Reports

KASABIAN @ Zénith (11/11/17)

Dans le cadre de sa tournée “For Crying Out Live”, le groupe de rock britannique Kasabian était de passage au Zénith De Paris samedi dernier. Un concert placé sous le signe de l’amour et de la bonne humeur. Retour sur près de deux heures de joyeuse folie.

Les musiciens de SLAVES ne ménagent ni leurs instruments ni eux-mêmes pendant leur set ! La sueur coule sur la batterie avant qu’elle ne vole sur scène. Sur la toile de fond, les lettres S-L-A-V-E-S s’éclairent grâce à des ampoules à LED dont la couleur varie entre le rose et le bleu. Pendant une demi-heure, le jeune duo britannique formé en 2012 déborde d’énergie et offre du punk rock généreux. Bluffant de maîtrise et de fougue, Isaac Holman (batterie/chant) assure le show torse-nu, envoyant tout valser à la fin des chansons, tombant même une fois à la renverse, ivre de bonheur. Laurie Vincent (guitare/basse/chant) entretient avec son compère une vraie complicité scénique. Slaves livre ainsi une performance d’une demi-heure, rythmée et maîtrisée.

Walt Disney. Universal. 20th Century Fox. Une fois la salle plongée dans le noir, les célèbres musiques de générique se succèdent, provoquant les rires du public. Bip Bip Bip. Sur le backdrop, les larmes rappelant la pochette du dernier album, “For Crying Out Loud” (2017), s’illuminent par intermittence, en rythme avec les “bip” qui s’accélèrent. KASABIAN entre sur scène sous les applaudissements retentissants du Zénith. Et attaque directement avec “III Ray (The King)”, premier morceau de son nouvel opus. Les dés sont jetés. La soirée sera placée sous le signe de l’humour, de l’amour et de la joie. Si la salle n’est pas complète ce soir, elle compte bon nombre de Britanniques, venus soutenir leur groupe de rock favori.

Si quelques morceaux du nouvel album sont joués ce soir, notamment “You’re In Love With A Psycho” et “Wasted”, superbement interprétée, la grande majorité des titres sont issus des précédents disques dont “Club Foot” (“Kasabian”, 2004). La setlist concentre les meilleurs chansons de la formation : “Underdog”, “Re-Wired”, “Fire”, “Underdog”, “Shoot The Runner”, “Empire” et “L.S.F.”. Les sept musiciens enchaînent les titres pendant près de deux heures, faisant durer le plaisir sur la fin des morceaux.

L’assemblée, survoltée, pogotte et chante en cœur avec Tom Meighan et Sergio Pizzorno, visiblement ravis d’un tel accueil : “Paris, vous avez été putain d’incroyable ce soir ! Merci”, s’exclame Tom Meighan à la fin du set. Les deux chanteurs multiplient les interactions avec l’audience. Ils les font chanter, taper des mains en rythme, sauter, se baisser et se lever sur “Fire”. Serge descend même dans la fosse des photographes pendant “Treat”, au plus près des fans du premier rang.

Tom et Serge, tout de blanc vêtus, affichent une complicité évidente sur scène, en particulier sur “Goodbye Kiss”, qu’ils interprètent en acoustique, seuls sur scène. Ils rient ensemble et dédicacent aussi certains titres à leurs compagnes, présentes sur le côté de la scène. Tom introduit “Wasted” comme une chanson d’amour, le tout sous de superbes lumières roses, bleues et violettes. Le comédien Noel Fielding, qui apparait dans le clip de “You’re In Love With A Psycho”, les rejoint même sur “Vlad The Impaler”, pour une danse désarticulée.

Kasabian livre une prestation rock pleine d’énergie et très gaie. Le groupe anglais réussit à mettre une ambiance complétement folle à ce Zénith conquis d’avance. Si Kasabian assure avec un set maîtrisé et spontané, le public se révèle très réceptif. Un vrai moment de bonheur !

Setlist :

Ill Ray (The King)
Bumblebeee
Eez-Eh
Underdog
Shoot The Runner
Days Are Forgotten
You’re In Love With A Psycho
Wasted
Take Aim
Club Foot
Re-Wired
Treat
Empire
Bless This Acid House
Stevie
L.S.F. (Lost Souls Forever)
—-
Goodbye Kiss
Comeback Kid
Vlad The Impaler
Fire