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HELLFEST 2019 – Jour 2 (22/06/19)

Deuxième jour du Hellfest avec au programme un revival 80 et une flopée d’artistes différents pour notre plus grand plaisir !

SKINDRED (MainStage 02) – Bien qu’il n’y ait aucun atelier yoga au HF (et pourquoi pas ma foi ?), la séance de stretching du week-end est prévue sur la MainStage 02. Les Britanniques sont prêts à retourner le peuple et malgré un temps de jeu assez réduit, la mission est réussie ! Benji Webbe établit d’emblée un lien fort avec la foule et les interactions sont nombreuses et plutôt funs. Une bonne dose d’énergie et de groove pour lancer la journée du samedi !

FM (MainStage 01) – C’est sous un soleil de plomb que les Anglais ont la lourde tâche de passer après Skindred, et malheureusement, ce n’est pas la foule des grands matins. Il faut dire qu’en plus de l’heure de passage, cet “ancien grand groupe” qui fait du hard FM ou AOR, est plus connu des vieux puristes que des vingt-trente ans, majoritaires en festival. Formé en 1984, et après un long hiatus, les Londoniens ont sorti pas moins de six albums depuis leur retour en 2010 ! La voix de Chris Overland (clairement l’un des meilleurs chanteurs dans le style) fait toujours autant merveille, de même que les riffs et soli de Jim Kirkpatrick. Le son est très bon, mais l’ensemble sonne quand même faiblard après les énergiques Gallois.

Le court set de trente minutes est une sorte de best of avec notamment “That Girl”, “The Other Side Of Midnight”, ou encore “Life Is A Highway”, pour se terminer sur un nouveau titre “Killed By Love”. Niveau rythme, on trouve quand même dommage de ne pas avoir balancé la fameuse et extraordinaire reprise de Marvin Gaye “I Heard It Through The Grapevine” (tiré de “Takin’ It To The Streets” (1991)) qui avait tant fait parler, en bien évidemment. En tout cas, ne bondons pas notre plaisir, savourant la chance de pouvoir encore les voir sur scène en 2019, et en France. Pour ceux qui veulent savourer plus de FM, procurez-vous immédiatement le BluRay live “The Italian Job” sorti cette année !

WILL HAVEN (Valley) – La Valley est déjà blindée. Il fait beaucoup trop chaud et tout le monde est assis à l’ombre du chapiteau. Pas très pratique pour circuler et se frayer un chemin pour voir la scène. Le groupe arrive acclamé par la foule, prêt à déchausser des mâchoires. Et le public n’attendra pas longtemps pour se prendre une bonne grosse claque.

Le son est dantesque. La caisse claire prend énormément de place. Le son sur la Valley, en général, est très imposant, et fait vibrer si fort nos organes, qu’il nous ferait dégobiller les déjeuners. Les musiciens sont excellents et donnent tout ce qu’ils ont. La batterie fait tout trembler, la guitare est grasse, la basse imposante. Le chant est lui excellent. Will Haven met une énorme baffe à l’assistance qui headbang violemment, prit par la fougue du groupe.

RICHIE KOTZEN (MainStage 01) – Bien connu des puristes, le chanteur guitariste a une carrière prolifique avec une vingtaine d’albums à son actif. De furtifs passages chez Poison et Mr. Big, c’est principalement avec The Winery Dogs -en compagnie de Mike Portnoy et Billy Sheehan- que Richie s’expose davantage médiatiquement ces dernières années.

Sa prestation est sans aucun doute une découverte pour une grande partie du public. Son rock teinté de blues et sa voix accrocheuse installent un moment de fraicheur et de sérénité dans le flot incessant de décibels saturées du festival. Prolongez l’expérience et découvrez sans attendre sa musique plus posément !

FEVER 333 (MainStage 02) – Le phénomène Fever ravage tout sur son passage depuis un peu plus d’un an. Après une première partie de BMTH remarquée fin 2018, et malgré un album décevant, la bande de Jason Butler arrive au Hellfest gonflée à bloc. Et il ne faut pas longtemps pour que le trio infernal se mette en route et balance un “Burn It Down” incendiaire.

