Reports

HELLFEST 2017 – Jour 2 (17/06/17)

Une sacrée journée en prévision ! Du rock et du hard rock, mais pas que !

JARED JAMES NICHOLS (MainStage 02) – Il fallait se lever tôt pour voir ou revoir JJN ! Jeune guitariste venu tout droit des Etats-Unis, blues et rock n’roll sont ses maitres mots. Accompagné de Erik Sandin et Dennis Holm, le trio fait face à une importante foule dès 10h30 ! Pour son premier -d’une longue série espérons le- passage, Jared va régaler les festivaliers. De “Don’t You Try” à “Can You Feel It?” en passant par “Playin’ For Keeps”, c’est toute l’étendue de son talent mais également de sa palette musicale qui sera faite. Ayant déjà côtoyé Zakk Wylde, ZZ Top, Lynyrd Skynyrd ou encore Glenn Hughes, il est quasi assuré qu’il faudra compter sur lui et ce dès septembre avec la sortie du second album chez Listenable Records. Retenez bien ce nom, vous en entendrez parler !

THE NEW ROSES (MainStage 01) – Les Allemands sont donc les premiers à fouler la scène principale, les premiers d’une longue série ! Evoluant dans un style rock/hard rock, le combo pourrait plaire aux anciens mais également aux plus jeunes. La musique est agréable bien que pas très originale. Le type de musique qu’on pourrait aisément écouter sur la route 66, cheveux aux vents ou bien cheveux sous la casquette dans un énorme truck. Le moment est agréable, sans superflu. Timmy (chant/guitare) et les siens sortiront leur nouvel album 25 août prochain via Napalm Records.

THE DEAD DAISIES (MainStage 01) – Malgré l’énorme expérience de chacun des membres du groupe, les Américains jouent tôt et trop peu à notre goût. Composé de John Corabi, Marco Mendoza, Brian Tichy, David Lowy et du dernier arrivé Doug Aldrich, excusez du peu, The Dead Daisies n’est en effet pas un groupe de jeune démarrant sa carrière, loin de là ! Présenté comme un collectif de musiciens et non d’une supergroupe, la formation compte déjà trois albums à son actif dont le dernier “Make Some Noise” (2016) que les musiciens étaient venus présenter à Paris au Trabendo. Musicalement, c’est un hard rock très classique, old school par moment également, mais également rock où Corabi se dévoile et gère à la perfection. Accompagné d’une équipe de choc, le concert est lui aussi une réussite. Le seul regret, au vue du temps de jeu qui leur est accordé, est de constater un nombre un peu trop élevé de reprises aux détriments de leurs compositions… m’enfin que voulez vous ! La journée se poursuit au rythme du rock n’roll et l’ambiance est elle aussi au rendez-vous !

ULTRA VOMIT (MainStage 02) – Ils sont de retour pour nous jouer un mauvais tour ! Il ne s’agit pas de la Team Rocket non, mais bien d’Ultrum Vomitae, le plus grand groupe de rock français au monde bien entendu. Après son retour dans les bacs avec “Panzer Surprise !”, un retour au Hellfest était attendu. Tellement attendu que le parterre devant la seconde MainStage est blindée de toute part, et pour ne rien arranger à ça, il fait chaud. La rigolade du samedi démarre avec “Darry Cowl Chamber” suivi par “Les Bonnes Manières”. Autant vous dire que c’est une excellente manière de débuter ! Le set mixe les nouveautés avec les hits de “Objectif Thunes” (2008) dont “Boulangerie Patisserie” et “Quand J’étais Petit” (coucou Lemmy). “Calojira” rend surtout hommage à Calogero, le grand absent de cette édition du Hellfest tandis que “Takoyaki” japonise l’audience du jour. Mais le moment le plus énorme est évidemment le “wall of chiasse” où les partisans du “pipi” et ceux du “caca” vont se rendre la pareil dans des moshs d’une violence extrême. Entre sourires et rires… de quoi changer une vie à tout jamais ! Enfin le lourdingue “Evier Metal” met fin à un très bon show. Le groupe est comme à son habitude d’un sérieux et, chose nouvelle, prend l’initiative de traduire les consignes aux festivaliers étrangers, dans un parfait anglais, et ça, c’est vraiment pas mal là non ?

PHIL CAMPBELL AND THE BASTARD SONS (MainStage 01) – Après un passage l’an passé pour “l’inauguration” de la statue hommage à Lemmy, l’ancien guitariste de Motörhead est de retour au Hellfest cette année mais cette fois pour y jouer. Accompagné de ses “Bastard Sons”, il investit en ce début d’après-midi la MainStage 01. Et le constat principal est qu’à l’instar de Motörhead le groupe joue fort. Trop fort. Le groupe ne disposant pas encore d’un catalogue fourni, la part belle sera faite à des reprises de Motörhead côté setlist. Si on prend plaisir à voir Phil Campbell sur scène, on assiste finalement à un concert de rock n’roll classique partiellement gâché par un son trop fort.

