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DZ DEATHRAYS @ La Boule Noire (29/09/19)

C’est une date 100% australienne qui nous attend ce soir à La Boule Noire. Et ce sont les punk rockers de DZ Deathrays qui s’apprêtent à retourner les lieux. Dans leur besace : un nouvel album nommé “Positive Rising, Pt. 1” et deux groupes compatriotes : Wharves et Planet. De quoi laisser présager une soirée mouvementée dans le cadre intimiste de cette salle.

Australian style

C’est devant une petite cinquantaine de personnes que WHARVES ouvre le bal. Peu importe le quatuor venu défendre son EP “Sooner Or Later” sorti en octobre dernier. Pratiquant un rock psychédélique aux refrains enjoués, les gars mouillent la chemise en proposant des compos vraiment efficaces. La part belle est faite à la guitare lead qui usera d’effets en tout genre jusqu’au final explosif qui met définitivement d’accord l’assemblée . Revenez quand vous voulez en mode headliner messieurs !

Changement de registre avec les dénommés PLANET. Arborant looks de surfeurs et attitude plus cool, ces derniers pratiquent un grunge/rock posé et planant. Encore ici, de nombreux effets utilisés avec notamment pas mal de reverb pour la guitare. Quant à la voix, celle-ci, plus discrète, n’est pas sans rappeler celle de Brian Molko (Placebo). Et même si la sauce est bonne, elle prend malheureusement moins. Dommage de ne pas être passés en premiers pour respecter un crescendo d’intensité.

No Mercy!

Un concert de DZ DEATHRAYS, c’est la promesse d’un gros défouloir. En effet, les Australiens bénéficient d’une réputation de doux dingues sur scène. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est totalement avérée !

“Hi Everyone”, chanson d’accueil de circonstance pose une ambiance en mode “calme avant la tempête”. Montant progressivement jusqu’au riff de “Still No Change”, l’enchaînement proposé sur disque prend ici une dimension viscérale. Le bouton “On” enclenché et le pit se transforme déjà en cours de récré. “Total Meltdown” et son coté Blur continuent de faire jumper la foule tandis que “In-To-It” nous explose les tympans de par son efficacité. Et d’efficacité, la bande de Shane Parsons n’en manque indéniablement pas tant les brûlots s’enchaînent sous nos yeux ébahis.

Peu de communication mais une distribution discontinue de mandales issues des quatre albums. La setlist, savamment dosée, ne laisse jamais retomber le soufflé. Le power trio exécutera seize morceaux en une petite heure, excusez du peu. L’énergie punk/rock/grunge du groupe ne laisse place à aucun temps mort. Comme prise d’une montée d’adrénaline, la fosse se déchaîne de plus en plus. Les pogos et slams s’intensifient. “Year Of The Dog” voit d’ailleurs l’audience exulter, reprendre à tue-tête le single et s’unir comme un seul homme.

Le final se voudra alors intense, puisant dans les dernières forces d’un public conquis. Lachlan Ewbank finit d’esquinter sa guitare tandis que Simon Ridley à la batterie, achève ses baguettes malmenées de sa lourde frappe durant tout le set. “Like People” et “Shred For Summer” voient le trio en état de grâce pour cette véritable leçon de savoir faire australien.

Pour leur cinquième passage parisien, les murs s’en souviendront encore. Les Dz Deathrays sont à découvrir au plus vite pour les amateurs de dance punk. Et en live si possible. Car franchement, ça déménage !

Setlist

Hi Everyone
Still No Change
Total Meltdown
Blood On My Leather
Pollyanna
In-To-It
A Lot To Lose
Ocean Exploder
Silver Lining
Hypercolours
Snake
Nightmare Wrecker
Gina Works At Hearts
Year Of The Dog
Like People
Shred For Summer

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