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MYLES KENNEDY @ Cabaret Sauvage (26/07/18)

Avec la sortie de son premier album solo, les fans français attendaient avec plus qu’impatience que le frontman d’Alter Bridge et Slash & The Conspirators viennent fouler des planches dans l’Hexagone. Le moment est enfin venu !

Le cadre intimiste du Cabaret Sauvage est de mise ce soir et la configuration l’est d’autant plus car toutes les places sont assises. Avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est DORIAN SORRIAUX qui lance les hostilités. Seul sur scène, armé de sa guitare électro-acoustique, le jeune guitariste va interpréter les morceaux tirés de son EP sorti il y a peu. Mais ce jeune homme ne sort pas de nul part puisqu’il officie également au sein de la formation suédoise Blues Pills, eh oui ! Que retrouve-t-on de BPills au travers de ces titres ? A vrai dire pas grand chose. Le style est radicalement différent. Outre la configuration, c’est une musique plus aérienne, plus mélancolique que Dorian nous propose. Comparé à l’EP, les titres semblent vibrer différemment en live. L’ensemble est moins froid, plus chaleureux même si globalement il reste sur sa réserve. On est beaucoup plus proche d’un échange intime, entre artiste et public, qu’une simple avalanche de riffs bluesy. Français qu’il est, il se permet évidemment d’intervenir dans la langue de Molière, tout en plaisantant à ce sujet aussi. Retrouvez “Hungry Ghost” sur toutes les plateformes et découvrez sans attendre son univers. Dorian sera de retour dans la capitale le 21 septembre prochain aux Etoiles !

 

 

Il en parlait depuis de longues années. Il travaillait sur un album solo mais celui que MYLES KENNEDY a sorti au mois de mars dernier n’est pas le fruit de son travail passé. En effet, de nombreuses compositions n’ont tout simplement pas vu le jour alors que tout semblait prêt à une époque. Le chanteur a fait table rase et a tout repris. “Year Of The Tiger” est au final un album concept évoquant le décès de son père; une ligne directrice lourde. Contrairement à beaucoup de dates effectuées, Myles est accompagné par une section rythmique, ce qui on l’espère donnera un meilleur rendu au show. L’introduction de “Devil On The Wall” retentit et les musiciens arrivent enfin sur scène. Cris et applaudissements accueillent Myles et ses deux comparses, le show démarre enfin ! L’album est d’emblée mis à l’honneur avec quatre titres dont “Ghost Of Shangri La” mais aussi “Haunted By Design”. Les couleurs sont différentes mais plaisantes. Le public est à maintes reprises encouragé à taper des mains, rythmant ainsi les morceaux où Myles évolue seul sur scène.

 

 

Son album solo n’est pas l’unique oeuvre qui est mise en avant ce soir. Le souriant frontman va piocher chez Alter Bridge avec une réinterprétation de “Addicted To Pain” ou “Watch Over You”, mais aussi “Starlight” et “World On Fire” tirés de ses collaborations avec Slash. A cela s’ajoute entre autre un morceau de The Mayfiled Four, l’un de ses premiers groupes dont le batteur Zia Uddin l’accompagne justement ce soir, mais qui a également participé aux sessions d’enregistrement. Myles, Zia et Tim Tournier (basse) iront de leur petit mashup autour de “The Trooper” avec une vibe digne de Johnny Cash, un curieux moment mais fort réussi.

 

 

Alors que certains fans spoilaient la setlist (sans méchanceté on précise), et que “Watch Over You” devait suivre, Myles les prend à contre-pied et joue “Wonderful Life”, qui n’était pas prévue ! Le frontman a du répondant et fait donc une surprise à l’audience parisienne. Le titre éponyme est le dernier avant le rappel tandis que “All Ends Well” résume parfaitement la soirée. Enfin, “Love Can Only Heal” conclue de manière assez solennelle. Après quasi une heure et quarante cinq minutes, ce concert quasi intimiste prend fin en toute légèreté malgré une chaleur étouffante.

 

 

S’il y avait deux choses à redire : la configuration assise qui, au bout de trois titres, était inutile puisque la salle était debout jusqu’à la fin, la proximité aurait plus intéressante encore pour l’auditoire de s’approcher de la scène; et enfin une seconde guitare n’aurait pas été de trop pour compléter et user d’arrangements. M’enfin, on chipote.

Setlist :

Devil On The Wall
The Great Beyond
Ghost Of Shangri La
Haunted By Design
Starlight
Addicted To Pain
Turning Stones
Nothing But A Name
The Trooper
White Flag
Songbird
Wonderful Life
Watch Over You
Travelling Riverside Blues
World On Fire
Year Of The Tiger
—-
All Ends Well
Love Can Only Heal

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