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KILLING JOKE @ Elysée Montmartre (09/11/16)

La dernière fois que le public parisien a pu apprécier Killing Joke en concert, c’était dans la mythique salle du Bataclan le 20 mars 2013. Il lui a donc fallu trois ans, sans compter l’édition 2015 du Hellfest à Clisson, pour remonter sur la scène parisienne. Ce mercredi soir affichait presque complet.

Le premier groupe à ouvrir la soirée s’appelle DEATH VALLEY HIGH. Les riffs ne sont pas sans rappeler la tête d’affiche de la soirée : ces légères sonorités électroniques couplées avec des mélodies rock semblent indémodables. Originaire de San Francisco, le quatuor offre un bon set devant une salle à moitié remplie qui semble apprécier l’énergie.

A 20h30, la salle est toujours éclairée mais une musique d’ambiance fait son apparition. La scène devient bleue tandis que les lumières s’éteignent. Un bruit de pluie résonne, suivi par une bande audio ressemblant à des prières chamaniques. Le début est proche.

La salle s’allume. Un à un, les musiciens entrent sur scène tranquillement, en levant les bras pour saluer le public parisien. Ils empochent leurs instruments et entament directement “The Hum”. Le chanteur Jaz Coleman est quasi immobile face à la foule, sa gestuelle durant les premières chansons sera faible mais on est compréhensif : en trente ans de carrière, KILLING JOKE a fait ses preuves à de nombreuses reprises et ses membres ne sont plus tout jeunes. A la deuxième chanson, la salle se réchauffe : elle reprend en choeur les “fuck America” lancés par le frontman, en protestation aux élections américaines dont les résultats sont tombés le jour même.

 

Au bout de quelques titres, les musiciens se débarrassent de leur veste. Des tourbillons bleus lumineux se baladent sur scène. “How do you feel about President Trump?”, lance Jaz Coleman à la salle. Des centaines d’auriculaires se dressent en l’air dans la fosse en guise de réponse. En milieu de soirée, les tubes apparaissent, l’occasion pour les fans de complètement se laisser aller. Une fan en doudoune arrive à se hisser sur scène juste avant de se jeter dans la foule. Peu de temps après, Jaz reçoit une écharpe en plein visage avant de l’attraper et de la mettre sur son épaule d’une manière très fair play.

Vers 21h45, les musiciens quittent la scène tranquillement à la fin de “Pssyche”. Les fans tapent du pied en rappel. Ils reviennent à nouveau comme ils sont entrés, en toute simplicité, sur un fond de lumière blanchâtre. Tout de suite, on reconnaît immédiatement les rythmes tribaux de “The Death And Resurrection Show”, un tube attendu toute la soirée. “Pandemonium” se termine sur une batterie prolongée à 22h précise. Le public est en extase : le vocaliste, le guitariste et le bassiste vont sur le devant de la scène pour serrer les mains des fans et quittent la scène sous les applaudissements. Un technicien apparaîtra quelques minutes après et en profitera pour lancer des médiators et des setlists dans l’assemblée tandis les fans quittent tranquillement l’Elysée Montmartre.

 

Les Anglais de Killing Joke ont offert un excellent show avec des chansons groovy. Malgré le peu de mouvement sur scène, et on le comprend tout à fait vu l’âge des musiciens, le set était énergique et rondement mené.

Setlist :

The Hum
Love Like Blood
Eighties
Autonomous Zone
New Cold War
Exorcism
Requiem
Change
Turn To Red
European Super State
I Am The Virus
Complications
Empire Song
Unspeakable
The Wait
Pssyche
—-
The Death And Resurrection Show
Wardance
Pandemonium