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NASHVILLE PUSSY @ Alhambra (17/10/18)

Un mois après la sortie de son nouvel album “Pleased To Eat You”, Nashville Pussy continue une longue et belle tournée européenne commencée quelques mois plus tôt. Nous les avons retrouvé à l’Alhambra pour une bonne claque de rock !

Le public est venu nombreux ce soir dans la chaleur étouffante du théâtre de l’Alhambra. Toutes les conditions pour assister à un bon concert de rock sudiste sont là réunies. Cela était sans compter sur le backdrop géant aux couleurs de “Pleased To Eat You” qui s’effondre à 21h30, heure à laquelle Nashville Pussy devait monter sur scène. Plus de peur que de mal, les rideaux se ferment le temps de laisser les techniciens résoudre la situation et quelques minutes plus tard le show peut commencer.

A peine arrivée sur scène, la bande d’Atlanta délivre des riffs charnus en guise d’introduction et nous plonge immédiatement dans son univers garage rock, aussi heavy que sleazy. Porté par la remarquable Ruyter Suys, toute vêtue de franges, bas résille et de sa fameuse toque de trappeur, le groupe démarre sur les chapeaux de roues avec une folle reprise du “Kicked In The Teeth” d’AC/DC. Hélas, on remarque très rapidement que le son n’est pas au rendez-vous ce soir, malgré de nombreuses demandes du groupe, les voix de Ruyter et Bonnie peinent à se faire entendre. A tel point que Ruyter décide d’abandonner son micro. Elle nous offre néanmoins tout un spectacle à elle seule, passionnée dans son jeu déjanté de guitare, ponctué d’acrobaties et headbangs du début jusqu’à la fin.

 

 

Côté chant, Blaine Cartwright, au style inimitable, semble s’arracher la gorge et se donne à fond. Les chansons extraites du nouvel album retrouvent toute leur puissance sur scène avec notamment “She Keeps Me Coming And I Keep Coming Back” ou “Go Home And Die” et l’on retrouve joyeusement des grands classiques qui font la force de Nashville Pussy tels que “I’m So High” et “Piece Of Ass”. Le tout est diablement efficace et fait monter la température dans la salle (voir même les slammeurs les plus vaillants sur scène).

 

 

Bien entendu, un show de Nashville Pussy sans bourbon manquerait de saveur. Les musiciens visiblement assoiffés se passent tour à tour une bouteille de Jack’. Blaine en profite même pour vider deux bouteilles de bière dans son chapeau avant d’en boire tout le contenu (ou du moins ce qui n’a pas dégouliné sur sa bedaine). Et lorsque le chanteur glisse accidentellement sur une flaque de bière au sol, c’est grâce à une bonne gorgée de bourbon qu’il se relève du sol. On comprend mieux pourquoi Lemmy Kilmister de Motörhead définissait Nashville Pussy comme le meilleur groupe de rock n’roll américain encore en activité !

 

 

En bonus ce soir également, non pas un mais deux solos de batterie de Ben Thomas au style aussi précis que musclé. Force est de constater que le petit nouveau de la bande a bien trouvé sa place ! Avant de conclure le show, Nashville Pussy envoie “Go Motherfucker Go” pour faire trembler la salle une dernière fois. Les applaudissements sont riches, surtout lorsque Ruyter ne semble pas vouloir quitter la scène et reste seule au sol pour retirer les cordes de sa Gibson tout en se délectant d’une dernière rasade de bourbon.

 

 

Addictif et puissant, le rock des Nashville Pussy aura donc eu raison des problèmes de son et séduit l’Alhambra.

Setlist :

Intro
Kicked In The Teeth
Piece Of Ass
Wrong Side Of A Gun
Pillbilly
We Want A War
Rub It To Death
Go Home And DIe
She Keeps Me Coming And I Keep Coming Back
CCKMP
Five Minutes To Live
Low Pig
First I Look At The Purse
Go To Hell
I’m So High
I’m The Man
Why Why Why
—-
Struttin’ Cock
Till The Meat Falls Off The Bone
Go Motherfucker Go

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