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IMAGINE DRAGONS @ Zénith (02/11/15)

L’allée du 205, Boulevard Sérurier était bondée le lundi 2 novembre dernier pour acclamer au Zénith, la formation pop rock, Imagine Dragons.

Comme tout bon concert, une première partie est toujours de mise, et celle ci se présente sous le nom de SUNSET SONSLe quatuor masculin ravage le public, majoritairement féminin. Les Sunset Sons se penchent vers un rock californien, leurs compositions s’encrent dans l’air du temps, d’une tendance complète, leur patte est fraîche, dynamique et séduisante. Un ensemble de mélodies idéal pour des vacances au soleil. Ne pensez plus à rien et laissez vous aller sur la vague Sunset Sons. Dans les années 90, il y avait Travis pour nous initier à la magie du rock, désormais l’époque a changé ainsi que la musique, dès lors, Sunset Sons fait parti du nouveau cursus rock, pourquoi pas ? Son rock smooth plaît et balance les têtes aux rythmes des percussions et des riffs de guitare. En clair, les musiciens nous ont produit quarante-cinq minutes de set et c’est des paillettes plein les yeux que la salle est fin prête pour accueillir Dan Reynolds et sa bande.

IMAGINE DRAGONS : “Smoke + Mirrors Tour”, voilà le programme de la soirée. En sachant à quelle sauce vous allez être dégustés, la tension monte, des vagues de cris surplombent le Zénith, des panneaux astraux et lumineux éclairent doucement les visages. La formation US prend enfin place sous une chape de percussions, il suffit au premier titre “Shots” de retentir pour que les caméras et appareils photos braquent le combo. La foule se lève et les sièges des tribunes resteront vides, les arpèges des claviers amènent sans plus attendre les spectateurs en transe, l’hystérie ne devrait pas tarder. “Trouble” tranche pour une ballade folk et un engouement renverse l’auditorium du Zénith, les pieds ne touchent désormais plus le sol, les corps s’emballent et les esprits s’envolent. Il est l’heure pour “It’s Time” de percuter nos artères, avec sa batterie tribale et animale, ajouté à cela, la fluidité hypnotisante de Dan Reynolds dans ses pas de danse. Pour combler son auditoire, le chanteur interprètera a cappella “Forever Young” d’Alphaville, sa concentration passe à travers les cris et hurlements des fans, plus qu’une déclaration, Dan Reynolds remercie les fans de les avoir mener jusque ici.

Les remerciements terminés, place à la batterie lourde et agressive de Daniel Platzman, si lourde qu’elle transporte les corps et la fascination opère lorsque le purple des projecteurs nous pointe. Les murs du Zénith menacent de s’écrouler avec l’incontournable “I’m So Sorry”, le rythme est fracassant, le duo basse/guitare est percutant et le headbanging du leader nous ouvre tout simplement les portes de leur paradis. Inutile de préciser que lorsque Imagine Dragons et ses ténèbres se réveillent, les jupes de bonnes familles se déchirent afin de laisser place à de la pure insolence. On croisera le chemin de “Gold”, “Demons” et l’inéluctable “Radioactive”. La crise est devenue cardiaque, nos convulsions prennent perpétuité, l’alchimie est totale et l’assemblée est ravagée. Pas de concert, sans un rappel, ce dernier s’exécutera avec “The Fall”, une note douce, des essences de Coldplay, et une tension hystérique sitôt maîtrisée.

Imagine Dragons a dévoilé une palette large et dense ce soir au Zénith de La Villette. Son univers est complet et bien rodé. Que l’on soit adepte de l’ensemble ou non, l’on ne peut réfuter son énergie, son talent. Que l’aventure de ces acharnés de travail perpétue.

Setlist :

Shots
Trouble
It’s Time
Forever Young
Roots
Amsterdam
Polaroid
I Was Me
I’m So Sorry
Gold
Bleeding Out / Warriors
Demons
On Top Of The World
I Bet My Life
Radioactive
—-
The Fall