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SABATON @ Olympia (16/01/17)

Deux ans jour pour jour après sa dernière venue dans la capitale, Sabaton prend possession de l’Olympia pour défendre “The Last Stand” sorti en août dernier.

Les portes ouvrent à 17h30 et après avoir attendu une heure, les lumières s’éteignent enfin, lorsque TWILIGHT FORCE monte sur scène. Seulement trois mois après sa dernière prestation dans l’Hexagone, en première partie de Sonata Arctica, les Suédois reviennent avec leur power metal venu – presque – d’un autre monde, un monde imaginaire. Dans la lignée de Gloryhammer, la formation propose un power metal, propre à son genre, basé sur un univers héroïque, rempli de dragons et de héros en tout genre accompagné d’une orchestration démesurée. Ainsi comme à leur habitude, Chrileon dévoile son visage tandis que les cinq musiciens sont à moitié recouverts. Le set est réussi, bien que nous soyons déçus qu’ils ne nous interprètent pas “Heroes Of Mighty Magic” avec Joakim Broden, le titre éponyme du dernier album paru en 2016.

Twilight Force laisse place à la légende d’ACCEPT. Le groupe est enveloppé d’un nuage de fumée rouge, on peine à les distinguer jusqu’à ce que Mark Tornillo débarque en toute vitesse et plein d’énergie. L’audience se met instantanément à gesticuler dans tous les sens, on aperçoit des pogos au centre du pit et même un wall of death s’organisera au milieu du set. La scène est décorée d’énormes blocs métalliques, ce qui laisse évidemment moins de place aux Allemands, mais tout de même ! Wolf Hoffmann, le guitariste soliste, déambule sur toute la scène, se plaçant sur l’estrade à chaque solo de guitare, quitte à en agacer plus d’un. Le show est tout en force, Christopher Williams, le nouveau batteur, s’en donne à cœur joie. C’est rapide, c’est lourd, c’est massif, ils ne discutent pas, ça s’enchaîne, ça s’enchaîne et puis… après avoir interprété “Final Journey”, extrait du dernier album “Blind Rage” sorti en 2014, ils saluent le public et se retirent.

Accept était-il notre échauffement militaire ? Ça y est, en tout cas, on est chaud et prêt à accueillir SABATON. C’est avec une reprise de “In The Army Now” de Status Quo que le show démarre sur les chapeaux de roues. L’écran géant s’allume et les Suédois débarquent vêtus de leurs habituels treillis militaires. L’écran géant sert à indiquer le contexte historique et à planter le décor. Des images de batailles défilent, ainsi que des cartes géographiques écrites en français. Entre cours d’histoire/géographie et entraînement militaire, nous sommes plongés dans une ambiance propice à la formation et bien différentes des groupes précédents.

Entre deux flexions au sol, Joakim Bróden et sa bande proposent une heure trente de show et interprètent quelques morceaux de “The Last Stand”, le dernier album sorti en août 2016. Ce dernier est un concept album dans lequel chaque chanson représente une bataille dite “de la dernière chance”. D’où la carte présente sur l’écran géant pour nous faire comprendre que “Sparta” évoque la guerre greco-perse et la bataille de Thermopyles, par exemple. Vous suivez ? En réalité non. Nous étions surtout captivés par la performance très juste du groupe qui a réussi à réveiller une partie de la salle. Cela fait plaisir de voir la formation s’amuser autant sur scène, entre eux et avec le public. La bonne humeur du quintette se fait nettement ressentir. Quant à celle de l’auditoire ? Impossible de ne pas évoquer l’énergie débordante de la fosse et de sa SFD – Sabaton French Division. Sabaton, et principalement son leader, ne cesse de remercier l’assemblée et déclare que ce show est le meilleur de tous les temps. Oui, de tous les temps. Sabaton est acclamé sous une standing ovation et des applaudissements à ne plus en finir.

Deux ans jour pour jour, après sa dernière venue parisienne, Sabaton a réussi son coup à nous faire une leçon historique musicale, musclée, dynamique mais géniale ! Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de les voir, rattrapez vous au Hellfest 2017 !