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MIDNIGHT OIL @ Le Grand Rex (27/06/19)

En plein milieu de sa tournée des festivals d’été en France, Midnight Oil, reformé depuis trois ans, a décidé de faire escale au Grand Rex de Paris pour un concert réunissant les curieux tout comme les fans de la première heure.

Apolline en ouverture

On aurait pu s’attendre à voir débarquer une femme mais ce sont cinq jeunes hommes qui ouvrent la soirée. Pendant près d’une demi-heure, ce groupe français créé en 2012 dévoile avec énergie ses chansons, majoritairement en anglais, à un public parisien qui tarde à arriver.

Malgré des look plutôt sérieux la folie et l’enthousiasme des protagonistes se font sentir. Embarquant l’auditoire parisien avec lui, le sympathique chanteur donne toute son énergie, allant jusqu’à tenir en équilibre sur ses mains pendant un solo de guitare. APOLLINE aime la scène et ne s’en cache pas. Les chansons s’enchaînent bien et sont cohérentes avec le style de Midnight Oil. Avis aux amateurs de pop rock donc.

De l’huile sur le feu

Appelé avec impatience pendant la pause par une salle bien pleine mais étonnamment pas sold out, MIDNIGHT OIL arrive enfin, sous les encouragements de ses fans. Intelligemment, le quintette les mobilise d’emblée en entonnant le tube “The Dead Heart”, sous des lumières qui subliment parfaitement la splendeur du Grand Rex. L’orchestre est bouillant mais les étages supérieurs ont un peu de mal à se lever et ce tout au long de la soirée. Pourtant, les Australiens sont en forme et ça se voit.

Malgré un son assourdissant, les chansons s’enchaînent à un rythme effréné. La seule chanson plus calme et acoustique du set ne se fera entendre que quarante-cinq minutes après le début du show. “Tarkine”, premier morceau écrit par le groupe depuis sa séparation en 2002, séduit l’assemblée et sonne comme une pause douceur avant le retour aux “choses sérieuses”.

La setlist se veut très équilibrée. Piochant dans neuf de ses onze albums studio, Midnight Oil retrace son historique. Cependant, entre les danses robotiques du charismatique leader Peter Garrett et les quelques phrases en français du souriant batteur Rob Hirst, difficile pour les autres membres du groupe de ne pas être effacés derrière ces deux énergumènes.

L’auditoire connaît ses classiques et chante volontiers les tubes tels que “Blue Sky Mine” ou “Power And The Passion”. Après avoir traversé les décennies, les Oils n’ont rien perdu de leur plaisir de jouer ensemble sur scène leurs chansons emblématiques.

On pourrait toutefois regretter la faible interaction avec l’assistance. Le public est tout de même emporté par l’énergie folle d’un set de deux heures dans lequel les soixantenaires donnent tout. Rob prend néanmoins le temps d’expliquer (en français !) que le drapeau décorant l’arrière-scène est une déclaration écrite par les aborigènes Australiens, que le groupe défend ouvertement depuis de nombreuses années.

Finalement, le fameux “Beds Are Burning” met tout le monde d’accord une bonne fois pour toutes. Dès la première note, le Grand Rex est debout, chante et danse. Malgré la voix fatiguée d’un Pete Garrett qui a lui aussi traversé le temps, un monument reste un monument et la magie est bien là. Après un rappel et trois chansons pour clôturer ce set, la formation s’en va définitivement, rappelée à nouveau par des fans qui en redemandent.

Au terme d’un spectacle assuré avec brio, on se dit que l’une des forces de Midnight Oil est très certainement la cohésion de ses membres. La qualité des musiciens reste intacte au fil des années. On comprend pourquoi chaque passage de la bande en France est vécu comme un évènement par les fans !

Midnight Oil Setlist Le Grand Rex, Paris, France 2019

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