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GAROROCK 2016 – Jour 1 (30/06/16)

Pour la 20ème édition de Garorock, les organisateurs ont sorti du lourd : avec Muse en tête d’affiche, pour qui un quatrième jour a été programmé, et des artistes plus électro tels que Disclosure, Jamie XX ou encore Ratatat. Les 130 000 festivaliers ont vécu au rythme des basses le temps d’un week-end. RockUrLife y était et vous raconte !

Pour ce jeudi 30 juin, la programmation est sans aucun doute la plus rock de cette édition. Et pour cause, 80 000 personnes sont venues applaudir Muse en fin de soirée.

SUNSET SONS (Scène Garonne Pression Live) – Pour démarrer cette soirée, Sunset Sons arrive sur scène à 17h40 pétante. La foule reste éparpillée, la faute à l’afflux de spectateurs encore massés aux deux points de contrôle. Fort d’un premier album prometteur, les anglophones offrent une prestation scénique qui met dans le bain. Le son est bon, la setlist aussi. Si les techniciens continuent encore de régler les lumières, cela n’est pas dérangeant, tant le soleil est encore haut. Le public qui arrive au long du set se prend au jeu de cette musique rock et accessible. Les titres phares de ce premier opus sont repris par les festivaliers qui se déhanchent, tant les mélodies sont reconnaissables et enivrantes. En cette fin d’après-midi, “She Wants” et “Somewhere Maybe” plongent l’audience dans une ambiance détendue, marque de fabrique de Garorock depuis vingt ans.

 

 

YAK (Scène Garonne Pression Live) – En ce premier jour de festival, tous les groupes partagent la même scène, sauf Muse pour qui les techniciens œuvrent à quelques mètres de là. Le temps d”aller chercher un verre et les trois Anglais de Yak se mettent en place. Si vous ne connaissez pas Yak, c’est vraisemblablement LE groupe anglais à suivre ces prochaines années si vous aimez les guitares saturées. Malgré une musique bien trop forte, son rock séduit, son énergie emporte l’assemblée avec une facilité déconcertante et les premiers pogos du festival sont lancés. L’ambiance est au top, le guitariste s’offre la liberté de tendre sa guitare à la foule qui n’est malheureusement pas très bon musicien. Le set se termine sur une reprise incroyable du “21st Century Schizoid Man” de King Crimson qui met tout le monde d’accord.

 

 

X AMBASSADORS (Scène Garonne Pression Live) – La popularité de X Ambassadors se mesure réellement au nombre de spectateurs venu les applaudir. Et pour cause, les Américains, forts d”ne tournée mondiale en première partie de Muse, offrent des versions live chargées d’émotion et interagissent longuement avec le public. Si le saxophone est encore bancal du côté du chanteur, ces écarts sont largement compensés par le talent fou des musiciens, qui sont chacun mis en avant lors du show. “Jungle” et “Renegades”, les deux chansons les plus populaires de la formation, sont fortement attendues mais c’est sur cette dernière que l’auditoire exulte. Un final en apothéose, avec X Ambassadors qui prend quelques minutes de liberté supplémentaires sur le temps alloué à sa prestation pour remercier le public, qui est “si beau ce soir”.

 

 

GHINZU (Scène Garonne Pression Live) Si Ghinzu n’est plus si populaire qu’il l’a été au milieu des années 2000, ce live au coucher de soleil a fini par convaincre les quelques sceptiques. Il faut dire que les festivaliers insouciants qui dansaient en rythme depuis Sunset Sons ont laissé place à une foule plus mature et connaisseuse de la musique des rockeurs belges, emportant facilement les plus timides dans leurs danses. L’énergie est débordante, si débordante que John Stargasm en brise son clavier. “Do You Read Me” est l’occasion pour le groupe bruxellois de partager avec Garorock un moment unique, où la foule se déchaîne et entonne le refrain avec force.

MUSE (Scène De La Plaine) Il faudra patienter une demi-heure pour voir Muse entrer sur scène. Trente minutes, c’est-à-dire le temps que 80 000 personnes convergent vers la Scène De La Plaine. C’est sur cette même scène que les techniciens ont œuvré pendant des heures pour mettre en place l’impressionnant décor avec lequel voyage le trio anglais, augurant un show incroyable. Les paroles militaires de “Drill Sergent” retentissent, la scène est encore plongée dans le noir. Mais lorsque les premières notes de “Psycho” résonnent, l’assemblée se réjouit. Cependant, les festivaliers ont perdu pour Muse ce qu’ils ont mis du temps à construire dans l’après-midi : une bonne ambiance et de bons pas de danses. La foule est compacte, ce qui empêche tout mouvement. Le public est aussi familial, et les quelques danses plus “violentes” sont donc réprimandées. Si Muse enchaîne les tubes, entre “Plug In Baby”, “Supermassive Black Hole” ou bien encore l’énorme “Hysteria”, il flotte tout de même une certaine amertume. Le show est calé au millimètre, les enchaînements parfaits, presque trop. Hormis les banalités et des saluts maladroits à Bordeaux, où vraisemblablement la formation pense jouer ce soir, aucun échange n’a lieu. Toutefois, avec cette performance, Muse prouve encore qu’il est indéniablement l’un des groupes phares de notre époque, véritable bélier de la scène musicale internationale.

 

 

Cette première journée de Garorock s’annonçait placée sous le signe de la bonne humeur. Elle a malheureusement pâti d’un public crispé et trop sérieux, fort heureusement bien différent de celui du reste du week-end. Il faut dire que cette quatrième journée, annoncée après la mise en vente des pass trois jours, a attiré un auditoire plus âgé, plus motivé pour le show de Muse que pour le reste de la programmation.

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