Le set pourra se résumer par une prestance de folie : entre l’hyperactivité de Butler, les acrobaties d’Aric Improta derrière sa batterie et le charisme de Stephen à la guitare, on ne sait pas où donner de la tête. Les quarante minutes du set passent très, trop rapidement et le public du Hellfest ne se trompe pas en offrant une chaleureuse ovation aux Californiens.

ALLEGAEON (Altar) – Les Américains ont récemment sorti leur nouvel album “Apoptosis” -et qui est sans doute l’une des meilleures sorties de l’année- et foulent donc les planches du Hellfest pour la première fois. La foule est au rendez-vous et les amoureux de death metal technique ne seront pas lésés, loin de là.

Malgré un son légèrement brouillon, les techniciens des 6+ cordes sont impressionnants. Entre aisance et brutalité, il est parfois peu évident de savoir où donner de la tête tant chacun déploie de superbes parties. Rendez-vous réussi !

EISBRECHER (MainStage 02) – Les premières minutes du set d’Eisbrecher laissent tout de même sceptique. Un metal indus martial, chanté en allemand, une voix grave aux intonations particulières. Si on ajoute à cela la scénographie et les costumes des musiciens plutôt militaires, le parallèle avec un autre groupe teuton se fait assez rapidement.

Mais, suivre les clichés et comparer n’importe quel groupe allemand avec Rammstein devient un débat assez vite stérile. Surtout qu’aujourd’hui, Eisbrecher propose un set efficace et entraînant. Le frontman n’hésite pas à prendre la parole et sa sympathie ajoute une véritable valeur ajoutée au concert. Au final, c’est un bon moment que l’on passe avec le groupe d’outre-Rhin !

PUNISH YOURSELF (Temple) –

ARCHSPIRE (Altar) – Les Canadiens avaient accompagné Revocation fin 2018, les voilà de retour en France ! Comme leurs collègues d’Allegaeon, technicité et brutalité. S’il y a bien un groupe qui fut tant cité sur le forum de Hellfest, depuis de nombreuses années, c’est bien Archspire. Et la foule présente confirme cette attente. Alors que “Relentless Mutation” (2017) fêtera bientôt sa deuxième bougie, le set est axé sur cette sortie.

De “Human Murmuration” à “Involuntary Doppelganger”, les guitaristes Tobi Morelli et Dean Lamb se donnent avec joie à des échanges à vitesse grand V, soutenus par une section rythmique impressionnante avec Jared Smith (basse) et le taulier Spencer Prewett (batterie). Quant au frontman, Oliver Rae Aleron (chant), il sait parfaitement géré la foule, n’hésitant pas à blaguer comme à son habitude. Son parfait, lightshow dynamique et un final sur “Remote Tumour Seeker” dantesque. Sans aucun doute l’une des meilleures prestations du festival !

DEADLAND RITUAL (MainStage 01) – Sur le papier, la composition du groupe a de quoi intéresser : Geezer Butler, Matt Sorum, Steve Stevens, Franky Perez. Néanmoins cette association ne fait pas tout. Musicalement, le groupe joue davantage de reprises que de compositions.

Ces dernières ne sont d’ailleurs pas très accrocheuses et lassent assez vite. Côté reprise donc, du Black Sabbath avec “War Pigs” qui aura le don de réveiller une foule reposée, “Slither” de Velvet Revolver ou encore “Rebel Yell” de Billy Idol. Rien de bien bandant. Une sacrée déception.

CAVE IN (Valley) – Le dernier passage de Cave In en France remonte à plus de dix ans. C’est donc un événement que de les avoir sur scène à Clisson. Le groupe a sorti un peu plus tôt dans l’année son premier album depuis huit ans et a surtout, et malheureusement, perdu son bassiste-chanteur Caleb Scoffield dans un tragique accident de la route en 2018.

Qu’importe, Cave In est de retour, bien décidé à lui rendre hommage. Malheureusement, les conditions du Hellfest ne sont pas optimales pour apprécier la musique toute en nuance du groupe américain. On s’ennuie assez rapidement, malgré la bonne volonté évidente du combo sur scène. A revoir en salle !

