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MOTIONLESS IN WHITE @ Le Trabendo (30/01/18)

Mardi dernier, c’est au fin fond du Parc de La Villette que Alternative Live nous a donné rendez-vous pour une soirée en compagnie de Motionless In White venu nous présenter son dernier album, “Graveyard Shift”, sorti l’année dernière. Si la date était initialement prévue au Petit Bain, c’était sans compter sur la crue de la Seine qui nous a valu une longue marche hivernale pour atteindre le Trabendo. Pas aisé mais la promesse en valait la peine.

C’est ICE NINE KILLS qui se voit offrir le privilège d’introduire la soirée. Le quatuor de metalcore américain retourne la salle avec son énergie débordante, ses riffs puissants et ses screaming brutaux. Les chevelus du public semblent conquis et les première gouttes de sueurs commencent à luire sur leur front. Bon signe pour la suite.

Changement d’ambiance radical avec l’arrivée de CANE HILL une quinzaine de minutes plus tard. Les deuxièmes à fouler les planches du Trabendo ce soir ne sont pas épargnés. Pas grand enthousiasme dans les rangs malgré quelques tentatives avortées portées par le peu de porteurs d’espoir qui restent. Pas top.

Il est 21h30 et MOTIONLESS IN WHITE entre enfin en scène, au rythme des cris et applaudissements de leur fans. Les cinq Américains sont encore tous bien en forme puisqu’il s’agit ce soir là de leur premier concert européen pour cette tournée. Bien plus symbolique, les gars inaugurent leur first time à jouer en tête d’affiche sur le Vieux Continent, de quoi rendre les Parisiens fiers. Le show débute sur “Rats”, l’introduction d’un dernier essai semble-t-il bien connu du public qui s’amuse à suivre les paroles avec Chris “Motionless” Cerulli, le chanteur de la formation.

C’est après un arrêt en 2014 avec “Reincarnate” que les esprits commencent à s’échauffer : dès les premières notes de “Necessary Evil”, la foule se met à sauter frénétiquement tout en hurlant de joie. La répétition de ce scénario sur un “Loud (Fuck It)” nous prouve que cet album, déjà très apprécié par la critique, soulève le coeur des foules en live. Si les nouveaux morceaux fonctionnent parfaitement, Motionless In White n’oublie pas de ravir les fans de la première heure : que ce soit un “Abigail” (2010), un “A-M-E-R-I-C-A” (2012) ou un “Dead As Fuck” (2014), le constat est sans appel.

Le quintette au coeur plus black que black sait y faire. S’il est vrai que le frontman accapare la quasi totalité de l’attention de la salle, le reste de la team ne semble pas réellement tenter de la lui reprendre et reste en retrait. Le “WHAT THE FUCK” annonçant l’arrivée du puissant “Immaculate Misconception” n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : ni une ni deux, l’ensemble du public, majeur en l’air, se prépare à suivre Chris dans ses moindre agressions vocales. Les riffs électrifiées, le souffle du leader et les influences industrielles tranchantes sont d’autant plus appréciés lorsqu’ils sont mis en scène par de tels performers. C’est juste après un “Devil’s Night” parfaitement interprété que le groupe s’efface, pour finalement revenir avec “Eternally Yours”, la conclusion de “Graveyard Shift”.

Cane Hill n’était pas vraiment à la hauteur des deux autres performances de ce mardi soir. Bien heureusement, Ice Nine Kills a permis de chauffer le Trabendo et de le préparer pour l’arrivée de Motionless In White qui n’a fait qu’une fois de plus s’installer confortablement dans son trône de performer live confirmé.

Setlist :

Rats
Reincarnate
Necessary Evil
Break The Cycle
Loud (Fuck It)
Abigail
570
A-M-E-R-I-C-A
Hourglass
Dead As Fuck
Immaculate Misconception
Contemptress
Devil’s Night
—-
Eternally Yours