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PRINCESSES LEYA @ La Boule Noire (27/10/18)

Prenez une bande de comique et de musiciens, balancez les sur scène et popcorn.

 

Un samedi soir, dans le quartier de Pigalle, se faire accoster pour entrer dans des bars olé-olé… NON. Pour ce dernier week-end du mois d’octobre 2018, un week-end historique donc, rendez-vous à côté de La Cigale, à La Boule Noire pour une soirée pas comme les autres. Quand des humoristes rencontrent l’aspect live des concerts, ça donne quelque chose de spécial. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est un duo nordiste qui est chargé de chauffer une salle déjà bien chaude. CHATEAU  BRUTAL, composé de Cusmar Brutal et Chateau Brutal, respectivement au chant/guitare et à la batterie, ne semble cependant pas porter attention à la logique qui entoure leurs noms de scène. Quoiqu’il en soit, ce début de soirée est placé sous le signe du “n’importe quoi”. Comme le confirme l’un des protagonistes, le public assiste à une répétition du groupe. Les échanges sont animés entre la scène et le pit, dans la bonne humeur, même si champagne et lait aspergent les premiers rangs dans le cadre de deux titres. Guitare désaccordée, voix inaudible et batterie bien trop forte, il semblerait que le show soit réussi.

Suite à notre entretien avec Antoine Schoumsky et Dédo, les promesses autour de ce projet restaient toujours très floues. Une “comédie musicale” sur le rock, en y associant le metal, avec deux humoristes en tête d’affiche, cela parait à première vue assez étrange non ? Inédit c’est un fait, mais étrange, curieux, sensationnel ? Stupide ? Arrêtons là cette succession d’adjectif. Plus sérieusement, essayons de faire un compte rendu sans trop en dévoiler. Il serait idiot de spoiler les futures foules qui vont se déplacer. Précisons que nous étions bien sur place et que ce qui va suivre n’est pas le fruit de notre imagination.

Quatre princesses forment PRINCESSES LEYA Antoine Schoumsky à la guitare, et au chant, Dédo au chant, Cléo à la basse et Fifou tape sur des caisses juste derrière eux. Mais comment s’est formé ce groupe ? Qui a eu l’idée et comment en sont-ils arrivés là ? C’est, dans un premier temps, cette intrigue qu’Antoine raconte au public, tout en échangeant avec Dédo. Mais le but ultime du groupe, pour Antoine, est de participer à l’Eurovision et d’égaler son père qui lui l’a gagné il y a fort longtemps. Mais il n’est pas chose aisée que d’enrôler Dédo et il a fallu céder durant les négociations : il fallait que le groupe soit orienté metal. Requête acceptée, mais passons les conditions, indiquées en tout petit dans le contrat, qui enveniment la troupe.

L’association sketch/concert est évidemment au rendez-vous et l’ensemble marche bien. L’interaction avec le public est également au rendez-vous mais n’interfère pas avec le show. Le ton est à la fois sérieux, potache, parfois même à la limite (peut-on rire de tout ? Vous avez quatre heures.), mais tout est léger, sans prise de tête. Comme dans tout bon concert, le public est mis au défi et se voit impliquer dans la mécanique. Cléo et Fifou, qui affichent une technique de haut vol, participent également aux joutes verbales et incarnent bien les personnages dans cette si belle histoire.

Notre avis : Les promesses sont tenues. On rigole de bout en bout et l’association avec le “live” fonctionne. Le délire est assumé mais pas affiché -les protagonistes n’affichent que très rarement des rires sur scènes, ils ne sont pas pro pour rien. Néanmoins, si le scénario est plutôt bien ficelé, arrivé au bout des soixante-quinze minutes, il y a cette impression d’inachevé, comme s’ils n’étaient pas allés aussi loin qu’espéré. Ou alors tout simplement, il leur faudrait le double du temps pour tout raconter. Cela pourrait mener à une suite, la porte est grande ouverte pour, car la quête principale n’est pas tout à fait terminée ou alors, quid de deux parties avec un entracte ? Ou pas ? Notons également que ce soir, le public était davantage “civil” que “metal”. Il faudrait également tenir compte de l’environnement dans lequel ils seront pour voir si les choses bougent davantage ou non.

Allez, bisous et à la prochaine.

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