EAGLES OF DEATH METAL (MainStage 02) – Le concert est initialement prévu à 18h. Surprise ! Le set commence avec trente minutes d’avance soit une heure dix de show à une vitesse folle. Un set bon enfant et rock n’roll à souhait et rempli d’amour. Le groupe est très ému de retrouver le public français et de rejouer dans l’Hexagone. Jesse arbore un badge “Life for Paris”, nous dit quelques mots en français dont un “je t’aime” avec les yeux embués de larmes. Cris de joie et de jolis cœur avec les doigts de la part du public. Malgré l’émotion, le groupe donne toute son énergie.

Côté setlist “I Only Want You” fait danser toute la MainStage 02. Ils enchaînent avec “Don’t Speak”, “Anything ‘Cept The Truth”. Evidemment Jesse descend dans la foule et gratouille sur la rambarde de sécurité près de ses fans quelques minutes avant de retrouver ses compères sur scène. A ce moment, un joli petit bout du “Ace Of Spades” de Motörhead est joué. Les musiciens nous offrent également une reprise du “Moonage Daydream” de Bowie. Ils terminent sur “I Like The Move In The Night” et quittent la scène ravis, sous un tonnerre d’applaudissements.

WHITESNAKE (MainStage 01) – Nous y voilà, le revival des 80’s qui démarre avec David Coverdale et sa bande. Ayant tout juste sorti un nouvel album “Flesh & Blood“, le serpent blanc n’en joue que les deux singles, plutôt agréables en live.

Comme on pouvait s’y attendre, qui dit festival dit best of. “Bad Boys” et “Slide It In” démarrent et la mielleuse “Love Ain’t No Stranger” enchaine. Si musicalement le groupe est en forme, Coverdale lui est parfois à la peine. Rien d’anormal mais le rendu est quelque peu touché.

Ses fulgurances sont bien moindres, ses musiciens l’accompagnent beaucoup plus encore et la foule est elle aussi mis à contribution à de nombreuses reprises. Si le groove et les riffs pleuvent à foison, le show ne décolle pas comme espéré. La machine se lance et file droit.

“Here I Go Again” et “Still Of The Night” mettent fin à une prestation dynamique mais qualitativement empruntée en raison d’une voix qui n’est plus celle d’antan. Et s’il vous plait, arrêtez donc les soli de batterie et de guitare en festival !

THE OCEAN (Valley) – Le groupe mené par Robin Staps arrive sur scène tranquillement mais remonté à bloc. Le fait de se retrouver devant une Valley absolument noire de monde doit en effet donner une bonne claque et motiver encore plus. Il y a du monde jusqu’à l’extérieur du chapiteau, signe que la notoriété de la formation est de plus en plus forte et ce concert démontrera bien pourquoi.

Une fougue incroyable de la part de chaque membre. Loïc Rossetti est un frontman avec une voix et une prestance folle. Il est littéralement habité par la musique et ses paroles. Pour ne rien enlever de cette superbe, il sourit énormément à la foule qui lui rend bien. Il communie avec son public, en se jetant dedans comme un dingue. Le son est également monstrueux. La setlist est quant à elle dévastatrice. “The Cambrian Explosion”, “Firmament”, “Bathyalpelagic I: Impasse” et un final démentiel avec “Benthic: The Origin Of Our Wishes”. Un show impressionnant, des artistes humbles. Un grand groupe et une belle leçon musicale. Voilà la recette parfaite d’un concert réussi.

DEF LEPPARD (MainStage 01) – Round 2 pour le revival. Place aux Anglais de Def Leppard pour une tournée axée sur “Hysteria” (1987). Les avis sont divers et variés depuis leur dernière prestation au Hellfest. Sauront-ils nous conforter dans nos avis ? L’arrivée triomphale qui leur est réservée va de pair avec le début du show. “Rocket” et “Animal” lancent correctement le set. Les écrans diffusent, eux, diverses animations et vidéos retraçant le glorieux passé de Def Leppard. Et même avec un “Let’s Get Rocked” des familles, le show bizarrement s’enliser.

