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RAMBLIN’ MAN FAIR 2019 – Jour 2 (20/07/19)

Le beau temps annoncé est enfin là pour cette seconde journée du Ramblin’ Man Fair qui risque de nous réserver son lot de surprises dans des styles musicaux très différents. Avec une tête d’affiche comme Black Stone Cherry, le public est déjà au rendez-vous dès l’ouverture des portes !

SCARDUST (Prog In The Park) – Ce jeune groupe israélien metal progressif, influencé entre autres par Symphony X, se fait rare sur le continent européen et joue pour la première fois en Angleterre. Malgré des problèmes de son sur le premier titre, on passe vite dans le vif du sujet, notamment grâce aux capacités vocales de la jeune chanteuse Noa Gruman.

Cette dernière assure tous les styles de chant (lyrique, growl, clair) et monopolise la scène et l’attention du public, de plus en plus conséquent. Parmi les musiciens, les talentueux guitaristes et bassistes musiciens se démarquent. On a même droit à cinq jeunes choristes pour soutenir Noa sur certains morceaux. Une formation avec un réel potentiel. A découvrir donc.

RAVENEYE (Planet Rock Main Stage) – C’est LA grosse surprise de la journée. Alors que le chanteur/guitariste blues Oli Brown revient avec son groupe blues rock bien pêchu, sur les routes depuis deux ans, force est de constater que le trio s’est construit une forte réputation scénique. Il propose ainsi un show rodé et rock n’roll comme on n’en fait plus.

Les titres sont accrocheurs et les trois musiciens se donnent à fond. L’auditoire, déjà nombreux à cette heure-ci, ne s’est pas trompé. Et l’assemblée a même le privilège d’avoir un nouveau titre sans guitare. Avec seulement chant / basse / batterie. Morceau sur lequel Oli Brown n’hésite pas à monter sur le kit ou sur les épaules de son bassiste pour effectuer le solo, comme sur le dernier titre. Un set bien trop court (trente minutes), mais intense qu’il ne fallait pas manquer. Une vraie bonne claque comme on les aime !

PAIN OF SALVATION (Prog In The Park) Place maintenant aux Suédois qui font désormais parties des vétérans du rock/metal progressif depuis la période l’âge d’or de ce genre musical, les années 90. La bande de David Gildenlow (chant) nous offre un set captivant et intense en émotion.

Les compositions sont principalement extraites de l’excellent dernier album “In The Passing Light Of Day” (2017). Tout au long du concert, POS nous fait voyager tout naturellement dans son univers, les musiciens restant totalement habités et le public suspendu à la musique.

JESSE DAYTON (Outlaw Country Stage) – Au tour du célèbre guitariste de country/blues américain originaire du Texas, qui a joué, entre autres, avec Johnny Cash, mais qui a aussi participé à la B.O. du film “The Devil’s Reject” de Rob Zombie pour les connaisseurs. Très vite, l’audience se rassemble pour entonner et danser certains morceaux.

Le guitariste prodige jongle entre des titres bluesy, mais aussi country, tout en prenant soin de rendre le tout accessible. A noter une reprise d’AC/DC, avec une version revisitée et survitaminée de “Whola Lotta Rosie” qui conclut le set de la meilleure des façons.

KENNY WAYNE SHEPHERD (Outlaw Country Stage) – La suite est assurée par le retour, deux ans après, du chanteur guitariste américain blues, accompagné de son groupe et d’un nouvel album. L’entrée en scène, à la fois très chic et propre, est à l’image du blues que les musiciens vont proposer.

Comme d’habitude, les morceaux sont catchy, notamment grâce à deux excellents chanteurs dont Kenny, qui est loin d’être ridicule en comparaison au chanteur principal. Il en est de même pour les solis de Kenny, fortement influencés par Stevie Ray Vaughan, qui sont d’une précision et d’un feeling imparables. Cependant, comme pour Joe Bonamassa, quelque chose ne colle pas : l’ensemble est beaucoup trop propre et trop lisse. Sans pour autant être un mauvais show, les titres sont trop prévisibles et ne transpirent pas assez.

CHEAP TRICK (Planet Rock Main Stage) Tous les membres, en tenues extravagantes, prennent possession des lieux et sont chaleureusement applaudis par un public venu en nombre. Il faut dire que les Américains se produisent très rarement en Europe, certains fans sont même venus uniquement pour eux.

Avec en son sein trois membres originels, ce groupe mythique étonne par son énergie, notamment celle du guitariste soliste Rick Nielsen. Ce dernier, complètement déjanté, ne cesse de jeter des médiators dans le public et de faire des aller retour de la scène. De l’énergie à revendre en somme. Si les chansons, qui n’ont pas si mal vieillies, sont plutôt pop rock, celles ci sonnent bien plus hard rock en live. Une prestation à la hauteur de l’évènement pour un groupe culte des années 70/80 !

BLACK STONE CHERRY (Planet Rock Main Stage) Sans aucune fioriture et de backdrop, la tête d’affiche arrive sur scène et enchaine sans temps mort les énergiques “Rain Wizard”, “Me And Mary Jane” et “Blind Man”. On regrette le choix d’une setlist axée sur les ballades rock, les meilleurs titres des deux derniers albums les plus pêchus passant à la trappe. Dommage.

Une performance, qui, loin d’être mauvaise, n’a rien d’extraordinaire. Bon son, bonne prestation, mais l’ambiance ne décolle pas. Particulièrement sur le rappel sur lequel Black Stone Cherry n’a aucun hit à proposer.

Mention spéciale à l’incroyable batteur John Fred Young et son solo de batterie. Le set se termine mollement par “Family Tree” et “Peace Is Free” marquant la fin de soirée. Un concert en headliner mi figue-mi raisin, qui se justifie principalement par le choix de la setlist, qui aurait mérité des morceaux plus énergiques.

De très bonnes découvertes comme RavenEye, Scardust et même Jesse Dayton, dans un tout autre style, pour ce deuxième jour.

Gros point positif : le son parfait pour chacune des scènes et chacun des groupes.

A contrario, Angleterre oblige, la nourriture est grasse et peu accueillante sur les stands. Sans parler de la bière, sans goût et sans bulles.

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