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DIMMU BORGIR / AMORPHIS @ Bataclan (23/01/20)

Un co-headline venu du froid débarque au Bataclan, et la foule présente aux abords de la salle présage une belle ambiance !

Le public fait peu à peu son entrée dans la salle mais planning oblige, WOLVES IN THE THRONE ROOM s’élance devant un parterre encore clairsemé. Contrairement à leur dernier passage en compagnie de Behemoth, les Américains peinent à faire décoller les fans.

Le rendu est quelque peu brouillon malgré certaines phases musicales intéressantes. Nathan Weaver (chant/guitare) et les siens continuent la promotion du dernier album “Thrice Woven” (2017). Bien qu’ils ne jouent que trois morceaux, c’est peut-être la longueur de ceux-ci qui font perdre le fil aux spectateurs.

Une magnifique démonstration

Presque une année après sa prestation au Cabaret Sauvage, AMORPHIS est de retour dans la capitale. Pour cette association scandinave, il est tout d’abord l’heure d’attaquer mélodies et progressions enivrantes. Le sextette va tout simplement assurer l’une de ses meilleures prestations parisiennes. Même si leurs comparses norvégiens drainent, ce soir, plus de fans, nombreux sont les aficionados à attendre l’arrivée sur scène de Tomi Joutsen (chant) et des cinq musiciens.

Comme dit, le set est de haute volée. Pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’Amorphis dispose, ce soir, d’un son p a r f a i t ! Difficile et même compliqué d’affirmer pareille chose au Bataclan, surtout lorsqu’il s’agit d’un groupe saturé, et pourtant ! Chaque instrument se laisse entendre sans empiéter sur un autre. Les claviers, souvent noyés, sonnent parfaitement, quel bonheur ! Ajouté à cela, un lightshow quasi systématiquement synchronisé aux morceaux, un frontman en forme et un public très réceptif, vous passez là un succulent moment.

“The Bee” donne parfaitement le ton. Les incontournables “Silver Bride” ou “Sampo” font comme toujours mouche. Entre sonorités folk ou riffs à la orientale, la formation abat toutes ses meilleures cartes. Treize titres dont quelques vieilles compositions dont “Sign From The North Side” ou “Into Hiding”, de quoi apprécier l’évolution musicale au fil des années. C’est d’ailleurs “Black Winter Night” qui met un point final à cet excellent moment ! Trente ans de carrière cette année et treize albums studio au compteur, c’est beau.

Paris, Dimmu tout !

D’une capitale à une autre, d’un pays à un autre, place à DIMMU BORGIR. La tension monte peu à peu, le pit se densifie; l’attente est élevée. Le Bataclan n’affiche pas complet mais l’assemblée est bien au rendez-vous. Après leur passage avec Kreator, à l’Olympia, il y a deux ans, c’est une toute autre configuration qui attend le sextette.

Les Norvégiens ne sont plus à présenter. La lourdeur et l’extrême contrebalancée par les mélodies et les chœurs, installent cette atmosphère occulte qui leur est spéciale. Bien que l’utilisation de samples est parfois -toujours- au centre des débats, dénaturant parfois l’aspect brut de la prestation, Shagrath et les siens n’y vont pas de main morte et font fit des critiques. La preuve en est ce soir puisque l’auditoire leur est acquis.

Le dernier “Eonian” (2018) reste au centre des débats. Dimmu insiste avec ses nouvelles productions puisque les trois derniers disques occupent soixante-dix pour cent de la setlist. Le groupe va, d’ailleurs, prochainement entrer en studio pour enregistrer un nouvel album et “se devait de passer en France avant”.

De “The Unveiling” à l’instrumental “Rite Of Passage”, le périple est tortueux mais puissant. “Dimmu Borgir” apporte sa touche épique, reprise en chœur, tandis que “Ætheric” alterne l’aspect roots des guitares avec une grosse orchestration. Les plus classiques “Progenies Of The Great Apocalypse” et “Mourning Palace” concluent, eux, le rite d’une heure et quart. Le seul bémol à porter à leur encontre est le lightshow assez poussif (bleu/vert, super…).

Un plateau placé sous le signe de l’orchestration et des sonorités diverses, mais à différents degrés et sensibilités. Bien que Dimmu Borgir soit le clou du spectacle, il faut saluer l’incroyable prestation d’Amorphis !

Merci à Justine Cannarella et nos collègues de Error404 de nous avoir dépannés pour cette galerie photo !

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