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MÅNESKIN @ La Cigale (11/09/19)

Les italiens au nom danois Måneskin (vous suivez ?) reviennent en France après un concert au Café De La Danse bondé. Retour sur une soirée endiablée !

La fosse de La Cigale peine à se remplir en cette douce soirée de septembre. A un quart d’heure du début de la première partie, les rares spectateurs se massent autour de la scène. Les balcons sont presque tous fermés ce soir. Est ce que le groupe a vu trop grand ou que le public ne s’est pas déplacé en ces premières semaines de rentrée ?

C’est une artiste discrète qui fait son entrée sur scène. MEYLO, sa jolie voix, sa présence pleine de douceur et de pep’s vont doucement séduire l’assemblée. De la pop internationale à la musique traditionnelle africaine, les influences de la jeune chanteuse sont variées et lui permettent de proposer une musique chaleureuse et rythmée à souhait.

Les trente minutes de son set sont déroulées sous la bienveillance des spectateurs chantant avec elle, l’artiste étant uniquement accompagnée d’une guitare et de bandes électroniques. Une parenthèse de douceur et de couleur dans la salle sombre de La Cigale.

Un show 100% italien

La révélation de la onzième édition italienne de X Factor débarque sous les applaudissements. Nous voilà embarqués dans la tornade MANESKIN ! Connu pour son répertoire composé de chansons originales italiennes et de reprises internationales, la formation romaine se distingue par un style ultra dynamique sur scène.

La setlist choisie par le quatuor est un mélange parfait entre les chansons originales du premier album “Il Ballo Della Vita” et les reprises : “Kiwi” (Harry Styles), “Beggin'” (The Four Seasons), “Somebody Told Me” (The Killers) ou “My Sharona” (The Knack) émaillent de moments rock un concert varié. On note une vraie maîtrise technique et vocale. Passer du hip hop au rock pur et dur est un véritable exercice de style que Måneskin accomplit sans difficulté manifeste.

Ce mélange des genres, étrangement, en crée un nouveau et fait monter en pression la salle. Ca se trémousse sur tous les titres, la salle devient une véritable boîte de nuit ! Sur scène ça s’agite : le chanteur Damiano David, tout de noir vêtu et de cuir, vient s’amuser avec les premiers rangs. Il finit même par porter son guitariste sur les épaules ! Victoria, la bassiste, se balade carrément ! Le moins mobile, le guitariste Thomas Raggiet, n’en demeure pas moins carré et efficace dans son jeu.

Bonne humeur et karaoké

Seul point faible de la soirée : Måneskin ne communique quasiment qu’en italien. Certes, le public est composé principalement de fans italiens, mais cela met à l’écart les fans français ou simples curieux. Dommage.

Cela n’entame pas la bonne humeur de la salle qui en redemande et continue de danser. Ce concert protéiforme, qui aurait pu être bancal, est sauvé par la présence de la formation et sa bonne humeur. Et que dire des spectateurs hurlant les refrains de “Take Me Out” de Franz Ferdinand ? Un vrai bonheur !

Une heure et demi de set qui se termine sur les compositions originales du groupe. On a du mal à quitter la salle tant la gentillesse de Måneskin rayonne. Un concert qui nous a collé le sourire pour toute la nuit. Un méga karaoké !

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