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HELLFEST 2016 – Jour 1 (17/06/16)

Le cap de la dixième édition passé avec brio, le Hellfest remet le couvert avec une onzième cuvée qui s’annonce, malgré quelques incertitudes météorologiques, encore plus folle et plus grande. Trop peut-être ?

THE SHRINE (MainStage 02) – Lourde tâche que d’ouvrir le festival et inaugurer les MainStages ! Les Californiens de The Shrine, petit déjeuner à peine avalé, et menés par Josh Landau (chant/guitare) vont entrer dans le vif du sujet en deux temps, trois mouvements ! Quoi de mieux que de débuter le festival avec un bon vieux rock n’roll venu tout droit de Venice Beach ? Les influences Sabbath se font ressentir mais la vibe est tout de même très punchy. Ainsi, leur savant mélange est très prenant et lance ce vendredi de la plus belle des manières ! A noter que Beb, chanteur de Soggy, sera une nouvelle fois convier par le groupe pour conclure sur “Waiting For The War”, comme lors du Download Festival à Paris quelques jours auparavant.

DELAIN (MainStage 01) – La première formation à fouler la MainStage 01 dans le cadre de cette nouvelle édition, est néerlandaise ! Maintenant composée  de six membres, Merel Bechtold (guitare) ayant officiellement rejoint la team, c’est une véritable petite armée qui vient faire face à une foule déjà conquise. Les sept titres interprétés seront positivement accueillis. Le show est dynamique, Charlotte Wessels (chant), très en voix, est visiblement heureuse de revenir du côté de Clisson, tout comme le reste de la formation qui imprime une belle dynamique sur scène. Les premières gouttes de la journée se feront sentir mais n’altérent en rien le plaisir pris par le public. Court mais intense résume parfaitement ce début de journée. Notons que Delain sortira son nouvel album cet été et sera de passage en France en fin d’année, des événements à ne pas manquer donc !

AUDREY HORNE (MainStage 02) – Quoi de meilleur pour lancer encore un peu mieux son festival que le hard rock joyeux et énergique de nos Norvégiens préférés ? Direction la MainStage 02 pour profiter à fond des trente petites minutes allouées à Audrey Horne. Le chanteur Toschie ne se privera d’ailleurs pas de faire remarquer qu’il s’agit de leur troisième passage au Hellfest mais qu’ils jouent de plus en plus tôt. Petite pique méritée à l’organisation ? Il est indéniable que le groupe mériterait meilleure place tant son énergie est communicative. Il est donc dommage de les faire jouer devant un parterre clairsemé de lève-tôt (ou plutôt de chanceux qui ont pu passer l’attente à la Cathédrale). Même si quelques gouttes de pluie pointent le bout de leur nez, cela n’entachera en rien l’enthousiasme du groupe et de l’audience qui verra le frontman descendre à son contact. Comme à chaque fois, c’est le sourire aux lèvres que le public applaudit les cinq compères en demandant même un rappel qui ne viendra bien évidemment pas.

HARM’S WAY (Warzone) – L’annulation de Tremonti sur la MainStage 01 (il jouera finalement en fin de soirée sous la Valley) nous pousse à aller découvrir la nouvelle Warzone et donc à en profiter pour voir la prestation de Harm’s Way. En ce qui concerne le nouvel aménagement de ce coin point noir des précédentes éditions, il est tout simplement sublime, et le spectacle se situera plus là que sur la scène en elle-même. Le set des Américains s’avère en effet répétitif et lassant, malgré sa courte durée. Et ce n’est pas son bondissant chanteur bodybuildé qui y changera grand chose, ses mouvements s’avérant, eux aussi, répétitifs. Une prestation plutôt anecdotique donc, mais qui aura permis d’apprécier tranquillement l’énorme travail fait pour ce tout nouvel espace de la Warzone qui devient tout simplement le plus bel endroit du site.

