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SIMPLE MINDS @ Zénith (24/11/13)

Boosté par le succès de la tournée concept “5×5”, Simple Minds était de retour dans la capitale avec une nouvelle tournée best of, le “Greatest Hits+ Tour”. Le Zénith était plein pour assister à cette soirée dédiée aux plus célèbres titres des écossais.

Trois symboles rouges tournoient sur les écrans, en alternance avec de la publicité annonçant la sortie prochaine de “Celebrate”, d’un DVD live enregistré à Glasgow, tandis que la sono diffuse des tubes new wave de la grande époque (New Order, Adam Ant…).

A 19h45, les cinq anglais en noir de FENECH-SOLER apparaissent en même temps que leur nom en lettres blanches sur les deux écrans latéraux. Beaucoup de synthétiseurs, une batterie, un pad électronique et un zeste de guitare et de basse pour un électropop aux sonorités plaisantes pour des amateurs de synthpop 80’s. “Thank you for having us!” : une demi-heure sympathique, mais sans grand éclat.

Pause. Retour des pubs sur les écrans pendant qu’une ola tourne entre les gradins et la fosse.

Il faudra attendre 21h que les lumières s’éteignent enfin pour SIMPLE MINDS. Entrent Jim Kerr, veste noire et houppette, suivi de deux musiciens historiques : Charlie Burchill à la guitare et Mel Gaynor derrière la batterie. Les accompagnent Andy Gillespie aux claviers, Ged Grimes à la basse, et une choriste black en robe bouffante à carreaux dont les interventions vocales prennent plus ou moins d’importance selon les titres. D’emblée, la qualité des lights est éblouissante : multiples, bleues, roses, violettes, étoilées, ou en camaïeux d’orangés. Les Écossais servent à un Zénith plein leur cocktail claviers/guitares et la voix de Jim semble toujours à la hauteur. Les éclairages se mettent aux couleurs de l’Afrique du Sud pour “Mandela Day”, puis Jim profite de l’instrumental “Theme For Great Cities” où les instruments démarrent les uns après les autres pour présenter ses musiciens. Après s’être éclipsé, il revient pour lancer “Someone Somewhere In Summertime” et fait chanter son public, à la moyenne d’âge assez élevée, qui ne demande pas mieux. Voici que s’allume du bleu/blanc/rouge pour “The American” et son gimmick efficace au synthé, puis l’ambiance s’enflamme pour “Don’t You (Forget About Me)” où Jim fait reprendre le célèbre la lalalala  …”in french! “, avant de finir par le new wave “New Gold Dream (81-82-83-84)”.

“Do you want one more?” : brève sortie de scène au bout d’une heure et demi de show, et retour des musiciens pour l’efficace instrumental électro “Book Of Brilliant Things / Speed Your Love To Me”. Ils termineront cette nouvelle série de trois titres par l’emblématique “Alive And Kicking” et tous les fans dansent de bon cœur sur cet énorme hit de 1984. C’est terminé, Jim salue encore longtemps après ses musiciens, tandis que retentit “The Jean Genie” (le combo tire son nom d’un passage de la chanson de Bowie).

Une heure quarante-cinq d’un live plaisant, mais qui manquait sûrement de cette concentration affûtée et communicative qui enflamme le public. Jim Kerr avait pourtant le potentiel de faire prendre la mayonnaise beaucoup plus fermement. Nous parlons tout de même d’un groupe habitué à une époque à soulever des stades !

Setlist :

Broken Glass Park
Waterfront
I Travel
Once Upon A Time
All the Things She Said
Mandela Day
Promised You A Miracle
Glittering Prize
Theme For Great Cities
Someone Somewhere in Summertime
This Fear Of Gods
The American
Love Song
See The Lights
Don’t You (Forget About Me)
Let It All Come Down
New Gold Dream (81-82-83-84)
—-
Book Of Brilliant Things / Speed Your Love To Me
Sanctify Yourself
Alive And Kicking