
En ce samedi 4 avril ensoleillé, les cigales chantent. Ou plutôt, c’est La Cigale qui vibre au son du metalcore incandescent de Novelists. Ce soir, le quintette embrase la fosse parisienne à coups de riffs massifs et d’une précision chirurgicale. Soutenus par Vianova et TSS, ils livrent un show explosif, taillé pour marquer les esprits. RockUrLife y était, on vous raconte !
Vianova
VIANOVA ouvre la soirée avec un set qui brouille les pistes. Le groupe allemand, en costumes beiges, déploie un groove seventies très funky avant de basculer sans prévenir dans un metalcore incisif et technique. La voix claire d’Alexander Kerski apporte une respiration mélodique, tandis que la section rythmique pilonne la fosse de riffs djent massifs. Ce mélange rétro/moderne, qui évoque un Bruno Mars version metalcore, électrise immédiatement La Cigale. Résultat : premier wall of death, le public parisien est en fusion et la tension ne cesse de grimper.
TSS
Avant même que THE SUNDAY SADNESS n’entre en scène, la salle s’embrase sur “In The End” de Linkin Park, repris en chœur par un auditoire déjà survolté. Puis, les nouveaux chouchous du metalcore français investissent la scène et tout bascule : place à une atmosphère émo, teintée de sonorités industrielles et futuristes. Le groupe peut déjà compter sur une fanbase solide, qui reprend les paroles de “KILLING ME” ou “Something In The Way”. Sur scène, le duo vocal Kirby et John maîtrise sa dualité, jonglant entre chant clair et growls, anglais et français. Ce brassage de metalcore moderne, d’émo, de J-pop et même de rap offre un relief saisissant au set. TSS confirme son statut d’étoile montante de la scène, laissant une audience parisienne totalement conquis.
Novelists
Il est 21:15 et c’est le moment qu’on attendait tous ! L’arrivée de NOVELISTS. Face à une Cigale pleine à craquer, le groupe libère une déferlante d’énergie, créant une communion immédiate avec un public qui les célèbre comme jamais,
Le quintette attaque avec les nerfs à vif. L’intro mélodique de “Smoke Signal” pose une ambiance dansante avant que “Terrorist” et “Heretic” ne fassent exploser la fosse avec leurs couplets rappés. L’énergie est brute, le public répond présent : ça chante, ça bouge, La Cigale est sens dessus dessous.
Camille Contreras se réapproprie avec brio l’héritage de ses prédécesseurs, injectant encore plus de mélodie et de nuances à ces morceaux. Sa maîtrise vocale est totale, naviguant entre des lignes claires habitées et des growls d’une profondeur organique qui n’ont rien à envier au passé. Clin d’œil visuel sublime : sur chaque titre de la période Tobias Rische, les lumières virent à l’orange, rappelant la chaleur de la pochette de Déjà Vu (2022).
Le début d’une nouvelle ère
Mais si cette tournée s’appelle le Coda Tour, c’est pour célébrer l’album éponyme sorti en 2025. Ce premier opus avec Camille au chant est un succès total, marquant une renaissance fulgurante pour le groupe. Cette nouvelle ère insuffle un vent de fraîcheur et les nouveaux morceaux sont reçus comme des hymnes. “All For Nothing” monte crescendo en ouverture, tandis que “Say My Name” déclenche une marée ininterrompue de crowd surfers. Ce disque incarne l’équilibre parfait entre énergie explosive et émotion brute, une dualité qui prend tout son sens en live. “In Heaven” vient offrir une parenthèse éthérée chargée d’émotion, avant que la puissance du groupe ne reprenne ses droits.
Cette date à La Cigale n’est pas un simple concert, et le groupe le fait sentir. Ce soir, c’est sold out, et Novelists savoure sa fierté avec ses fans. Le groupe annonce d’ailleurs une nouvelle qui réjouit tout le monde : en avril 2027, ils investiront l’Olympia, preuve que rien ne semble pouvoir freiner leur ascension. Pour rendre la soirée encore plus mémorable, le premier chanteur, Matteo Gelsomino, rejoint le groupe sur scène pour interpréter “C’est La Vie”, offrant un moment exclusif aux fans de la première heure.
Un moment de communion
La reconnaissance du groupe est palpable et, malgré le prestige de la salle, Novelists refuse la distance. Les musiciens créent des moments d’intimité, où la communion avec l’assemblée est totale. L’instrumentale “Rest” met en lumière la virtuosité du guitariste Pierre Danel. Le groupe a la chance de compter deux véritables guitar heroes : Pierre et Florestan Durand impressionnent par leur précision millimétrée, notamment pendant le solo de “Prisoner”. Pas une fausse note, le public se prend une claque monumentale !
Mais le temps file et la fin du set approche. Heureusement, le groupe nous réserve un final explosif : “CRC”, le tube dansant ” Coda” repris par la salle à l’unisson, et enfin “Turn It Up” pour une conclusion festive et électrique. La pression reste à son comble jusqu’aux dernières secondes de cette date événement.
Ce soir, La Cigale a voyagé à travers la carrière de Novelists, revisitant les tubes qui ont forgé son identité tout en mettant en lumière la richesse de son nouveau catalogue. Entre solos époustouflants, rythmique martiale impeccable et performance bluffante de Camille Contreras, nous avons assisté à un show d’une précision redoutable. Un moment fort de 2026, tout simplement !




