CRUACHAN (Temple)

NASHVILLE PUSSY (MainStage 02) – Figure incontournable de la scène rock n’roll et adepte des routes françaises, Nashville Pussy s’apprête à retourner une nouvelle fois le Hellfest. “Struttin’ Cock” donne le ton, tout en finesse, avant d’enchaîner avec “Rub It To Death”. Les temps faibles seront rares, mis à part une pause Jack et bière. La foule réclame du rock n’roll bien crado et elle sera servie ! Ruyter Suys et Bonnie Buitrago sont hyperactives, entourant le charismatique gueulard Blaine Cartwright. La bonne humeur est au rendez-vous, l’audience se lâche et les têtes suivent le mouvement. “I’m So High”, “Up The Dosage” et entre autres “Good Night For A Heart Attack” animent sauvagement les débats. Le seul bémol concerne la balance sonore qui est par moment inégale, mais bien moins choquante que lors d’autres concerts tout au long du week-end.

WO FAT (Valley) – Premiers pas sous la Valley pour cette édition 2016 avec Wo Fat qui est visiblement attendu. Le groupe débarque sobrement sur scène et débute avec un morceau en grande partie instrumental. Ce choix, ajouté au son légèrement brouillon, n’aide pas à rentrer dans le show. De plus, et même si l’intérêt du trio ne réside pas là, la voix passe relativement inaperçue. Mais c’est sans compter sur le groove gras des Texans qui va vite contaminer le public. Un premier set relativement bon sous une Valley à la programmation toujours de qualité et pointue permettant de belles et nombreuses découvertes chaque année.

SHINEDOWN (MainStage 01) – Retour du côté des MainStages, et plus précisément sur la première qui accueille maintenant Shinedown et ses amateurs de rock alternatif. Si le genre peut surprendre au Hellfest, force est de constater qu’il y est de plus en plus présent afin de contenter (ramener?) un auditoire toujours plus nombreux et moins extrême. Et qu’on aime ou pas, les Américains livreront un show d’une belle énergie, même si le tout pourra paraître légèrement surfait comme souvent avec ce genre de grosse machine US. Si le groupe avait joué tôt et sous chapiteau une semaine auparavant au Download à Paris, il a ici une place de choix en début d’après-midi sur la plus grosse scène et devant une assemblée déjà très nombreuse. Le frontman Brent Smith n’hésitera pas à descendre en plein milieu de la fosse afin d’expliquer au public ce qu’il attend de lui. En résumé, une prestation énergique et agréable.

 

 

SOLEFALD (Temple)

ALL PIGS MUST DIE (Warzone)

LE BAL DES ENRAGES – (MainStage 02)

HALESTORM (MainStage 01) – Lzzy Hale pose enfin ses flycases à Clisson ! Bien ancré dans le paysage rock européen et surtout outre-Atlantique, Halestorm foule les planches du Hellfest pour sa toute première fois ! Dès les premières notes de “Love Bites (So Do I)” il est facile d’observer que les musiciens disposent d’une audience acquise à leur cause. La prestation filera à la vitesse de l’éclair. Les hits tels que “Mz. Hyde” s’enchainent, mais laissent également place à quelques nouveautés tirées du dernier opus en date “Into The Wild Life” (2015) telles que “Scream” ou “I Am The Fire”. En bon frontwoman, Lzzy est bien évidemment un as de la communication. Bien que toujours souriante, la puissance que dégage sa voix nous laisse parfois de marbre, se demandant si c’est bien elle qui endosse ces deux facettes. Côté musique, ce mélange rock US assez passe-partout est parfois source de débats mais il trouve preneur; le succès étant au rendez-vous ! Un moment agréable qui se termine avec “I Miss The Misery”.

JAMBINAI (Valley) – Les Sud-Coréens de Jambinai commencent tout doucement à faire parler d’eux sur le territoire français, arpentant les diverses salles pour déverser leur post rock puissant teinté d’instruments traditionnels coréens. Formation qui ne pouvait convenir qu’à l’univers enchanté de la Valley et qui, en ce milieu d’après-midi déverse une puissance jusqu’alors inconnue pour la formation. Les guitares sont tranchantes à souhait et la batterie pachydermique. On regrette un peu que les instruments traditionnels soient un peu mis en retrait dans le mix mais nul doute que le public a apprécié cette découverte.

