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JON SPENCER AND THE HITMAKERS @ La Maroquinerie (17/05/19)

La légende du rock underground Jon Spencer signe son retour en France avec son nouvel album “Spencer Sings The Hits”. Un retour en grâce pour le trio new-yorkais qui a littéralement transcendé La Maroquinerie le 17 mai dernier !

À l’entrée de La Maroquinerie, le ton est donné : “Je te conseille de mettre des protections aux oreilles parce que ça crache dur en bas !” Pas question et la centaine de personnes présente au sous-sol semble être du même avis. Dans l’attente de la première partie The Devils, les premières places face à la scène sont difficiles d’accès. Un premier rang de quarantenaires entre cuirs et crêtes décolorées ont déjà occupé les lieux. La bière coule à flots et les balances des guitares sur scène suffisent à faire gigoter les plus impatients. THE DEVILS débarquent en fanfare.

Première partie : The Devils

Tout droit venu de Naples en Italie, ce duo de minimal blues rockabilly trash rock met littéralement le feu à la salle. Le pari est audacieux mais tient toutes ses promesses : Erica Toraldo, la chanteuse et batteuse, est tout simplement déguisée en nonne dans une tenue ultra sexy tandis que son acolyte Gianni Vessella tabasse sa guitare. Lorsque The Devils cite ses influences, c’est naturellement qu’il mentionne Jon Spencer et on comprend mieux pourquoi. Le duo se veut trash mais tient largement la route sur un registre plus punk et blues sur des titres comme “Guts Is Enough” ou “White Collar Wolf”. Une belle découverte !

L’infatigable Jon Spencer débarque (enfin) sur scène

Jon Spencer n’est pas venu seul. Mike Sorb, Sam Coomes et Bob Bert, ex-batteur de Sonic Youth et Pussy Galore, sont venus l’accompagner sur cette unique date parisienne. Ensemble, ils forment JON SPENCER & THE HITMAKERS. Après les premiers mots possédés du leader au devant de la scène, c’est clairement la dégaine de Bob Bert qui ne nous quitte plus. Lunettes noires sur le nez, il ne cesse de maltraiter la caisse devant lui qui s’apparente à une énorme poubelle.

Jon Spencer, lui, enchaîne les tubes de son dernier album, “Alien Humidity”, “Ghost” ou encore “Gentle” jusqu’à l’arrivée de “Dang”, vieux titre de “Orange” (1994) sorti vingt ans plus tôt. Jon Spencer, infatigable du haut de ses 54 ans, fait plaisir à son public en reprenant un tube des Pussy Galore, son ancienne formation rock des années 1980, “NYC 1999!”.

Après un rappel très demandé par l’assemblée, Jon Spencer reprend une lampée de bière et remonte sur scène. Si l’audience ne semble pas connaître les nouveaux morceaux issus du dernier disque par coeur, l’engouement est unanime sur “Fake”. Tout juste de quoi assécher les dernières forces de cette petite salle délicieusement suffocante sur le bruyant “Do The Trash Can”.

On l’entend même à la sortie du concert, Jon Spencer a tout donné, enflammé La Maroquinerie comme s’il terminait trois jours de Stade De France : “Right now, kick that can!”

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