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LUKAS GRAHAM @ Bataclan (19/04/19)

Dans le cadre de leur Purple Tour, les Danois étaient de passage à Paris pour un concert haut en couleurs. Pas vu en France depuis deux ans, le groupe était très attendu par ses fans. On vous raconte tout !

19h30. L’Australien HEIN COOPER entre seul en scène. Habitué à ouvrir pour Lukas Graham, le jeune homme installé au Canada cherche à se faire connaître en Europe. Dans une salle à moitié remplie, il propose un répertoire folk mais moderne. Il utilise sa guitare mais aussi un système de création de boucles en live ainsi qu’une pédale de grosse caisse électronique. Le public se réveille très vite et accompagne le musicien avec entrain. Faisant l’effort de balbutier quelques mots de français, Hein Cooper annonce un projet à paraître prochainement. Il quitte la scène après trente minutes, chaleureusement applaudi par une salle enfin remplie.

L’énergie ne redescend pas. L’assemblée, majoritairement étudiante, danse sans relâche sur les titres disco diffusés entre les deux sets.

Soudain, les lumières s’éteignent et les huit musiciens de LUKAS GRAHAM apparaissent sur scène. On remarque tout de suite les trois écrans arrondis qui diffuseront de magnifiques images tout au long de la soirée, pour sublimer chaque chanson. La foule est en délire, scandant le nom de Lukas qui apparaît enfin, sous de magnifiques lumières violettes, comme le nom du dernier album de la bande.

Le set commence fort, avec une énergie dingue. La très connue “Mama Said” arrive très vite, suivie de plusieurs titres plus posés que les premiers joués. Les fans continuent cependant à chanter et taper dans leurs mains en rythme, émus par une intensité qui ne redescendra pas.

Le son est particulièrement soigné. Ce dernier nous permettant d’apprécier tous les instruments, dont les cuivres, de la troupe funk, mais aussi la voix singulière du frontman. Les lumières sont également très travaillées, mettant en valeur chacun des morceaux interprétés et éclairant la salle dans sa profondeur. Rien n’est laissé au hasard. Pas même les plateformes sur lesquels jouent les musiciens, agrémentées d’ampoules clignotant au rythme de la batterie de Mark Falgren.

Lukas Graham aime raconter des histoires en chanson, mais aussi entre deux titres. Avec un charisme incroyable et un sens de l’humour acéré, il prend le temps de parler de sa famille et de ses inspirations. Solaire, le jeune homme court, saute, fait tournoyer son micro dans les airs. Il ne cache pas sa fierté de voir que l’ambiance est la même au premier comme au dernier rang.

Les musiciens sont eux aussi souriants et expressifs, se déplaçant énormément sur la scène du Bataclan, jouant avec l’auditoire. Lukas prend le temps de chacun les présenter à de nombreuses reprises, les mettant dans la lumière aussi souvent que possible.

Après une bonne heure de spectacle, le groupe quitte la scène, réapparaissant à peine trente secondes plus tard, devant une audience en ébullition. C’est déjà l’heure des trois derniers morceaux. Parmi eux, le très attendu “7 Years” qui prend une dimension exceptionnelle en live.

Lukas balbutie quelques mots de français pour remercier encore une fois le public parisien d’avoir fait le déplacement. Visiblement très touché par ce rendez-vous avec les Français, les Danois saluent longuement avant de disparaître définitivement, sous les applaudissements et les cris d’une foule qui en redemande.

On ressort de la salle bouche bée, le souffle coupé par le moment hors du temps que l’on vient de passer. Mais s’il fallait résumer ce concert en quelques mots, il est certain que “générosité” et “intensité” seraient dans la liste.

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