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SIMPLE MINDS @ La Seine Musicale (06/05/22)

Le mythique groupe Simple Minds était à La Seine Musicale pour fêter ses quarante ans de carrière. Maintes fois reporté (COVID oblige), le passage des Écossais dans la capitale a enfin eu lieu, avec une collection de leurs meilleurs morceaux en prime.

La salle de spectacle de l’Île Seguin est pleine à craquer à quelques minutes du début du concert. Si certains cherchent encore leurs places, la plupart des spectateurs est déjà installée sur son siège. Même dans la fosse, qui a été aménagée pour l’occasion.

A 20h07, le très joyeux “So May We Start”, titre de Sparks pour le film Annette (2021) retentit dans la salle tandis que les lumières s’éteignent progressivement. Le quintette, parmi lequel seuls deux membres de la formation originale sont encore présents, monte sur scène.

ALIVE AND KICKING

Jim Kerr, chanteur historique de SIMPLE MINDS, annonce la couleur très tôt pendant la première partie du concert. Ce sera d’ailleurs le vrai seul moment lors duquel le frontman s’adressera au public. Il salue d’abord la “loyauté” des spectateurs qui avaient acheté leurs places avant que la pandémie ne frappe. Il en profite également pour annoncer avoir prévu de jouer leurs tubes (évidemment). Mais aussi certaines de leurs chansons “merdiques“. Ce qui explique la présence de morceaux peu connus du grand public dans la setlist.

Le groupe ouvre ainsi avec “Act Of Love”, l’un des plus vieux morceaux du groupe, publié sur une compilation de démos. Choix étonnant comme entrée en scène. Le public de La Seine Musicale ne semble pas s’emporter devant cette chanson.

La soirée connaît son premier moment de frisson avec “Glittering Prize”. Suit alors “Promised You A Miracle”, autre extrait de l’album New Gold Dream (81-82-83-84) (1982), qui reçoit le même accueil. Une constante qui continuera jusqu’à la fin de la soirée. Une majorité de la salle semble être venue principalement pour écouter les plus grands titres de Simple Minds. Et qui s’en plaindrait ? En tout cas, le concert a beau être assis, une grande partie du public reste debout du début à la fin.

Le premier vrai moment de communion entre la formation et son public intervient avec l’incontournable “Mandela Day”. Toute la salle connaît ce morceau et Jim Kerr en profite pour faire reprendre le refrain par la foule. La première partie de la soirée se conclut avec “Belfast Child”, morceau presque prog, là encore bien reçu par l’auditoire.

Une messe new wave

Après un entracte de vingt minutes (pour “boire un thé à la camomille” a expliqué Jim Kerr un peu plus tôt) Simple Minds revient sur scène. Et pour ce second set, l’audience répond présent plus rapidement que lors de la première partie.

Dès les premières notes de basse de “Waterfront”, la salle explose. “Once Upon A Time”, de l’album éponyme, reçoit le même accueil. Puis, après un solo de batterie galvanisant de la part de Cherisse Osei, c’est l’immense “Someone, Somewhere In Summertime” qui provoque un autre frisson dans le public. Comme sur “Mandela Day” un peu plus tôt, les portables se lèvent en masse pour immortaliser ce moment. On pourrait regretter que les puissants synthés du refrain ne soient pas très audibles sur l’ensemble de la chanson.

Le mega tube “Don’t You (Forget About Me)”, enregistré pour le film Breakfast Club, termine de soulever l’assemblée, qui semble n’attendre que cela. La foule ne se fait pas prier pour reprendre inlassablement les célèbres vocalises de la chanson, que le groupe fait durer peut-être plus que nécessaire. Mais de part et d’autre de la scène, chacun prend du plaisir.

C’est bientôt l’heure du rappel et par la même occasion de la fin du concert. Simple Minds revient sur scène. Jim Kerr laisse la place à Berenice Scott, d’habitude aux synthétiseurs, ainsi qu’à la choriste Sarah Brown pour une superbe version de “Speed Your Love To Me”. “Alive And Kicking”, l’un des autres énormes succès du groupe, prend ensuite la relève, pour le plaisir des spectateurs. Et le groupe de clore cette messe de la new wave avec un “Sanctify Yourself” exutoire.

Résumer quarante ans de carrière n’est pas chose aisée. Il faut savoir faire les bons choix de setlist. Ce n’est peut-être pas étonnant, alors, de voir que ce concert best of ne choisit pas d’explorer la discographie de Simple Minds au-delà de 1995. Ce sont là que se concentrent les tubes des Écossais. Le choix a été payant car, en plus de délivrer un show carré saupoudré d’un peu de spontanéité, Simple Minds a coché toutes les cases d’un concert best of satisfaisant.

Simple Minds Setlist La Seine Musicale, Boulogne-Billancourt, France 2022, 40 Years of Hits Tour 2020

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