UGLY KID JOE (MainStage 01) – Comme la veille avec Helmet, retour dans les années 90 avec un groupe peu prolifique mais culte de la scène alternative des 90’s : Ugly Kid Joe. Avec leur allure de branleurs californiens totalement assumée, surtout l’hyper charismatique chanteur Whitflied Crane, les membres du combo vont envoyer tous leurs tubes devant une large foule ravie et réceptive : “Neighbor”, “Cats In The Cradle”, ou encore leur gros classique “Everything About You”, tous tirés du premier album et plus gros succès “America’s Least Wanted” (1992). Tout est fait avec une aisance folle, et le frontman est déconcertant de facilité en assurant un chant parfait tout en se baladant en permanence sur la scène et sur son avancée. Pour résumer cet excellent moment, nous avions un groupe au top et un leader charismatique emportant le public sans effort, des tubes, un soleil à faire pâlir celui de la Californie, en bref tout pour faire un show parfait qui restera l’un des grands moments du week-end.

STEEL PANTHER (MainStage 01) – Place au plus grand groupe de heavy metal de tous les temps, enfin ! Venu tout droit des United States Of America, Michael Starr, Satchel, Lexxi Foxx et Stix Zadinia enfilent leurs plus belles tenues pour chauffer, réchauffer Clisson pour la seconde fois de leur carrière. Deux albums sont depuis sortis avec “All You Can Eat” (2014) et “Lower The Bar” (2017) mais ce sont évidemment les deux premières offrandes qui marquent le plus les fans et les cinq titres tirés de “Feel The Steel” (2009) confirment cela ! De “Fat Girl (Thar She Blows) à “Death To All But Metal”, la prestation ne présente aucune fausse note. Ah si, une seule. Michael et Satchel sont connus pour faire les pitres sur scène et blaguer à tout va, s’adressant à la foule ou à leurs deux camarades de la section rythmique. Cependant, ne jouant pas un set complet, on pouvait naturellement s’attendre à ce qu’ils coupent courts certains de ces sketchs mais non. Fun, oui. Rigolo, oui. Mais jouez nous juste plus de titres ! Onze morceaux sont tout de même au programme, ce qui est plutôt pas mal, avouons-le mais ils auraient facilement pu jouer deux titres supplémentaires dont “Gold Diggin’ Whore” qui manque à l’appel. Autrement, entre les balbutiements de Satchel dans un français hésitant et les “boobies” scandés par Michael et la foule, RAS. La foule adhère, fait la fête et reprend à plein poumons toutes ces belles paroles pleine de magie. Le quatuor fera monter moultes demoiselles sur scène, comme toujours avant de conclure avec “Gloryhole” et “Party All Day (Fuck All Night)”. Fuck fuck fuck yeah, fuck yeah!

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES (Warzone) – Sur une Warzone bien empoussiérée, c’est au tour de l’ancien leader des Gallows avec sa formation Frank Carter & The Rattlesnakes. Le soleil tape toujours autant et la poussière est plus présente que jamais mais l’audience répond présente et elle a raison quand on connait les prestations scéniques de l’Anglais. Fort de son excellent deuxième album “Modern Ruin” sorti plus tôt cette année, le chanteur ne va pas se faire attendre pour mettre l’ambiance puisque c’est dès le premier morceau qu’il se jettera dans la foule. Malgré la chaleur et la poussière qui rendent les conditions particulièrement difficiles, il ne cessera de se livrer à 100% durant pas moins de cinquante minutes qui se termineront sur le désormais classique “I Hate You”. La Warzone est incontestablement la scène où la folie est la plus présente et ce concert en était encore la preuve. Assurément l’une des prestations qu’il ne fallait pas rater sur cette scène durant ce Hellfest !

DEE SNIDER (MainStage 02) – Profitant de l’annulation de WASP, celui qui mis fin à sa carrière avec Twisted Sister l’an dernier est de retour avec son nouveau projet ! Le mythique et incroyable Dee Snider est donc déjà de retour à Clisson ! Il en plaisantera même sur scène, indiquant qu’il ne s’imaginait pas déjà revenir. Que propose donc le groupe estampillé Dee Snider ? Oubliez le hard rock, c’est plutôt dans un rock mainstream qu’évolue la formation et l’écoute de “We Are The Ones” (2016) ne peut que confirmer. Quatre titres sont tirés de ce dernier et les cinq autres morceaux sont des reprises plus ou moins connues du public. Bon, trêve de plaisanterie, trois titres de Twisted Sister sont au rendez-vous, ces mêmes titres qui ont fait trembler les terres l’été dernier, nostalgie. “The Kids Are Back”, “We’re Not Gonna Take It” et “I Wanna Rock” résonnent à nouveau et confirment encore une fois que Dee est un frontman de classe mondiale. Sa voix perçante captive et ne lâche pas les festivaliers. Les deux autres reprises sont “Head Like A Hole” de Nine Inch Nails et enfin “Outshined” de Soundgarden, Snider rendant ainsi un vibrant hommage à Chris Cornell, qui a mis fin à ses jours un mois auparavant. Entre nostalgie et émotion, Dee Snider délivre là une belle prestation, chaudement salué par un public conquis.

