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PITCHFORK MUSIC FESTIVAL PARIS 2019 : on y était !

Cela ne vous aura pas échappé, le Pitchfork Music Festival était à Paris fin octobre/début novembre. Cette 9ème édition aura été celle des nouveautés : nouvelles scènes, nouveaux partenaires, nouvelles scénographies. C’était la première de l’équipe sur place, on vous raconte tout !

Les favoris

On aura tout de même vu de belles choses cette année. Si la première soirée est centrée autour de l’urbain (programmation réalisée par le média YARD), le vendredi et samedi étaient plus à notre goût. Et pourtant, on a trouvé notre bonheur chez EZRA COLLECTIVE qui se produit sur la grande scène le jeudi. Les musiciens jazz au grand succès au Royaume-Uni réinventent le genre avec une sensibilité new wave. C’est vite la fête dans la Grande Halle De la Villette !

L’un de nos grands favoris, c’est PRIMAL SCREAM. Ceux dont on attendait le plus ont tenu le niveau. Le chanteur, dans son costume rose, joue avec le public, crie ses paroles et harangue la foule du vendredi. Un vrai bonheur de retrouver le groupe en pleine forme. Ils reprennent entre autres “Sympathy For The Devil” (The Rolling Stones), pour le grand plaisir des fans de rock des années 80. Superbe set !

Aussi attendue par l’assistance, CHROMATICS était sur scène vendredi. Avec sa scénographie composée essentiellement d’images et vidéos, elle projette un véritable moodboard sur écran géant. Ruth Radelet et ses acolytes terminent leur set sur une reprise du “Running Up That Hill” de Kate Bush, une belle note de fin.

Le samedi soir rassemblait les plus grosses têtes d’affiche. A commencer par BELLE AND SEBASTIAN, qui alterne entre nouveaux et anciens morceaux. Le set se termine sur une grande fête sur scène, où le frontman invite quelques personnes de l’assemblée à les rejoindre.

Puis AURORA prend la suite pendant la soirée, dans la Nef (scène de l’autre côté de la Grande Halle), baignée de lumières qui immerge les spectateurs. Le concert a un côté féérique, porté par la voix cristalline de la chanteuse.

Evidemment, l’un des groupes les plus attendus était THE 1975. La formation a attiré une bonne partie de l’auditoire, beaucoup plus jeune le samedi. Le set se passe sans encombre, Matthew Healy (chant) dialogue avec l’audience et le quatuor termine avec ses plus grands titres.

Enfin, on compte AGAR AGAR parmi les plus attendus de cette édition, avec un beau set dans la Nef, aux tendances électro. Les quelques derniers morceaux sont accompagnés par des danseurs torses nus, prenant des poses sur scène. Un concept, mais musicalement l’ensemble reste très bon.

Les bonnes surprises

Le Pitchfork, c’est aussi le moment de faire de nouvelles découvertes, parmi les quatre scènes de cette année. A commencer par RACHEL CHINOURIRI parmi les premiers concerts du jeudi soir. Cette jeune chanteuse de vingt-et-un ans aux tonalités soul, qui faisait sa première en France ce soir-là, a renversé la petite salle du Studio, en sous-sol.

Autre découverte, NILUFER YANYA. La chanteuse pop rock, à la voix douce, a embarqué la Nef le vendredi soir. Un joli set, qui gagnerait peut-être à se diversifier.

Sans crainte, nous sommes passés écouter JAMILA WOODS, premier concert sur la Grande Scène le samedi soir. Et quel set ! La chanteuse, très impliquée dans la cause des femmes, a porté haut ses idées et livré un concert de haut vol. On regretterait même qu’elle soit passée si tôt.

Enfin, le set de CHARLI XCX est riche en rebondissements. Il faut lui reconnaître qu’elle tient un public complet à elle seule. Elle aura tout de même eu l’aide de Christine And The Queens, qui la rejoint sur scène pour le duo qu’elles ont réalisé, “Gone”.

Les loupés

On n’aura pas vu de gros couacs au Pitchfork cette année, signe d’une programmation à la pointe de l’indé. Pourtant, on note un public un peu perplexe face au set de DUENDITA. Duo d’un guitariste et d’une chanteuse avec sa pédale loop. Le set est un peu fouilli, l’auditoire un peu perdu.

Puis samedi soir au Studio, JESSICA PRATT a réalisé un set d’une heure. Sa voix si particulière et ses talents de guitariste sont agréables, mais les titres se ressemblent. D’autant plus qu’elle ne dialogue que très peu avec l’auditoire, son visage caché par ses cheveux parce que penchée sur sa guitare.

Les Pitchforkiens

Globalement, l’ambiance du Pitchfork est bon enfant. On note une nette différence entre le jeudi soir et le reste du festival : la population change drastiquement et, on ne va pas vous mentir, on se sent plus à la maison quand Primal Scream est programmé.

Parmi les nouveautés, deux nouvelles scènes. La Petite Halle a été complètement intégrée au festival, et devient pratiquement inaccessible à partir de 20h. Quant au Studio, l’ambiance y est agréable, mais la salle reste petite nécessitant parfois de réguler l’accès. Mais les mouvements se font sans encombre, les lieux sont assez grands pour pouvoir circuler comme on le souhaite, rare pour des festivals en intérieur !

Si la programmation a été meilleure sur quelques éditions (coucou Laurent Garnier en 2015), cette 9ème a été de haut niveau. Le public est changeant selon les soirées, faisant du Pitchfork Music Festival Paris un festival accessible à tous.

Crédit photos : Robin Ono

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