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KODALINE @ La Cigale (25/09/14)

En ce jeudi 25 septembre, les irlandais de Kodaline étaient de retour à Paris pour un concert intimiste à La Cigale. Le groupe, que l’on avait déjà vu au Festival Soirs d’été il y a quelques mois, a réussi son pari en faisant salle comble.

C’est NOUR HARKATI, jeune chanteur tunisien, qui ouvre la soirée. Pour la majorité du public, c’est une découverte. Mais la foule est très réceptive. Dès le premier morceau, la salle entière se voit transportée dans un tout autre univers, accompagnée par une voix légère, intense et précise. Entre ballades soul, rock planant et influences trip hop, le set d’une trentaine de minutes convainc définitivement la salle entière. Seul avec sa guitare, le musicien assure humblement un show incroyable, et l’ambiance est déjà au plus haut. Tant et si bien que le public en redemande, et, chose rare, on lui en redonne. Nour Harkati finit donc sur un rappel de cinq minutes, ne manquant pas de remercier à chaque occasion son public.

Après un rapide changement de plateau, les lumières s’éteignent de nouveau pour ne nous laisser entrevoir que la grosse caisse du groupe, lumineuse, avec les lettres “KODALINE” inscrites dessus. Ovation générale avant même que la formation n’entre sur scène. Le set s’ouvre alors sous les acclamations de l’assemblée qui reprend en choeur chaque mot des paroles. Les tubes “One Day” et “Love Like This” s’enchaînent vite et les musiciens sont émus, voire étonnés de voir une foule si réactive. L’ambiance se veut intimiste, et une réelle communion s’installe entre les spectateurs et le groupe qui, d’ailleurs, ne manque pas de nous exprimer son contentement et sa gratitude (“It’s absolutely amazing to be back in Paris”; “You guys are awesome”). Rarement on avait vu une telle réceptivité, et malgré le registre relativement calme de Kodaline, la salle est survoltée. Sur scène, la performance est sans faute. Pas d’écart, pas de fausse note. Steven Garrigan assure une présence scénique incontestable et jongle entre les instruments avec une étonnante facilité, de la guitare au piano en passant par l’harmonica et le ukulélé. Sans compter bien sûr cette superbe voix, chargée d’émotions, à l’image d’un magnifique ending sur “High Hopes”.

Pour résumer, ce concert était débordant d’énergie, et ce malgré des musiciens relativement statiques, multiples instruments oblige. On en ressort ému, heureux, ayant envie de remercier les artistes à notre tour. Seul bémol peut-être, la durée du set, 1h10 seulement en comptant le rappel de deux morceaux, “The Answer” et, évidemment, “All I Want”.