SOILWORK (Altar) –

CHELSEA WOLFE (Valley) – Changement d’ambiance et place à la prêtresse Chelsea Wolfe et à la noirceur captivante de son oeuvre. A l’instar de King Dude, avec qui elle a d’ailleurs déjà collaboré, sur cette même scène l’an passé, la musique de l’artiste américaine, bien que “surprenante” et relativement plus “calme”, s’avère très en phase avec l’esprit global du festival. C’est une tente bien remplie qui va ici se laisser hypnotiser par la voix profonde et envoûtante de la chanteuse et par son univers sombre. Peu importe la violence ou non de la musique finalement, le tableau peint par la musicienne californienne est clairement extrême. Et quoiqu’il en soit, elle nous emporte avec elle dans les profondeurs de ses tourments, avec un show certes statique mais relevant presque de l’incantation. Une prestation qui sort du lot, fait du bien en ce début de soirée et rend impatient d’entendre son prochain album prévu pour la rentrée, dont un premier extrait très prometteur “16 Psyche” aura été joué aujourd’hui.

AIRBOURNE (MainStage 01) – Rappelez vous lors de leur dernier passage : soucis techniques à répétition, set écourté… Que de frustration ! Mais 2017, rien de tout cela. Les Australiens vont retourner le Hellfest, ni une, ni deux, ni trois fois, mais bien huit fois. Chaque titre sera une véritable baffe rock n’roll et que dire de l’ambiance, l’enfer totale mais dans le bon sens du terme ! Une furie généralisée qui s’empare de quiconque était devant les deux Mainstages. Acte premier avec “Ready To Rock” qui déstabilise tout le monde et nous voila entrainé dans une spirale rocknrollesque incontrôlable ! Les pits se forment de toute part, les slams n’arrêtent pas, la poussière se joint à la partie et les voix se déchirent ! Petit break avec “Too Much, Too Young, To Fast” mais “Down On You” reprend de plus belle ! Passé “Rivalry” tiré du dernier album “Breakin’ Outta Hell” (2016), Joel, Ryan, Justin et le nouveau arrivé en provenance de Palace Of The King, Harri Harrison, ne vont pas se ménager avec “Girls In Black”, “Breakin’ Outta Hell”, le dynamique “Live It Up” et enfin, le sauvage “Runnin’ Wild” ! Joel se permet même une petite séance d’escalade sur les structures de la scène, chose qu’il avait arrêté un moment, prenant un peu de hauteur pour scruter la densité du public mais également jouer un peu de guitare, très bon spot il est vrai ! Bien qu’ils soient “comme AC/DC” et que la musique est parfois “pas très originale”, Airbourne vient tout simplement de tout défoncer, parlons juste, et de délivrer l’un des meilleurs concerts de cette édition du Hellfest ! L’ambiance fut sensationnelle ! Que Paris se prépare, l’Olympia en octobre subira le même sort ! La poussière en moins.

PAIN OF SALVATION (Altar) – Les Suédois de Pain Of Salvation sont de retour au Hellfest après six longues années. Le groupe a en effet connu une longue pause forcée due à une maladie du leader Daniel Gildenlöw qui revient de loin et dont les expériences vécues durant sa convalescence forgent le thème de l’excellent nouvel album “In The Passing Light Of Day“. Toujours aussi beau et raffiné, mais marquant également un retour à des sonorités plus brutales, cet opus est parfait pour un retour live. Et la bande ne s’y trompe pas en le faisant occuper une bonne moitié de sa setlist. Les lumières sont belles, le groupe et notamment son frontman ravis d’être là et le montrant sans s’arrêter de sourire, et le son est bien équilibré. Et même si la Temple n’est pas remplie, rien ne semble entacher ce beau moment de retrouvailles entre les musiciens et leurs fans dans le cadre parfait du Hellfest (qui a visiblement plu au chanteur qui a vu la différence entre 2011 et 2017). L’heure allouée aux Suédois se termine bien trop vite sur l’épique “On A Tuesday” et le combo comme l’auditoire auraient bien fait durer le plaisir plus longtemps semble t’il !

