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LANDMVRKS @ Zénith (31/01/26) 

Pour boucler janvier en beauté, direction le Zénith de Paris pour retrouver les Marseillais de LANDMVRKS pour un show qui s’annonce monumental. Le quintette vient célébrer un tournant important de sa carrière, et ce soir, c’est sold out ! L’étoile montante du metalcore français confirme une fois de plus son efficacité et atteint un nouveau pic de puissance. Et pour faire monter la température comme il faut, trois groupes explosifs ouvrent la soirée histoire de nous mettre en jambe avant la tempête LANDMVRKS. RockUrLife était sur place et vous raconte tout en détail !

Static Dress

C’est au quatuor britannique STATIC DRESS que revient l’honneur de lancer les hostilités. Dès les premières notes, les Anglais font grimper la fièvre avec un post hardcore teinté de metal alternatif, d’emo, d’électro et même d’une surprenante pointe de jazz. Cette fusion, aussi surprenante qu’efficace, électrise instantanément le public parisien et déclenche le premier circle pit de la soirée. Alors que le Zénith continue de se remplir, la pression ne fait que monter et la salle est prête a exploser…

Stick To Your Guns

Les hostilités montent d’un cran lorsque STICK TO YOUR GUNS s’emparent de la scène. Maîtres du hardcore américain, ils accompagnent LANDMVRKS sur cette tournée, mais en 2022, c’était l’inverse : les Marseillais ouvraient pour eux au Trabendo. Ce soir, ces légendes du punk hardcore enflamment la plus grande salle parisienne de leur carrière. L’auditoire les attend de pied ferme : la fosse est bondée, impossible de bouger… sauf pour mosher dans une ambiance bon enfant. Côté setlist, le groupe alterne entre ses classiques et les bombes de son dernier album, Keep Planning Flowers, sorti il y a tout juste un an. Véritables mentors de LANDMVRKS, ils leur rendent la pareille ce soir en chauffant un Zénith prêt à en découdre. 

Paleface Swiss

Avant d’accueillir les patrons de la soirée, place à PALEFACE SWISS pour prolonger la brutalité et l’intensité de cette soirée. Le groupe, réputé pour ses performances live d’une violence acérée, reste fidèle à sa réputation : ça tabasse fort ! En quelques mots :  ils ont littéralement plié la salle. Comme Stick To Your Guns, ils ont déjà une fanbase fidèle, et ce soir, ils ne sont pas là pour convaincre, mais pour tout retourner. Avec une setlist dense, le groupe joue autant d’anciens morceaux que de titres de leur dernier EP (The Wilted EP), sorti le 2 janvier, avec notamment “Withering Flowers” et “Everything Is Fine”. Cerise sur le gâteau, sur “Instrument Of War” Jesse Barnett (chanteur de Stick To Your Guns) revient sur scène pour un featuring monumental. Paleface Swiss nous a submergés avec son set aussi brutal qu’efficace, qui laisse tout le monde en nage et  fin prêt pour l’assaut final de LANDMVRKS.

LANDMVRKS

21:50. Il fait chaud, la salle est pleine, l’audience est prête à prendre une claque monumentale. Un grand rideau blanc s’élève ; derrière, la silhouette de Florent Salfati se dessine. Les premières notes de “The Darkest Place I’ve Ever Been” annoncent déjà un set exclusif. Le début doux et planant explose rapidement en une première salve de pogo. En quelques instants, les Marseillais prennent possession des lieux et leur public leur rend l’énergie au centuple.

L’énergie : c’est le maître mot de ce concert. Sur scène, ça saute, ça chante, ça transpire : LANDMVRKS donne tout, et la foule suit sans hésiter. Viennent ensuite les surpuissantes “Creature” et “Death”.  L’intensité monte encore, sans jamais redescendre. Une première pluie de confettis s’abat sur le public : de petits papillons bleus à l’effigie du logo du groupe. Tout est millimétré dans ce show pensé comme une expérience immersive, visuelle et émotionnelle.

