc !

Tenacious D Setlist Le Zénith, Paris, France 2020, Post-Apocalypto

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