APOCALYPTICA (MainStage 02) – Tournée spéciale “Metallica” pour les Finlandais, autant dire que cet un petit événement en soi car leurs versions revues sont plutôt intéressantes et les nombreux fans présents vont clairement dans ce sens là. Cependant, outre le show carré, conforme et sans fioriture, il faut bien avouer que ce set a clairement impacté, négativement, sur l’ambiance globale devant les scènes principales et particulièrement pour LA tête d’affiche suivante. Leur programmation n’est pas a critiquer mais leur place dans le running order l’est clairement.

AEROSMITH (MainStage 01) – Dernier concert français ou non ? Difficile d’affirmer quoique ce soit au final. Vendu comme la dernière tournée, il semblerait que les plans du quintette aient entre temps changés. Ce n’est ni le premier, ni le dernier groupe à agir de la sorte, reste à comprendre le pourquoi du comment. Mais concrètement, peu importe. Aerosmith est de retour en France, une fois de plus au Hellfest et c’est bien ça le plus important. Les Américains vont rocker la foule. Leur passage en 2014 avait marqué les esprits, l’ambiance était elle aussi au top. Cette fois-ci, tous les éléments nécessaires à un show d’envergure ne seront pas au rendez-vous. Côté musique, Steven Tyler, Joe Perry, Brad Whitford, Tom Hamilton et Joey Kramer assurent comme toujours. La setlist best of est de sortie, comme toujours, mais fonctionne. “Cryin'”, “Livin’ On The Edge”, en passant par “Love In An Elevator”, “Janie’s Got A Gun” et “Mama Kin”, comment être déçu ? Pas facile n’est-ce pas ? Et pourtant, là où en 2014 ce fut la folie, 2017 est à la ramasse. L’audience est très spectatrice et peu bougent. La faute à qui/quoi ? Apocalyptica est un premier élément de réponse. En second, le show maitrisé “à l’américaine” a également sa part de responsabilité. Les échanges entre Tyler et le public sont absents, sauf enfin de concert et encore, difficile donc d’installer une proximité durant le concert. “Sweet Emotion”, “Dude (Looks Like A Lady)” mais également quelques reprises sont au programme dont deux de Fleetwood Mac ou encore “Come Together” des Beatles. Des animations vidéos animent également la prestation mais quelques soucis avec les énormes écrans ont légèrement gâchés l’immersion totale avec les Bostoniens. C’est avec l’incontournable “Walk This Way” que le show prend fin. Si musicalement le show était à la hauteur, les à-côtés ne l’étaient pas vraiment. Si le groupe revient un jour en Europe, passez en salle messieurs !

KREATOR (MainStage 02) – Il n’est pas chose aisée que de passer juste derrière Aerosmith mais les Allemands vont nous faire puiser dans nos dernières ressources afin de finir cette soirée en beauté. Armé d’un stage set impressionnant, Mille Petrozza et ses trois comparses vont matraquer leurs instruments respectifs avec fureur et énergie. Lancé sur “Hordes Of Chaos”, le chaos n’attendra pas et le pit s’embrase d’emblée. Il en sera de même sur chacun des morceaux. Le dernier album en date “Gods Of Violence” est bien évidemment mis en avant avec quatre titres dont l’éponyme et “Satan Is Real”. Quant au reste du set, sont également de la partie “Phantom Antichrist”, “Enemy Of God” pour ne citer, et enfin le duo “Violent Revolution” / “Pleasure To Kill” pour le plus grand bonheur des fans. Un show, une ambiance et des conditions idéales : une parfaite manière de conclure ce second jour !

DEAFHEAVEN (Temple) – Deafheaven c’est ce jeune groupe américain au look hipster, qui sort un album à la pochette rose, et qui fait du black metal. Forcément, ça fait parler et ça divise ! Et quand on voit l’affluence relativement faible sous la Temple, on se dit que le chemin est encore long pour que les esprits s’ouvrent plus chez les “trve” adeptes de black metal. Empruntant autant au post rock qu’au black metal, la musique du combo est aussi brute que travaillée, à l’image d’un show épuré aux lumières majoritairement bleues. La principale “attraction” est le chanteur George Clarke avec son attitude scénique si particulière et quasi dérangeante. Ne tenant pas en place et semblant en permanence sous tension, il aime aller au bord de la scène au plus près de l’assemblée. La reprise “Cody” des Ecossais de Mogwai montre bien l’influence post rock dans la musique du groupe et sera assurément l’un des points forts de la prestation. Si le show des Américains n’aura pas manqué d’intérêt, il se sera tout de même avéré difficile à apprécier totalement en cette fin de deuxième journée, peut être de par son côté trop brut.

Intense, dense, chaude seconde journée que nous venons de vivre là. Pour cette journée “grand public” sur les MainStages, nous pouvions craindre des difficultés de circulation mais les aménagements faits par la production ont parfaitement démontrés que la chose a été parfaitement considérée et travaillée ! Allez, encore un petit jour et l’aventure 2017 va se terminer.

Jour 1Jour 2Jour 3Bilan