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NICKELBACK @ Palais Des Sports (26/06/18)

Les Canadiens mettent fin à leur tournée européenne dans la capitale et le public parisien est au rendez-vous malgré la Coupe du monde ! (sic)

Les Ecossais de THE TEMPERANCE MOVEMENT lancent les hostilités devant une salle déjà bien remplie. La formation blues menée par le remuant Phil Campbell -aucun lien avec celui de Motörhead- s’élance étrangement dans l’obscurité. Pendant deux titres, il ne sera possible d’observer que des ombres sur scène et une musique accompagnant ces mouvements. Fort heureusement, le combo revit ensuite : et la lumière fut ! Seul Phil cherche à imprimer une dynamique sur scène, les autres musiciens étant plutôt statiques -soit pour le batteur cela se comprend, nous sommes bien d’accord. L’audience se déhanche et semble se prendre au jeu au fil du set mais la demi-heure passe à vitesse grand V et il est déjà temps pour eux de quitter la scène, sous les applaudissements du public.

Tandis que les techniciens s’affairent sur scène, c’est un compte à rebours de vingt minutes qui défile sur l’énorme écran qui fait office de backdrop. La température est aussi chaude qu’à l’extérieur, les Canadiens sont attendus ! NICKELBACK fait enfin son entrée sur scène sous les hourra d’un public déjà conquis ! Le titre éponyme du dernier album “Feed The Machine” lance le show et il ne faudra que quelques secondes pour réaliser que nous assistons bel et bien à une show rock calé à l’américaine (canadienne). Deux écrans sur les côtés, l’écran en fond, les quatre caméras et le lightshow impressionnent ! Chad Kroeger, Ryan Peake, Mike Kroeger -que nous avions rencontré– et Daniel Adair envoient comme il le faut.

 

 

Les hits sont évidemment au rendez-vous avec “Photograph”, “Someday” ou encore “Far Away” en ce début de concert. Le timbre de Chad est évidemment l’une des signatures du groupe, tout comme la musique ultra rock et relativement simpliste. Bien que le groupe soit décrié, la formule marche depuis 1995 alors pourquoi s’en détourner ? Pour cette dernière date, on sent d’ailleurs Chad très taquin et très bavard. Il ne cesse de demander à son roadie de l’alcool pour Ryan et lui. Un comportement au premier abord marrant mais assez curieux venant de sa part. Le professionnalisme se limitant, ce soir, à interpréter les morceaux comme il le faut et de faire plaisir à l’assemblée.

 

 

L’audience, parlons-en. Beaucoup de pancartes ici et là, que ce soit pour avoir une dédicace ou pour poser une question à Chad. Lors de “Rockstar”, le quatuor fait monter deux personnes pour chanter en sa compagnie. Puis un jeune homme rejoint également la formation lors de “Animals” pour y tenir le rôle de troisième guitariste. De petites attentions qui font toujours plus monter la côte du groupe auprès de ses fans. “How You Remind Me” précède le rappel composé de “Gotta Be Somebody” et de l’hymne “Burn It To The Ground”.

 

 

Un show US, un public conquis, une musique simpliste mais efficace, le pari de Nickelback est de nouveau réussi. Le seul bémol à apporter est le son : beaucoup trop fort et une section rythmique beaucoup trop forte comparée aux deux guitares. Autrement la soirée est quasi parfaite !

Setlist :

Feed The Machine
Woke Up This Morning
Photograph
Far Away
Something In Your Mouth
Someday
Lullaby
Figured You Out
Song On Fire
Hero
Million Miles An Hour
Rockstar
When We Stand Together
Animals
How You Remind Me
—-
Gotta Be Somebody
Burn It To The Ground

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