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DEEP PURPLE @ Zénith (20/10/13)

Ils sont enfin de retour ! Avec un album flambant neuf, les légendes du rock, rock mélodique (ajoutez les qualificatifs que vous souhaitez), idoles de plusieurs générations, font étape à Paris, dans un Zénith ô combien rempli.

Ayant pris place dans un Zénith blindé, mais n’affichant pas complet, avant d’accueillir la tête d’affiche du soir, c’est en compagnie de PETER FRAMPTON que la soirée va démarrer. Peu connu des jeunes générations, Peter Frampton est un guitariste soliste ayant fait ses preuves avec les formations Humble Pie et The Herd. A côté de ça, il a sorti plus d’une dizaine d’albums et a collaboré avec certains grands noms tels David Bowie et Matt Cameron et Mike McCready de Pearl Jam. Durant un bonne heure, son rock mélodique installera une chaude ambiance dans les travées du Zénith. En effet, les anciennes générations du public connaissent le guitariste et le font entendre ! Après “Something’s Happening” en guise d’introduction, “Lines On My Face” va calmer et adoucir les esprits. Ambiance intimiste, malgré les milliers de spectateurs présents, Peter et ses musiciens transportent l’audience vers des contrées old school. Le hit “Show Me The Way” ravira les anciens mais aussi les plus jeunes. Adepte de la talkbox, Peter donnera de sa personne pour apporter ce côté “fun” qu’il laisse paraitre en lui. “Black Hole Sun” de Soundgarden sera reprise par la suite, sous les acclamations toujours. La fin approchant, “Baby I Love Your Way” et “Double Nickels” s’enchaineront, l’occasion également pour Peter de présenter au public la Gibson Les Paul 1954, qu’il avait perdu dans les années 80′, suite au crash d’un avion cargo; tout est bien qui finit bien ! Une joyeuse histoire d’amour entre une guitare et son guitariste en somme. Plus que quelques minutes en sa compagnie avec un excellent “Do You Feel Like We Do”, avant que celui-ci ne salue le public, avant de se retirer de scène. Une entrée en matière qui replonge le public dans l’âge d’or du rock n’roll !

Un rapide check du matériel en place, une énorme voile fait en sorte de bien “cacher” la scène, avant l’arrivée des anglais. DEEP PURPLE débute d’emblée avec un titre de son nouvel album “Now What ?!” (2013) et plus particulièrement le titre “Après Vous”. L’histoire de ce morceau en français nous fut détaillée lors de la petite conférence de presse que les deux Ian avaient donnée à Paris, quelques mois auparavant. Une excellente entrée en matière, tant hard que mélodique. Côté scène, pas d’extravagance, neuf panneaux, disposées sous forme de bandes, en fond de scène, sans parler du matériel propre à chaque musicien. “Into The Fire” replonge la salle fin 70’s et Ian Gillan s’emploie à réitérer ses envolées vocales, plutôt réussies, tout en tenant compte de son âge. Côté nouveauté, le dernier opus sera plutôt bien mis en avant, avec pas moins de cinq titres, représentant un quart du set. Le superbe “Vincent Price” fête Halloween avant l’heure. L’orchestration est bien menée et la magnifique balance des sons du soir sublime bien évidemment le rendu final. Comme la version studio l’indiquait à l’écoute, ce titre sort vraiment du lot et sa version live est top. Ian Gillan, Ian Paice, Roger Glover, Don Airey et Steve Morse alternent nouveautés et hits, mobilisant ainsi tout le public. Le rythme est plutôt bon, les morceaux s’enchainent de belle manière. Tandis que chaque musicien aura son interlude solo, le morceau suivant le solo de Morse rendra l’atmosphère plus aerienne avec “Uncommon Man”. A choisir une bonne moitié de “So What ?!”, il se trouve que le groupe ne s’est pas trompé dans le choix et la composition de sa setlist. Alors que quelques accords rappellent le refrain de “Love Ain’t No Stranger” de Whitesnake (coucou David Coverdale), le titre se conclue sous de vives applaudissements. “The Well-Dressed Guitar” mettra en avant, encore, Steve Morse avec cette sublime composition, qui devient année après année, un pur classique. Suivra “The Mule” et le solo de Paice avant qu’un nouveau titre vienne, une nouvelle fois, sonner dans le Zénith de la capitale. Dédié à Jon Lord, qui nous a quitté l’année dernière, “Above And Beyond” rendra un vive hommage à ce génie du clavier qui joua au sein de Deep Purple jusqu’en 2002. Autant dire qu’il sera difficile de retenir ses larmes, le temps passe et les idoles s’en vont… Reprenons nos esprits avec “Lazy” et son groove qui ne sont plus à présenter. “Hell To Pay” précède le solo de Don Airey, qui au fil des années semble être identique à chaque concert… bref. Une fin sur les claviers qui annonce l’arrivée imminente de “Perfect Strangers”, que Gillian avait chanté lors du passage de “Rock Meets Classic”, toujours au Zénith, quelques années auparavant. La fin du concert est proche et l’enchainement va relancer le public, qui s’était légèrement assoupi. “Space Truckin'” et bien évidemment “Smoke On The Water” vont réchauffer tout ce beau monde, les mettant un peu plus à contribution vocalement. Un riff, cinq minutes, qui aurait penser qu’un morceau aussi “simple” entre dans l’histoire ? Rapide rappel avec “Hush” toujours aussi plaisant à écouter et bien évidemment “Black Night” qui met un point final à la représentation.

Malgré les solos répétitifs, qui cassent un peu le rythme, les papys de Deep Purple assurent toujours le show. Bien évidemment, tout le monde voudrait les voir rejouer d’anciens titres, autre que ceux de la setlist, or la voix de Ian est sans doute à l’origine de ces mises à l’écart, à notre grand regret. Quoiqu’il en soit, Deep Purple est entré dans les moeurs du grand public, avec entre autre “Smoke On The Water”, et continue son périple.

Setlist :

Après Vous
Into The Fire
Hard Lovin’ Man
Vincent Price
Strange Kind Of Woman
Contact Lost
Solo – Steve Morse
Uncommon Man
The Well-Dressed Guitar
The Mule
Above And Beyond
Lazy
Hell To Pay
Solo – Don Airey
Perfect Strangers
Space Truckin’
Smoke On The Water
—-
Hush
Solo – Roger Glover
Black Night

Crédit photos : Virginie Schmidt