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GLENN HUGHES @ Elysée Montmartre (06/11/18)

Session nostalgie dans la très belle enceinte de l’Elysée Montmartre avec un bon vieux classic/hard rock des familles !

La température monte tout doucement tandis que Lex KORITNI et deux de ses acolytes investissent la scène. Cette introduction sera entièrement acoustique, pourquoi pas. Entre hard rock et blues rock, c’est un brin d’authenticité qui anime les premières minutes de cette soirée. Le set est court mais plaisant. Le public, celles et ceux qui ne le connaissait pas, tombe rapidement sous le charme de l’artiste d’origine australienne. Il est évident que cela dénote par rapport à la version électrique du groupe, qui a récemment sorti un nouvel album “Rolling” chez Verycords.

Place ensuite à The Voice Of Rock aka GLENN HUGHES ! Dans le cadre de cette nouvelle tournée, le chanteur/bassiste ou bassiste/chanteur, selon ce qui vous convient, se concentre uniquement sur sa période purplesque. Toujours entouré de ses trois musiciens, le show démarre sans attendre avec “Stormbringer”, l’enthousiasme du public jailli lui aussi sans attendre. Glenn arrive sous les hourras de la foule, habillé d’une tenue psychédélique qui concentre naturellement toute notre attention par la suite. Toujours très heureux, très ému, ses messages à l’encontre de l’assemblée sont forts. Glenn ne cessera de remercier l’audience d’être là, d’être présente, de le soutenir et lui veut honorer cela en “servant” les fans au travers de sa voix venue d’ailleurs.

 

 

“Sail Away”, “Gettin’ Tighter”, la dynamique est variée mais le groove subsiste et celui-ci donne toujours l’envie de taper du pied et de claper des mains. Quelques interventions font également office de flashback, situant le morceau et sa période ou l’artiste avec lequel il a collaboré pour, tels que David Coverdale et Tommy Bolin.

Le show est, malheureusement, rythmé par des soli de claviers, guitare et batterie, qui n’apportent strictement rien. Mis à part permettre à Glenn de souffler, les longueurs sont pénibles surtout que le son du clavier n’est clairement pas idéal pour; une sorte de fuzz ressemblant davantage à un brouhaha; et l’intermède à la six cordes n’a rien d’exceptionnel. Bien que la prestation dure deux heures, seulement onze morceaux sont interprétés, de quoi être légèrement déçu de ce côté-ci. L’unique titre qui n’est pas estampillé Deep Purple est “Georgia On My Mind”, originalement écrit par Hoagy Carmichael et Stuart Gorrell en 1930, puis mis en lumière par Ray Charles en 1960. Le rappel est composé de deux purs tubes, l’attendu “Burn” et enfin “Highway Star” sur lequel Glenn affiche quelques difficultés, non pas dans ses aigües impressionnants qu’il sort sur commande, mais sur les graves, curieux.

Bien que le condensé Deep Purple est, finalement, accueilli comme il se doit par le public parisien, il faut bien avouer que ce n’était pas la meilleur prestation vue ces dernières années en France. La tournée, elle, va se poursuivre encore deux ans et verra The Voice Of Rock fouler les terres françaises sans aucun doute !

Setlist :

Stormbringer
Might Just Take Your Life
Sail Away
Gettin’ Tighter
You Keep On Moving
You Fool No One
Mistreated
Smoke On The Water
Georgia On My Mind
Burn
Highway Star

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