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METRIC @ Le Trianon (08/11/18)

A l’occasion de leur tournée européenne, Emily Haines et ses compères se paient une soirée dans un Trianon plein à craquer.

Très ponctuel, JAMES HERSEY débute son set avec ses deux acolytes à 20h pétantes. Enfin deux… En effet, très vite le second guitariste disparaît du fait de raisons visiblement techniques pour ne revenir qu’au troisième morceau. L’incident n’empêche en rien le charismatique Américano Autrichien d’enchainer et de débuter cette soirée avec brio. Au complet, le trio tiendra la scène durant trente minutes et il captive. Le son est rond, les morceaux doux et électriques. La voix est chaude, placée. Ils sont clairement rodés à la scène, à l’aise avec un public qui finira conquis. Le set file et se conclura parfaitement avec le dernier single “Real For You”. Une première partie sans faute donc, qui donne sincèrement envie de découvrir James et ses acolytes sur un set plus long. La bonne soirée est assurée !

 

 

Une courte pause est marquée afin de préparer le plateau et l’arrivée du quatuor canadien venu ce soir assurer la promotion du septième album studio “Art Of Doubt”. Après une brève intro aux nappes électroniques, METRIC s’installe en pleine lumière, Emily prend place derrière son pied de micro ultra chrome et lance un doux “Good evening Paris, We Are Metric”. Dès les premières notes de “Love You Back”, le son est déjà énorme et ça sera le cas durant tout le set. A l’instar des efforts discographiques du groupe, chaque élément est à sa place, sans excès d’électricité, bien mixé, produit et puissant. Même le solo guitare de Jimmy Shaw à la fin du premier morceau ne dépasse pas. Les soli suivants ne dénoteront pas de cette règle.

 

 

Et c’est peut être là le seul et petit problème du show, rien ne dépassera pas. Il y a certes de l’engagement mais il reste disons pro, carré, ça ne transpire pas. A l’exception du batteur Joules Scott-Key tout de même. Mais c’est cohérent et le public suit, saute, chante. Il prend la bonne énergie livrée. Metric est un groupe bienveillant, élégant, précis.  Et son concert est dans la lignée de cela avec notamment un jeu de lumières pensé pour accompagner la musique sans la noyer. Les huit barres de LED en fond de scène illustrent bien cela en servant parfaitement des morceaux tels que “Dressed To Suppress” et “Breathing Underwater”.

 

 

La setlist est très homogène, piochant en grosse partie dans “Art Of Doubt” et dans les hits (“Gimme Sympathy”, “Black Sheep”). On aura droit au moment d’intimité (“Seven Rules”) avec la déclaration d’amour d’Emily pour Paris et l’évocation de ses liens avec la France. Le tout avancera sans réelle explosion, grosse intensité et ce jusqu’aux rappels qui seront le point d’orgue de la soirée. Un réel bouquet final aboutissant au titre phare du quatuor, “Help I’m Alive”. Petits frissons sur l’intro du morceau retravaillée pour l’occasion.

 

 

Pour les fans de rock ultra électrique, ce concert restera une soirée inoffensive, mais on sort rempli de bonne énergie. Nous sommes loin des tunnels de pop sucrée poussant à quitter la salle en milieu de soirée. La musique est dense, la production clairement cohérente, rodée et généreuse. Une formation pro, ne se limitant pas au minimum syndical. Ce fut donc une soirée sans ni bonne ni mauvaise surprise. Un bon moment à la bande son plus rock que synthpop et visuellement carré et élégant.

Setlist

Love You Back
Youth Without Youth
Risk
Dressed To Suppress
Breathing Underwater
Art Of Doubt
Artificial Nocturne
Black Sheep
Holding Out
Seven Rules
Now Or Never Now
Gimme Sympathy
Sick Muse
Monster Hospital
Gold Guns Girls
—-
Dark Saturday
Combat Baby
Dead Disco
Help I’m Alive

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