MASS HYSTERIA (MainStage 02)

ANTHRAX (MainStage 01) – Du thrash en veux-tu en voilà ! L’Altar est principalement concerné par ce style musical en ce vendredi mais la MainStage 01 se voit offrir les Américains d’Anthrax. L’immense backdrop aux couleurs du dernier album “For All Kings” habille magistralement la scène, ne manque plus que les acteurs. Tout comme à Paris, ce dernier sera présenté au travers de trois titres dont “You Gotta Believe” qui laisse entrevoir un set de toute beauté. La bande à Scott Ian semble être en forme et Charlie Benante (batterie) est bel et bien présent, lui qui avait souvent dû rester à la maison lors des récents passages du groupe. La prestation ne sera malheureusement pas sublimée par le son. Guitares faibles, soli inaudibles, du côté de Joey Belladonna rien à signaler mais l’ensemble n’est pas optimal. Heureusement que les “Fight ‘Em ‘Til You Can’t”, “Antisocial” et “Indians” savent dynamiter le pit et captiver les spectateurs.

TURBONEGRO (MainStage 02) – La MainStage 02 voit le retour des habitués de Turbonegro. Les Norvégiens en sont à leur troisième participation au Hellfest, et c’est toujours un plaisir de les retrouver. Toujours aussi fous avec leur look improbable, les punks vont mettre l’ambiance comme ils savent si bien le faire, même si le chanteur est moins en voix qu’à l’accoutumée, et qu’il s’agira d’un des rares concerts en MainStage du festival où on pourra circuler tranquillement. Niveau setlist, pas de surprise, ce qui sera d’ailleurs dommage pour ceux les ayant déjà vus en 2014 et 2012. Même si les classiques “You Give Me Worms”, “All My Friends Are Dead”, et “Get It On” font toujours leur effet et sont repris en choeur par le public, le groupe pourrait renouveler un peu plus ses setlists. Peu importe ce détail, Turbonegro réussit toujours à nous faire passer un bon moment festif et sans prise de tête en festival. Et c’est bien évidemment sur “I Got Erection” que les six quittent la scène, laissant l’audience avec la banane.

KILLSWITCH ENGAGE (Warzone) – Retour sur la magnifique Warzone bien remplie pour accueillir Killswitch Engage. Forts d’un excellent dernier album (le deuxième depuis le retour de Jesse Leach au chant), les Américains vont livrer l’un des meilleurs shows de la journée. La setlist, parfaitement équilibrée entre les anciens classiques, et les meilleures nouveautés, réussira le pari de représenter cinq des sept disques du combo sur un set de cinquante minutes. Autant dire que la formation du Massachusetts contentera tous les fans, présents en nombre en cette fin d’après-midi. La puissance et la mélodie des compositions font mouche à chaque titre, et l’énergie des membres et de son frontman sont réellement communicative. Le chanteur est en voix de manière impressionnante, et les musiciens enchaînent les morceaux avec une facilité déconcertante.

Enfin, un set de Killswitch Engage ne serait pas complet sans les facéties de son géant guitariste Adam Dutkiewicz qui n’hésitera pas, entre autres, à signaler aux hommes de l’audience qu’il va prendre leurs copines pour lui parce qu’il aime les “pussy, pussy, pussy”. C’est après cinquante petites minutes que le groupe quitte la scène sous les applaudissements nourris d’un public qui en aurait bien repris un peu plus. L’une des meilleures prestations du week-end qui aura donné la pêche avant d’entamer cette première soirée.

SACRED REICH (Altar) – Toujours pas de nouvel album à l’horizon, vingt ans après leur dernier opus “Heal” (1996), mais Phil Rind et les siens reviennent déverser quelques notes du côté de Clisson, pour la troisième fois depuis 2009. Alors que Phil lui-même supervisait la balance, en étant dans le pit parmi de nombreux fans attendant que la formation monte sur scène, force est de constater que celle-ci n’a pas été très concluante. “The American Way” lance le show de manière très efficace et le pit s’embrase sans attendre. Suit alors l’énergique “Death Squad” et sa section rythmique. ENCORE une fois, basse/batterie surplombent guitares et chant, de quoi donner des frissons à bon nombre de spectateurs. Le set mêle différentes ambiances et tempo à l’image du duo “Heal” / “Blue Suit, Brown Shirt”. Viendra ensuite une reprise dispensable de “War Pigs”, qui aura le don d’endormir quelques festivaliers. Fort heureusement, “Independent” et le magique “Surf Nicaragua” terminent en beauté ! Set solide et belle ambiance, malheureusement entachés par un son mal équilibré.

