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PUBLIC IMAGE LTD. @ Le Trianon (06/10/15)

Mardi dernier, Public Image Ltd., emmené par Johnny Rotten, passait par le Trianon de Paris. Un concert théâtral et excentrique.

Nous mettons les pieds dans une salle plutôt remplie par un public diversifié. Des jeunes, des plus vieux, certains sont même venus en famille. Beaucoup de fans venus du Royaume-Uni suivent apparemment le groupe sur la tournée.

Un peu de retard sur le planning, et c’est le duo franco-libano-luxembourgeois AUFGANG qui ouvre le spectacle. Formé il y a dix ans, la formation est composée du pianiste Rami Khalifé et du batteur Aymeric Westrich, et propose une électro pop légèrement planante, assez difficile à décrire, avec beaucoup de percussions et de piano. Proche tant de Massive Attack que de groupes plus récents comme AaRON, le duo livre une prestation habitée, intense et audacieuse.

Le changement de plateau est assez rapide, mais ne rattrape pas le retard sur l’heure prévue. L’assemblée est assez calme, si ce n’est pour trois ou quatre mecs bourrés et une baston dans les premiers rangs. Les autres ne s’impatientent pas trop. Le bar est même assez fréquenté. Mais lorsque les lumières s’éteignent enfin, l’ovation est de taille pour les musiciens de PUBLIC IMAGE LTD. (PIL). Arrive, après ses compères, John Lydon aka Johnny Rotten, avec un large costume noir et ses petites lunettes. Il se pose devant son pupitre, et livre de sa voix légendaire une sorte de discours de “Double Trouble”, premier titre du nouvel album “What The World Needs Now…“. L’audience écoute presque religieusement, pogote gentiment à quelques endroits, mais sans que ce soit un énorme bordel comme on aurait pu le penser. Les morceaux s’enchaînent et se ressemblent, parfois un peu trop, mais le charisme du frontman est impressionnant. Les mimiques et la gestuelle du chanteur, très théâtrales, donnent un côté surréaliste au show. Côté technique, les musiciens n’ont rien à se reprocher pour autant, et la sonorisation est bonne. Rien à redire, si ce n’est peut être que (il fallait s’y attendre) le combo n’échange pas tellement avec le public, si ce n’est pour quelques pics envoyés de temps en temps : “Shut up, shut up!”.

 

 

Dans l’ensemble, le set est assez surprenant. On aurait imaginé plus de mouvement, surtout dans la salle. Mais le charisme de la formation est incroyable, et le jeu de scène est d’une qualité rare. Un concert plus calme qu’on l’aurait imaginé, mais une vraie expérience à vivre !

Setlist :

Double Trouble
Know Now
This Is Not A Love Song
Bettie Page
Disappointed
The One
Deeper Water
Corporate
Death Disco
The Body
Warrior
Religion
—-
Public Image
Rise