Beaucoup trop de midtempo, trop de ballades, un rythme haché. Ajoutez à cela un Joe Elliott (chant) lui aussi assez poussif et peu énergique. Le léopard dort-il ? Bien que musicalement tout le monde tient la baraque : Phil Collen, Vivian Campbell, Rick Savage et Rick Allen, l’articulation du set laisse à désirer. Ceci étant dit, ce show est-il adapté aux festivals ? Difficile de comparer avec nos voisins européens mais les diverses résidences américaines semblent davantage coller à Def Leppard. Le show se veut indoor, il manque clairement un cadre, tout est trop éparse malheureusement.

Même si le trio final “Pour Some Sugar on Me”, “Rock of Ages” et “Photograph” animent la foule et voient les festivaliers chanter, il est déjà trop tard, à notre grand regret. Mais de là à voir Def Leppard en salle, en France, le rêve est permis. Doit-on donc se contenter de cela ou chercher à les voir dans de meilleurs conditions pour les plus fans d’entre nous ? Difficile à dire.

ZZ TOP (MainStage 02) – Alors que la foule attend en nombre l’arrivée du grand bisous sur la scène principale, c’est en compagnie des bluesmen ZZ Top que l’on prend notre mal en patience. Le trio est toujours très actif et ne lève pas le pied malgré leurs âges, respect ! Billy Gibbons (guitare) et Dusty Hill (basse) occupent comme d’habitude le devant de scène, tandis que Frank Beard (batterie) prend de la hauteur sur ses comparses. Scéniquement très sobre, c’est du côté musique qu’il faudra chercher ce piquant tant recherché.

La machine est bien huilée et les fans sont très réactifs devant la Mainstage 02. Difficile de manquer aux classiques tels que “Gimme All Your Lovin'”, “Sharped Dressed Man”, “La Grange” et “Tush”. D’ailleurs les viva se font principalement ressentir sur ces morceaux-là. Le reste pioche ici et là dans la vaste discographie qui est la leur. On notera juste un manque de punch dans le son, qui n’est pas si “fort”, et qui aurait amené une patate supplémentaire à des morceaux parfois redondants. Fort heureusement, le charisme des gus et les guitares, parfois incroyables, de Billy atténuent ces quelques couacs.

CRADLE OF FILTH (Temple) – Bien que s’étant racheté une conduite depuis près de dix ans, Cradle Of Filth reste une formation qui divise. Pour cette tournée 2019, soit deux ans après son dernier album en date, le groupe décide de rendre, en partie, hommage à “Cruelty & The Beast”. Les Britanniques interprétent trois titres issus de la galette fêtant ses vingt-et-un ans en 2019. Le tout avant de se projeter vers le reste de sa discographie.

Malgré les limites évidentes de Dani Filth en live, le groupe facture une prestation de haute volée. “Heartbreak And Seance”, issue du dernier disque, est déchirante alors que la fin de set propose trois tubes qui retournent la Temple comme jamais. En plus des classiques “Nymphetamine” et “Her Ghost In The Fog”, COF inclut “Saffron’s Curse” depuis peu dans sa setlist et c’est une franche réussite !

KISS (MainStage 01) – Ultime acte de notre revival. Pour leur troisième au Hellfest, les Américains de KISS déploient l’artillerie lourde. Inscrite dans le cadre de leur dernière tournée mondiale, qui va tout de même durer trois ans, Paul Stanley, Gene Simmons, Eric Singer et Tommy Thayer font de Clisson l’unique date française, connue à ce jour. “Detroit Rock City” démarre le show et une fois l’immense toile baissée, Paul, Gene et Tommy descendent du plafond, rien que ça ! L’effet “wow” est de mise et l’excitation qui règne en cette fin de journée se fait entendre.

Vingt titres et près de deux heures de live, KISS réussi son show à l’américaine. Les “Deuce”, “Lick It Up” ou “Calling Dr Love” font toujours le même effet sur les fans. Côté show justement, la pyrotechnie est bien présente et parfois impressionnante. Le socle de la batterie d’Eric est un véritable vivier à pétard.

