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LEWIS CAPALDI @ Alhambra (22/10/19)

Le petit prodige anglais a retourné l’Alhambra pour une soirée placée sous le signe de l’humour et des chansons tristes.

La talentueuse DONNA MISSAL a la lourde tâche d’ouvrir le bal ce soir. Elle charme rapidement l’assistance avec ses mouvements rythmés. Sa voix, chaude et envoûtante, nous rappelle les meilleurs accents de Norah Jones. C’est juste, impeccable et groovy à souhait.

Entre discours féministes et prônant la confiance en soi, Donna Missal et sa voix renversante, accompagnée d’une guitare et d’une batterie, en imposent. Les applaudissements spontanés rythment ses titres. Elle les enchaînent tout en douceur : “Girl”, “Thrills” et “Keep Lying” récoltent tous les suffrages ce soir. Les musiciens et la chanteuse s’éclipsent tout en grâce et en légèreté après une quarantaine de minutes de set.

La Beyoncé écossaise

Une entrée triomphale sur le thème de Star Wars, enchaînée avec les superbes “Grace” et “Forever”. Le ton de la soirée est lancé, la salle est acquise à l’Écossais.

On va assister à un concert à la fois décontracté et bien construit : tous les deux morceaux, un petit intermède animé par le chanteur est introduit. Friand de second degré et d’humour potache, LEWIS CAPALDI est un véritable chauffeur de salle. Le public anglo saxon, très présent, y est d’autant plus réceptif. Mais il est indiscipliné. Tant et si bien que le chanteur devra demander à plusieurs reprises de se taire. Ainsi il se sent comme un professeur remplaçant !

L’humour et les blagues, même s’ils sont partie prenante du concert, ne font pas tout. Parlons musique et scénographie. De très belles lumières sont mises en place, magnifiant chacun des titres mélancoliques de Lewis Capaldi. Un backdrop avec son nom et prénom est installé derrière la batterie.

It’s a sad acoustic show!

“Don’t Get Me Wrong”, “Mercy”, “One”. Tout l’album “Divinely Uninspired To A Hellish Extent” est balayé le temps d’un set superbe. Il ne faut pas oublier que Lewis Capaldi a un talent phénoménal. Sa voix est magnifique, ses musiciens performants et mettent en valeur les mélodies les plus poignantes du chanteur écossais.

Les refrains sont repris en cœur par toute la salle. Une vraie communion s’opère sur chaque morceau. Voix puissante, textes fédérateurs qui parlent à toute une génération, textes ciselés chantant l’amour et la désillusion. L’émotion est au rendez vous. “Someone You Loved” achève de nous donner la chair de poule.

On se sent bien pendant un concert de Lewis Capaldi. Avec son accent à couper au couteau et ses blagues souvent drôles, on a l’impression de venir voir jouer un bon copain. Il est proche de ses fans et ne donne pas l’impression d’être inaccessible. Et ça fait du bien.

Soyons triste tous ensemble le 12 février prochain à l’Olympia !

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