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PARCELS @ Olympia (13/11/18)

Ce 13 novembre était doux et coloré à l’Olympia. Les solaires Australiens de Parcels ont livré un concert maîtrisé devant un public conquis d’avance. Ne reste plus au quintette qu’à gagner en spontanéité.

Lorsque nous arrivons dans la salle, PEPITE a déjà commencé son set depuis vingt minutes mais la file d’attente interminable pour ce show sold out nous a empêchés d’être à l’heure. L’Olympia est déjà plein à craquer et se déhanche sur les envolées romantiques et nostalgiques d’Edouard et de Thomas. Une pop délicate dont on ne se lasse pas. Entre Pépite, L’Impératrice et Isaac Delusion, le label Microqlima a décidément du flair.

 

 

Projeté au plafond de la salle, le logo de PARCELS plonge progressivement sur la scène. Les cinq Australiens au look 70’s apparaissent. “Comedown” ouvre cette soirée, comme il débute “Parcels”, le premier album du groupe : tout en douceur.

Sous un jeu de lumières bluffant, Jules Crommelin (guitare), Noah Hill (basse), Anatole Serret (percussions), Louie Swain (claviers) et Patrick Hetherington (claviers) enchaînent leurs chansons au groove imparable. 1h20 de concert. 1h20 de danse, de bonne humeur et de maîtrise totale. Un chouilla trop même. Les Australiens, désormais expatriés à Berlin, manquent bien souvent de spontanéité. Tout est un peu trop carré. Mais on ne doute pas qu’ils se lâcheront un peu plus d’ici quelques années.

 

 

Si les musiciens de Parcels prennent un plaisir évident sur scène et ne cessent de sourire, il faudra attendre la fin du quatrième morceau pour qu’ils s’adressent au public. “C’est une soirée très spéciale pour nous ce soir. Paris, c’est notre deuxième maison. Ce jour a une connotation particulière. Pour nous aussi. C’est l’occasion d’être ensemble”.

 

 

Parcels insuffle un vent de fraîcheur et d’innocence sur l’Olympia et multiplie les effets de rythme comme sur “Hideout” qu’il termine sur un rythme très lent. Surprise, après l’excellente “Bemyself”, Flore de L’Impératrice rejoint le quintette sur scène pour une reprise funk de “Femme Fatale” du Velvet Underground. En 2017, les Australiens avaient remixé “Séquences”, un morceau du jeune groupe français et L’Impératrice avait remixé “Gamesofluck”. Une collaboration qui fonctionne bien et qui confirme l’influence de la musique française sur les sonorités de Parcels.

 

 

Si Parcels maîtrise chaque instant de son concert, la formation ne s’attendait visiblement pas à recevoir un accueil aussi chaleureux. L’assemblée, conquise d’avance, chante, danse, saute, applaudit longuement entre chaque chanson et manque de soulever le sol de l’Olympia pendant “Older”. Les spectateurs des gradins passent leur spectacle debout et la salle s’électrise sur “Everyroad”, à la fin de laquelle le backdrop laisse place à un rideau pailletée sur lequel dansent subtilement les lumières. Les membres de Parcels quittent progressivement la scène sur une version réarrangée de “Comedown” après plus d’une heure d’une performance léchée.

 

 

Les kids de Byron Bay ont définitivement conquis le public français !

Setlist :

Comedown
Lightenup
Hideout
Gamesofluck
Withorwithout
Exotica
Bemyself
Femme Fatale
Older
Yourfault
Everyroad
Tieduprightnow
Closetowhy
Overnight
IknowhowIfeel
Comedown (Reprise)

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