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KEANE @ Olympia (21/01/20)

Après un concert bouillant à La Maroquinerie, les Anglais de Keane réussiront-ils de nouveau à nous emporter dans une soirée de folie ?

ELIZA SHADDAD a la lourde tâche d’ouvrir la soirée dans la salle rougeoyante de l’Olympia. Le public varié lui réserve un accueil chaleureux.

La voix de la jeune femme, douce, forte et uniquement accompagnée d’une guitare sonnant folk/indé est d’une beauté renversante. On ne peut s’empêcher de penser à une sorte de Sam Fender au féminin.

“C’est un rêve d’être ici avec Keane !”

Les quelques mots français qu’elle glisse entre deux titres sont autant de bulles de douceur dans un set mélancolique et doux.

Co-fondatrice du collectif Girls Girls Girls mettant en avant des artistes femmes à travers des projets inter-disciplinaires, Eliza Shaddad incarne une vraie lutte féministe. Les textes forts de la jeune femme remportent un franc succès. Il nous tarde de la revoir dans une salle plus intimiste.

Le retour des fils prodigues

“Disconnected” lance le set des Britanniques de KEANE. Toujours aussi dynamique, Tom Chaplin virevolte avec son micro. L’arrivée du groupe est saluée par des hurlements de joie et les applaudissements du public.

Les hostilités sont lancées et malgré une setlist proche de celle de La Maroquinerie, les titres de “Cause And Effect” (2019) offrent une bulle de mélancolie entre des morceaux plus punchy.

La nudité de la scène est rehaussée par un travail d’orfèvre au niveau des lumières, et par plusieurs écrans rectangulaires derrière le quatuor, changeant de couleur en fonction des morceaux. Deux écrans sous la plate-forme accueillant la batterie font office d’écho lumineux.

Ces derniers vont s’éclairer dès l’enchaînement “Everybody’s Changing” et “Is It Any Wonder?”. Nous sommes surpris de leur arrivée si tôt dans le set : le total des chansons de ce soir est de vingt-quatre !

“French people love you!”

Revoir Keane est un peu comme retrouver des amis qu’on a perdu de vue depuis longtemps. On a un petit pincement au cœur, mais on est heureux de les retrouver comme nous les avions laissé. Les musiciens n’ont pas été épargnés par la vie ou les sentiments. Malgré tout, la voix de Tom Chaplin est toujours là. La précision des musiciens aussi. Et le côté doux amer des titres, présent. “Phases”, “Stupid Things”, “The Way I Feel” ont ce côté familier mais nouveau. Les Anglais les intègrent parfaitement à la setlist.

La formation est d’excellente humeur et la salle la lui rend au centuple. Les petites blagues fusent, les expressions françaises plus ou moins approximatives aussi. Le tout dans une ambiance détendue.

Par contre, difficile de ne pas ressentir quelques petits moments de flottement sur les morceaux les plus doux. Cette “nostalgie” est vite contrebalancée par des morceaux énergiques. Mais “Somewhere Only We Know” retentit déjà. Et la communion s’installe. Impossible de ne pas constater l’émotion qui nous étreint à tous le cœur.

Les poignants “Chase The Night Away”, “Crystal Ball” et “Sovereign Light Café” clôturent cette superbe soirée.

Nombreux sont ceux en sortant de l’Olympia qui se rendent compte qu’en fait, Keane nous avait manqué !

Keane Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France 2020, Cause and Effect

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Laura Navarre
J'ai annoncé à mes parents à 16 ans que mon objectif professionnel était de produire la prochaine tournée de U2. Depuis de l'eau a coulé sous les ponts (et U2 fait de la musique relativement passable). Passionnée de musique depuis son plus jeune âge, je me suis écartée du chemin musical parental (Queen & la chanson française), pour rejoindre celui autrement plus sympathique du ROCK.