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KNOTFEST FRANCE 2019

Le Knotfest s’exporte pour la première fois en Europe. Et c’est du côté de Clisson que les Américains s’installent, à quelques heures du Hellfest 2019 !

Alors que l’on pensait voir Slipknot programmé dans le cadre des trois jours du Hellfest, c’est finalement une grosse demie-journée qui s’est ajoutée le jeudi ! L’occasion parfaite pour certains de venir découvrir Clisson et le site, l’occasion pour d’autres de prolonger le festival sur quatre jours; et pour les autres, le camping et l’apéro font toujours bon ménage.

SICK OF IT ALL (MainStage 01) – L’heure du goûter arrive et le début du Knotfest aussi ! Pour le quatre heures, on se mange donc une bonne tranche de hardcore sous le soleil brûlant. Les furieux de Sick Of It All sont en direct de la MainStage 01 pour ouvrir ce premier Knotfest français et offrir un set bouillant !

Quatorze chansons (de “Take The Night Off”, en passant par “Injustice System”, “My Life” ou encore “Bull’s Anthem”). Ça pogotte, ça slam, ça reprend en chœur les paroles : le public est patator ! Sur scène, ça envoie du bois ! Lou Koller (chant) s’égosille comme un dingue, le son global est bon, les gars donnent tout pour faire honneur à cette ouverture. Les guitares sont énervées, la basse tue et la batterie éclate tout sur son passage. Le groupe de NYC transpire à grosses gouttes, pour notre plus grand plaisir ! Une délicieuse entrée en matière.

AMARANTHE (MainStage 02) –

MINISTRY (MainStage 01) –

BEHEMOTH (MainStage 02) – Behemoth en plein soleil, c’est sûr que ça fait moins rêver qu’un set à la nuit tombante, un soleil rouge symbolisant le sang s’apprêtant à couler. Mais c’est mal connaître Nergal et sa bande que de penser que le paramètre météorologique peut peser dans la balance. Le groupe polonais est clairement passé dans une autre dimension depuis la sortie de “The Satanist” en 2014. Succès confirmé par “I Loved You At Your Darkest” sorti en fin d’année dernière.

C’est d’ailleurs avec l’efficace “Wolves Ov Siberia” que le set s’ouvre. Le son est massif et précis, on sent que le groupe passe sa vie sur la route et est devenu une véritable machine de guerre. La setlist se balade dans toute la discographie avec un petit accent sur les deux derniers albums. Nergal mène sa troupe en bonne bête de scène qu’il est. On regrette seulement la sortie du set d’un titre comme “O Father, O Satan, O Sun” qui avait le don de nous coller une dernière fois les miquettes. A quand Behemoth en tête d’affiche d’un festival français ?

PAPA ROACH (MainStage 01) –

POWERWOLF (MainStage 02) –

ROB ZOMBIE (MainStage 01) – Le zombie le plus chelou de la planète donne rendez-vous à 21h15. Looké et maquillé grassement comme à son habitude, le groupe déboule sur scène pour un set coloré et rock n’roll comme on l’aime ! Rob Zombie, notamment accompagné de John 5 à la guitare, offre un show impeccable. Le soleil se couchant, les lumières commencent à être visibles et c’est tant mieux, tant visuellement le show est beau. Les lumières donc, vertes évidemment, oranges, violettes… mais aussi les bouts de films/clips et autres illustrations glauques passent sur les écrans géants (dont beaucoup d’images de la femme de Rob, sa muse, son actrice fétiche puisqu’elle joue dans tous ses films). Ah l’amour… c’est beau !

Musicalement, c’est également parfait ! Malgré un concert endiablé la veille au Bataclan à Paris, le groupe pète encore la forme ! Toujours aussi carré, Rob Zombie fait danser toute une tribu folle de metalleux grâce à une setlist de qualité. Un show ouvert sur “Meet The Creeper”, enchaîné par le fameux “Superbeast”. Bien sûr, ils nous jouent leur mythique “Dead City Radio And The New Gods of Supertown”. Ils offrent aussi de géniales reprises. Comme on s’y attend, du White Zombie avec “More Human Than Human” ou encore “Thunder Kiss ’65”. Ils n’oublient pas le punk des Ramones avec “Blitzkrieg Bop” et nous surprennent avec leur reprise du “Helter Skelter” des Beatles. Un show qui régale les festivaliers et les fait patienter avant l’arrivée de Slipknot sur cette même scène presque une heure plus tard.

AMON AMARTH (MainStage 02) – Les vikings retrouvent les terres de l’Ouest, trois ans après leur dernier passage au Hellfest. Avec “Berserker” sorti il y a tout juste un mois et demi, les Suédois promettent un beau set. Et les fans ne sont pas déçus puisque “The Pursuit Of Vikings” terrasse sans attendre la MainStage 02. Le set est majoritairement un “best of” mais leurs deux derniers disques ne sont pas en reste. En effet, la moitié du show repose sur des titres récents tels que “Crack The Sky”, “Raven’s Flight”, “First Kill” ou encore “Raise Your Horns”.

