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MACHINE HEAD @ Le Trianon (29/10/19)

En tournée dans toute l’Europe, les mythiques Machine Head font deux haltes parisiennes pour fêter le 25ème anniversaire du premier album “Burn My Eyes”. Quoi de mieux pour fêter ça que deux shows originaux et surexcités ? Les Américains nous proposent ici, un set sans ouverture, d’une durée de… trois heures ! Le tout scindé en deux parties. Un premier concert mémorable !

Une machine à tube

19h30 pétante, les lumières s’éteignent. La foule scande des “Machine Fucking Head !”. L’intro de “Clenching The Fists Of Dissent” retentit et le quatuor entre en scène. Robert Flynn (chant/guitare), Wacław “Vogg” Kieltyka (guitare), Jared MacEachern (basse) et Matt Alston (batterie) ne sont clairement pas là pour trier les lentilles. Pour cette première partie, le groupe nous offre treize titres piochés dans sa solide discographie.

La setlist est absolument royale et ravie les fans présents. De la fosse au balcon, c’est le feu. La foule chante en chœur les paroles et se déchaîne. Arrivent “Take My Scars” et “Stuck A Nerve”. Il y aura également, entre-autres, “I Am Hell (Sonata In #C)”, “Aesthetics Of Hate”, “Darkness Within” ou encore “From This Day”. Cette première partie de soirée se termine sur “Halo”.

Une technique incroyable

Le son est merveilleux, l’énergie est folle, autant sur scène que dans le public qui pète les plombs à base de headbangs bien sévères, de slams en folie, de jumps innombrables et d’immenses circle pits. Le sol tremble est c’est un bonheur. La maîtrise du groupe est incroyable. Le live est rodé, le chant est parfait. La voix de Flynn et les choeurs de MacEarchern se marient parfaitement. La guitare de Kieltyka s’envole. Il enchaine les notes à la vitesse de la lumière et prend un malin plaisir à exagérer ses mimiques. Alston a lui aussi activé le mode violence extrême. Entre roulements, breaks et double pédale, le batteur donne tout ce qu’il a et fait trembler les murs du Trianon.

Un coeur gros comme ça

Les Machine Head sont de gros durs mais de doux hommes. Flynn durant cinq-dix minutes environ nous parle à cœur ouvert. C’est très ému qu’il se remémore la dernière venue parisienne, au Bataclan. Il nous dit à quel point il était honoré d’y jouer, à quel point il est ravi d’être de retour ici, sur la scène du Trianon. Il nous dit également à quel point c’est important de continuer à vivre comme nous le faisons, de sortir, de danser comme si personne ne nous regardait. Qu’il faut être fier de qui l’on est, de ne pas s’attarder sur le regard des autres. De vivre, tout simplement. Larmes aux yeux et frissons partout dans l’assemblée, son discours est reçu avec beaucoup de bienveillance et est acclamé puissamment.

“Burn My Eyes” : délicieuse violence

21h30. C’est après une dizaine de minutes de pause que le groupe revient. Le décor simple laisse place à une scène griffée des visuels du premier album du groupe. Et surprise… changement de line up ! C’est sous des acclamations rocambolesques qu’arrivent sur les planches Logan Mader et Chris Kontos, respectivement guitariste et batteur de Machine Head à ses débuts. Les musiciens originaux sont presque réunis. Seul manquant à l’appel Adam Duce (basse) mais MacEachern prend un plaisir fou à rester à son poste.

Sans surprise, le quatuor balance l’album dans l’ordre, et cette dernière heure de live passe à une vitesse folle. Les premiers gros riffs de “Davidian” arrache des têtes. Chris Kontos n’a pas perdu de sa superbe. Quant à Mader, il est surexcité. La basse/bat’ est monstrueuse, les guitares grondent et le chant de Flynn est toujours aussi impeccable.

A la fin de ce second set d’exception, la formation, très proche de son public, balance tout le matos. Des médiators aux couleurs de “Burn My Eyes”, des baguettes de batterie, l’assemblée se bouscule pour pouvoir récupérer de précieux sésames. Heureusement, le groupe a prévu le stock et tout le monde repart avec son petit quelque chose.

Après trois heures de concert, la foule en demande encore, mais le spectacle est bel et bien terminé. Machine Head, énergique, carré au possible, proche de son auditoire, a su captiver l’assistance du début à la fin. Un concert magistral, bon enfant, à l’énergie communicative incroyable. Tous, ressortent comblés, éreintés et prêts à passer une bonne nuit.

Machine Head Setlist Le Trianon, Paris, France 2019, Burn My Eyes 25th Anniversary Tour

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