Perdus dans une vague

La setlist ne laisse aucun répit. Les rares pauses entre les titres se transforment en moments de communion avec le Zénith. Quand résonnent les premières notes de “Sulfur”, la marée humaine se remet en mouvement pour une nouvelle vague de folie collective. À ce moment-là, je le garantis, on était plusieurs à avoir déjà perdu la voix, mais impossible d’arrêter de crier et de chanter.

Côté featurings, LANDMVRKS joue aussi la surprise. Après la montée de Jesse Barnett avec Paleface Swiss, c’est au tour de Marc Zelli (chanteur de Paleface) de rejoindre le groupe sur “Say No Word”. Leurs voix se mêlent à la perfection, apportant une nouvelle profondeur au morceau.

La formule LANDMVRKS est redoutable : des riffs aussi mélodiques que tranchants, une batterie d’une précision chirurgicale, des refrains ultra accrocheurs et des passages rappés parfaitement intégrés. Le groupe prouve une fois de plus qu’il ne cesse de se perfectionner en live et repousse encore ses limites. Mention spéciale à Kévin D’Agostino, le batteur, qui balance un solo monstrueux sur “Robot Rock” de Daft Punk, clin d’œil parfait à la French Touch. Une manière pour LANDMVRKS de revendiquer fièrement leur touche “made in France” sur la scène internationale.

Durant cette soirée événementielle, chaque morceau déclenche la furie. “Lost In A Wave” fait littéralement vriller la salle en deux accords. Le morceau est porté par un visuel hypnotisant : un vortex lumineux qui captive la salle avant qu’une vague humaine ne la submerge à nouveau. Le titre n’a jamais aussi bien porté son nom.

Émotion brute

Si ce concert est un tsunami d’énergie, le groupe ne mise pas que sur la puissance. Les paroles touchantes et poétiques de Florent Salfati provoquent aussi des moments d’émotion sincère. Sur “La Valse Du Temps”, les ombres projetées d’un couple dansant créent une atmosphère magique, toute la salle chante à l’unisson, frissons garantis. Le second moment d’émotion arrive avec “Paralyzed”, réarrangée en piano-voix. Un instant suspendu, repris en chœur par un public conquis et ému.

Mais pas question de finir dans les larmes : LANDMVRKS relance la tempête avec “Blood Red” et “Requiem”. Pogo, circle pits, slams, wall of death : tout y passe! La fosse comme les gradins explosent sur les refrains scandés à l’unisson.

Victoire historique pour Marseille

Malheureusement, le set touche à sa fin. Une heure et demie de pur bonheur, de sueur, de fraternité et de chaos organisé. Le final arrive avec l’imposant “Self Made Black Hole”, véritable trou noir de circle pits et de pyrotechnie. C’est l’apothéose : confettis, feu, communion totale, et un dernier “check check motherfucker” qui résonne comme un cri de victoire.

Ce soir, LANDMVRKS s’impose définitivement comme un poids lourd du metal français. Scénographie léchée, visuels ultra colorés projetés sur écran géant, statues monumentales, et ce fameux “V” devenu symbole du groupe. En plein cœur du set, Florent Salfati peint une toile à la bombe qui restera l’empreinte de ce moment hors du temps.

En guise d’au revoir, le groupe salue la foule sous “Everytime We Touch” de Cascada, reprise culte grâce à Electric Callboy. L’énergie, la joie et le second degré d’une scène qu’on aime pour sa sincérité.

C’est une victoire pour les Marseillais : un show massif, intense, et sans conteste parmi les meilleurs de ce début 2026. Le Zénith de Paris pouvait difficilement rêver d’une plus belle tempête. LANDMVRKS confirme sa place parmi les fiertés nationales du metal moderne et ce soir, c’était clairement le “V” de la victoire.

LANDMVRKS Setlist Le Zénith, Paris, France 2026

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Lucie Allet
Tombée dans la marmite du metal dès mon plus jeune âge, je l’aime sous toutes ses formes et j’essaie de transmettre sa passion, sa force et sa sincérité dans mes chroniques.