MELVINS (Valley) – On reste sur la Valley pour le set des légendaires Melvins. Ayant influencé la plupart des groupes grunge et une grosse partie du rock actuel en général, la formation livre un set tout en puissance et en groove. La maitrise des musiciens est impressionnante et on sent le groupe prendre un plaisir maximal avec notamment six reprises (Kiss, Alice Cooper ou Green River) sur un set d’une quinzaine de chansons. Devant un public pas aussi nombreux qu’attendu, les Melvins ont projeté sur le Hellfest une onde de classe et de puissance.

VOLBEAT (MainStage 01) – La foule est déjà massée devant la MainStage 01 pour attendre Rammstein lorsque Volbeat entame son set. Et malheureusement,  cela se ressentira sur l’ambiance générale d’un concert en demi-teinte, la faute à un public relativement passif et attentiste, mais aussi à un dernier album trop moyen. Si la prestation du quatuor en 2013 avait marqué les esprits, faisant des Danois une potentielle future grosse tête d’affiche lorsque les anciens ne seront plus là, celle de 2016 laissera un goût amer. Les musiciens manquent d’énergie et le leader Michael Poulsen semble fatigué par cette tournée des festivals.

Mais l’attitude des spectateurs semble également jouer un rôle sur la prestation du quatuor. Il est en effet difficile de se donner à fond sans avoir l’air déçu devant des gens qui ne font que patienter pour un autre groupe sans réellement participer, exception faite d’une petite partie de la fosse. Ce comportement surprend quand on connait le succès rencontré par le groupe depuis quelques années, lui qui remplit aisément une salle comme le Bataclan à Paris. Il est clair que le créneau n’est pas facile, et que nombreux sont les fans de Rammstein venus uniquement pour voir leur idoles. Cette attitude est vraiment pénible à vivre en festival. Il faudra donc revoir Volbeat dans de meilleures conditions afin d’apprécier la nouvelle tournée, et voir si les morceaux relativement décevants de “Seal The Deal & Let’s Boogie” peuvent avoir un second souffle en live.

OVERKILL (Altar) – Le marathon thrash continue avec une malédiction qui se brise enfin avec la venue d’Overkill. Les déboires passés oubliés, Blitz et ses comparses vont mettre le feu ! “Armorist”, “Rotten To The Core”, l’entrée en matière est soignée. Côté setlist, difficile de leur reprocher quoi que ce soit. Le premier album est toujours aussi bien représenté et pour le reste, le groupe pioche dans sa pléthorique discographie.

Mais vous savez quoi ? Un élément va nouveau gâcher ce live : le son. Connu pour avoir une section rythmique digne d’un rouleau compresseur, les guitares et la voix sont à nouveau couvertes. Pire que Sacred Reich, c’est dire. Il est néanmoins possible de différencier les morceaux -fort heureusement- mais oubliez soli et envolées, imperceptibles. Bobby interviendra à quelques reprises de façon assez succinctes, déclarant également que la formation est très heureuse de jouer dans ce si beau festival (ce n’est pas faute de vous l’avoir dit messieurs !). “Elimination” et “Fuck You” mettent un point final à un bon show mais grandement terni par le son, une fois de plus.

MAGMA (Valley) – Si, sur le papier, l’annonce peut surprendre, la présence de Magma au Hellfest n’a rien d’une hérésie. Véritables pionniers en terme de musique expérimentale, l’influence de Magma sur le monde de la musique est insondable. Le set sera à la hauteur des espérances. Compliqué à décrire tant l’expérience vécue est à la fois étrange et jouissive. C’est un voyage vers un autre monde, orchestré par le Maître Vander qui, derrière ses fûts, donne le tempo de tout un monde. On reste bouche-bé, ailleurs pendant quelques minutes lorsque raisonne la dernière note. Au milieu de 60 000 metalleux déchaînés, on a le sentiment de vivre un moment hors du temps, un moment de poésie brutale.

