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GRETA VAN FLEET @ Elysée Montmartre (26/10/18)

A peine “Anthem Of The Peaceful Army” est-il sorti des presses que revoilà Greta Van Fleet sur les routes… Après Les Etoiles et le Download Festival France, le quatuor américain a posé ses plumes à l’Elysée Montmartre. Un tiercé gagnant ?

18h30. Les portes de l’Elysée Montmartre viennent juste d’ouvrir qu’une file de fans et de curieux s’étend déjà d’Anvers jusqu’à Pigalle. Dûment fouillés, les rockeurs se pressent contre les barrières. Rarement une première partie se sera produit devant une foule aussi compacte.

Trio chevelu originaire de Nashville, GOODBYE JUNE donne le ton : cette soirée sera old school. Veste à franges sur le dos et bonnet devant les yeux, Landon Milbourn pourrait tenir la dragée haute à Axl Rose. Vu son aisance à enchaîner les ballades blues et les hymnes hard rock, ça ne serait pas pour déplaire à Slash – c’est certain ! Fort d’un jeu de slide des plus féroce, les Américains entraînent le public dans une transe poisseuse sexy en diable. Onze morceaux plus tard, la salle se rallume. Les portables aussi. “OK Google, quand est-ce que Goodbye June revient à Paris ?”

 

 

Un petit tour au bar et puis s’en vont… Après vingt minutes d’entracte -et dix de retard- GRETA VAN FLEET entre en scène. Les machines à fumée frémissent. Six gigantesques spots s’accrochent à la moindre paillette des frères Kiszka. Machine de guerre tout droit sortie des 70s, la grosse Greta n’est pas venue pour faire dans la dentelle… et néglige au passage son Robert Plant maison, forcé de s’époumoner dans un micro réglé surprenamment bas. Après tout, qui se soucie des titres de leurs chansons quand leurs soli sont joués dans le dos ? Led Zeppelin ou Jimi Hendrix, pourquoi choisir ! Au terme d’un set des plus ramassés – neuf chansons seulement – vient l’heure du rappel. Le plancher de l’Elysée Montmartre tremble. Dans un dernier cri, les bébés rockeurs s’évanouissent dans les coulisses.

 

 

Qu’on se le dise, leur talent ne fait pas un pli, mais avoir lu le dictionnaire n’a jamais fait de quelqu’un un écrivain. Impressionnants de technicité, les quatre musiciens manquent cruellement de l’animalité crasse des monstres de sex appeal qu’ils tentent d’émuler. Loin d’être le seul groupe de “millennials” à faire flotter haut la bannière du rock, Greta Van Fleet est bien entendu l’un des plus jeunes. Soit. Reste qu’on ne peut pas dire la même chose de son public…. Et c’est peut-être ça le plus dommage.

Setlist :

Brave New World
Highway Tune
Edge Of Darkness
Flower Power
You’re The One
Evil
Lay Down
Watching Over
When The Curtain Falls
—-
Black Smoke Rising
Safari Song

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