L’interaction entre le groupe et les fans est, comme toujours, réussie. Il faut bien dire que Johan Hegg (chant) en impose. Entre combats, marteau de Thor et breuvages bus à la corne, tout est là. “Twilight Of The Thunder God” conclue en beauté !

Amon Amarth sera de retour en novembre pour une date exceptionnelle au Zénith Paris – La Villette !

SLIPKNOT (MainStage 01) – La seule date aux Arènes de Nîmes avait jetée un froid sur le public français. Comment Slipknot pouvait ne faire qu’une date, certes dans un cadre prestigieux, sans même repasser au Hellfest ou un autre festival ? Le secret de polichinelle était assez bien gardé jusqu’aux premières fuites faisant état du Knotfest en France.

Place donc la tête de gondole de cette journée particulière. Les Américains embarqués dans une longue tournée européenne n’ont pour autant pas de nouveauté sous le pied. A vrai dire si. “We Are Not Your Kind”, le sixième album du groupe est prévu pour le 9 août prochain via Roadrunner Records. Quel intérêt donc ? Qu’en attendre ?

Avec un best of des familles, Shawn Crahan et ses hommes vont souffler le chaud et le chaud devant la MainStage 01. Les nouveaux écrans du Hellfest permettent une immersion totale et l’expérience visuelle est donc grandement améliorée. Le groupe est plutôt en forme, Corey Taylor, bien que revenant d’une double opération, s’agite sur scène.

“People = Shit” lance les débats, le ton est donné. L’enchaînement des morceaux est assez rapide. Les interventions se font avec parcimonie. Visuellement et scéniquement, le groupe assure. Cependant côté son, les guitares sont sous mixées. La batterie de Jay Weinberg surplombe le tout avec l’énorme basse de Alessandro Venturella. Root et Thomson sont parfois inaudibles.

Tous les albums y passent et surtout “Slipknot” (1999). Deux réelles nouveautés avec le single “All Out Life” et “Unsainted” tiré de l’album à venir. “Duality”, “Spit It Out” et “Surfacing” mettent un point final à une solide prestation et un bon show. Le groupe quitte les planches sous de vives applaudissements. Clown est le dernier à s’en aller, sans doute ému, lui traverse une épreuve difficile.

SABATON (MainStage 02) – Encore la Suède. Pour cette dernière régalade de la journée, c’est une thématique 100% guerrière qui est à l’honneur. Sabaton, et sa passion pour l’histoire, est déterminé à clôturer la soirée. Alors que le nouvel album, “The Great War”, ne sort que le 19 juillet prochain, qu’attendre du set ?

“Ghost Division” frappe d’entrée et les multiples engins pyrotechniques éblouissent la foule. Malgré l’heure tardive, le parterre est plein à craquer. Joakim Broden ne manque pas de saluer à plusieurs fois la détermination des festivaliers. Dans cette position de “deadliner”, à savoir jouer après la tête d’affiche, la partie est plutôt réussie.

Le tank est une fois de plus de sortie et l’avant de scène prend l’imagerie d’une tranchée, avec barbelés et sacs de sables. L’immersion est réussie également grâce aux divers écrans, où animations se succèdent pour apporter un gros plus au concert.

“Fields Of Verdun” et “Bismarck” sont les seules nouveautés, le restant des titres étant un pur concentré de Sabaton et ce n’est pas pour déplaire au public. Riffs et mélodies fusent de toute part, les soli ressortent magnifiquement bien également car il est à noter que le son est parfait !

Un chœur d’une vingtaine de jeunes hommes, habillés tels des soldates de l’époque, accompagne le groupe sur une bonne partie des titres. L’idée est originale et apporte une dimension supplémentaire et une énergie particulière.

Malgré que Joakim ne soit pas très en voix, l’énergie est elle intacte. Le rappel met un point final, en toute beauté avec les inratables “Primo Victoria”, “Swedish Pagans” et le disco “To Hell And Back” ! De quoi rentrer avec le sourire !

Quel bilan ?

Pour cette première édition du Knotfest en Europe, l’association entre le Slipknot et le Hellfest est plutôt une réussite avec 37 000 personnes !

Même si l’immersion n’est pas totale -la petite exposition à l’entrée de la Valley n’est pas très impressionnante- côté concert, c’est une franche réussite.

Le concept saura-t-il s’exporter dans d’autres pays européens ? En utilisant les infrastructures du Hellfest, le Knotfest s’est épargné un gros soucis. Le modèle est-il viable autre part ? Si oui, comment ?

Quoiqu’il en soit, ce Knotfest meets Hellfest aura eu le don de préparer, une grande partie des festivaliers, aux trois jours suivants !

Pour encore plus de photos et d’ambiance, n’hésitez pas à parcourir notre galérie ci-dessous.

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