Deux bémols sont, tout de même, à noter. On évoque souvent les artistes qui ne communiquent pas avec leurs fans. Ce n’est clairement pas le cas ce soir de KISS et du frontman qu’est Paul Stanley, bien au contraire. Les échanges seront multiples mais parfois bien trop longs et sonnent parfois bien trop forcés. Il n’y a parfois pas de juste milieu et le rythme en prend un léger coup. Puis, la longueur du show, le groupe prenant son temps (ce qui est normal), mais le rythme en pâti aussi.

Ceci étant dit, malgré les nombreux bruits de couloir sur les playbacks et les choeurs pré-enregistrés, la voix parfois criante de Paul était bel et bien présente et aucune trace d’artifices sonores ne semblent être présents. Rien à signaler donc ! Les traditionnels soli de guitare/basse, Gene et sa mise en scène sanglante, Paul qui s’envole vers une plateforme dans la foule, tout y est, tout le show, le show KISS est bien là et c’est bien l’essentiel. Une pluie de confettis et divers feux d’artifices mettent fin à une belle prestation sur “Rock and Roll All Nite” pour cette dernière donc. Croisons les doigts pour revoir les Américains en salle une dernière fois en France, avant qu’ils ne rangent leur maquillage et leur impressionnant attirail scénique. Conclusion : bons baisers de Clisson !

CULT OF LUNA (Valley) – Cult Of Luna, à minuit, sous la Valley. Les astres s’alignent pour que le set des Suédois soit légendaire. De retour à Clisson après six ans d’absence, le groupe prépare doucement la sortie de son nouvel album prévu pour l’automne. Un décor fait de voiles de bateaux se chevauchant en fond de scène, et nous voilà partis pour le plus céleste des voyages.

Ouvrant son set par les dix minutes de “The Silent Man”, le nouveau single du groupe, Cult Of Luna prend son public par les tripes immédiatement. Le son est aussi massif qu’un mur, et suffisamment travaillé pour que l’on puisse distinguer les diverses couches qui le compose. Les deux batteurs travaillent de concert pour que les rythmiques tantôt martiales, tantôt aérées dictent le tempo du concert et le reste du groupe est à l’unisson quand il s’agit d’offrir de grands moments épiques. En une heure de set, le groupe originaire d’Uméa transcende et sort grand vainqueur de cette deuxième journée en Enfer. Vivement le Trianon !

ARCHITECTS (MainStage 02) – Ben Barbaud l’avait déjà annoncé l’an dernier, le but d’un festival c’est également d’aider à ce que les groupes d’aujourd’hui soient les têtes d’affiches de demain. Le carton plein de Parkway Drive l’an dernier donne donc des idées et c’est ni plus ni moins que les Britshs d’Architects qui ont la délicate mission que de clôturer cette journée du samedi sur la MainStage 02.

Fort d’un huitième album (en douze ans de carrière !) couronné de tous les succès, la formation originaire de Brighton débarque sur scène avec le titre d’ouverture de ce dernier album “Death Is Not A Defeat”. Le son est, comme c’est souvent le cas avec le groupe depuis deux ans, assez brouillon et l’accent reste bien trop mis sur le chant de Sam Carter. Si ce dernier est en forme et reste un excellent frontman, la setlist, uniquement axée sur les deux derniers disques, ne lui permet pas de montrer l’étendue de son talent.

Ainsi, et malgré des tubes évidents, on a rapidement le sentiment que le groupe a composé douze fois la même chanson, à quelques nuances près. L’assemblée du Hellfest peine d’ailleurs à rentrer dans le set et il faut que le chanteur blond prenne assez souvent la parole pour fédérer tout ce petit monde. L’hommage habituel à Tom Searle semble d’ailleurs forcé, ce qui n’est pas étonnant car l’auditoire du Hellfest n’est sûrement pas aussi intime avec Architects qu’un public en salle par exemple.

En bref, une prestation plus qu’en demie-teinte. Architects, bien que plus haut que jamais, commence à tourner en rond artistiquement et à faire des choix ternissant malheureusement ses prestations live qui étaient légendaires il y a encore quelques années. Allez les gars, on ne se laisse pas abattre, et on revient dans deux ans avec un album patate !

Enfin, un grand merci à Régis Peylet pour sa contribution photo !

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