DROPKICK MURPHYS (MainStage 02) – Les Ricains de Dropkick Murphys n’en sont pas à leur premier passage au Hellfest. Valeur sûre lorsqu’il s’agit de faire monter l’ambiance avant une tête d’affiche, le punk celtique n’a pas vieilli d’une ride depuis vingt ans et ne compte pas renoncer à ses principes. Festif, énergique et participatif, le set des Murphys, en forme de best of, offre une heure de grand délire celtique dans une ambiance de folie. Les hymnes du groupe sont repris par les milliers de personne devant les MainStages. Simple, mais efficace.

CONVERGE (Warzone)

RAMMSTEIN (MainStage 01) – Les stars de la soirée, du Hellfest, sont à une minute de rentrer sur scène. Comment le savons-nous ? Un compte à rebours s’affiche sur les écrans géants et les festivaliers s’apprêtent à se prendre la déflagration de Rammstein. Les Allemands débarquent sur scène sur une toute nouvelle chanson, “Ramm 4” qui reprend, en guise de paroles, les titres d’anciennes chansons de… Rammstein. Pour ce qui de la nouveauté, on repassera. Rammstein propose un set best of, mêlant chansons de tous les albums associés à ses plus célèbres mise en scène. On retrouve donc la douche d’étincelles, l’arc en feu, les cracheurs de feu sur “Feuer Frei” (définitivement l’une des chansons les plus démentes en live) et autres artifices toujours impressionnants.

Ceux qui s’attendaient à du neuf ont de quoi être déçus mais, un set de Rammstein, même exécuté a minima comme ce soir, est toujours un grand moment. Le sextette nous gratifie tout de même de l’excellente reprise du “Stripped” de Depeche Mode avant de nous quitter sur la désormais classique “Engel” et Till Lindemann qui s’envole dans les airs. Cette prestation de Rammstein rend perplexe quant à l’avenir du groupe. Si l’on s’intéresse strictement au spectacle proposé, on ne comprend pas bien l’intérêt (artistique du moins), de repartir sur les routes cet été. Aucune innovation en terme de scénographie (reprise d’anciens plateaux mis bout à bout). Si ce n’est, peut-être, pour introduire l’idée d’un nouvel album, auquel cas, espérons que nous aurons des nouvelles dans peu de temps. Ce serait triste de se quitter sur cette note mitigée, non ?

TESTAMENT (Altar)

THE OFFSPRING (MainStage 02) – Après la déflagration moite de Rammstein, c’est le punk rock californien vieillissant de The Offspring qui vient clôturer cette première journée du Hellfest. La présence du combo peut étonner tant dans le choix artistique que dans l’image que renvoie le quatuor depuis une petite dizaine d’années. Si le set part très bien avec un enchainement de tubes que tout le monde connait, on se rend vite compte du vide intersidéral que propose la formation en terme de live : noir entre chaque chanson, aucune communication avec le public (si ce n’est pour nous encourager à “hook up some young pretty girls” ce qui, à cinquante balais, est tout à fait normal), un light show inexistant etc. Mais il est 1h du matin, on n’est pas là pour se prendre la tête donc on danse. Du moins on essaie, car petit à petit, l’enthousiasme laisse place à l’ennui surtout quand The Offspring se permet l’affront de massacrer “Why Don’t You Get A Job?”. Impardonnable. The Offspring termine son set par le légendaire “Self Esteem” et son refrain yaourt hypra efficace. Mais l’enthousiasme est déjà rentré se coucher, salut tout le monde !

TREMONTI (Valley)

Une première et intense journée se termine après le géant allemand Rammstein qui a vu le devant de la MainStage 01 (et plus encore) accueillir un monde incroyable et jamais vu, et The Offspring qui s’évertua à justifier les contestations quant à sa présence sur l’affiche du festival cette année. La première impression qui se détache de cette onzième édition est qu’il y a bien plus de monde que les années passées. Cela se ressent surtout devant les deux scènes principales et rend la circulation très difficile et fatigante.

Jour 1Jour 2Jour 3