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DAUGHTERS @ Point Ephémère (10/04/19)

Après huit ans d’absence, les Américains sont de retour avec leur nouvel album “You Won’t Get What You Want”. Ce mercredi 10 avril, ils viennent donc le présenter au Point Éphémère. Un concert endiablé, à guichet fermé.

20h30. Les Italiens d’ARTO ouvrent la soirée. C’est parti pour quarante minutes de musique instrumentale. La salle se remplit doucement, mais sûrement, attentive à ce qu’il se passe sur scène. Luca Cavina, le bassiste, également membre du groupe ZEUS!, saque ses cordes bien comme il faut. Les deux guitaristes Bruno Germano et Cristian Naldi font crier leurs instrus.

Les riffs sont sombres, inquiétants. La batterie est assurée par Simone Cavina. Sa frappe énervée fait trembler nos cages thoraciques. C’est glauque, rythmé, mélodique, sauvage… Hypnotique. Le groupe, récemment formé (2017), a un avenir prometteur. Une parfaite entrée en matière pour accueillir comme il se doit les fous furieux de Daughters !

21h30. La salle est pleine à craquer. Les lumières diminuent enfin. DAUGHTERS arrive sur scène, chaud comme la braise et nous rentre dedans directement avec “The Reason They Hate Me”. Les musiciens sont surexcités. Sur scène, ça bouge déjà dans tous les sens, surtout Alexis Marshall, chanteur et leader du groupe. Durant tout le concert, il prouve sa folie et son kiff pour son public. Slams sur la foule, petite promenade tranquille entre les spectateurs et moment tendre puisqu’un fan chanceux a le droit à son petit câlin. Le stand de merchandising devient sa scène pendant quelques minutes. Il escalade à l’arrache le poteau de la scène, façon Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan. D’ailleurs, comme son comparse, Alexis a déjà le front en sang dès le premier morceau, mais ne s’arrête pas pour autant, bien au contraire.

Les Daughters calment parfois l’assemblée pour mieux repartir ensuite. Comme avec “Satan In the Wait”, où la foule est complètement hypnotisée par ce qu’il se passe. La batterie et la basse sont frissonnantes, et ça prend tout le monde aux tripes. Ils nous font planer. La foule danse tranquillement, il fait mille degrés. “Less Sex” aura le même effet. Incroyable de sensualité, lumière rouge pour accentuer le tout. Des couples dansent ensemble, s’embrassent à pleine bouche. L’ambiance est électrique.

Façon The Mars Volta, le quatuor balance un micmac musical fougueux, “Recorded Inside A Pyramid”. Musicalement, c’est le foutoir complet et c’est incroyable. La foule frappe dans ses mains en rythme avec cette batterie endiablée qui fait tout trembler. Les riffs sont gras, menaçants. Marshall bouge comme un dingue sur scène. L’audience danse et headbang beaucoup. Une énergie folle de chaque côté de la salle ! “Guest House”, si angoissante et à la fois rassurante grâce aux fans qui hurlent en choeurs “LET ME IN”. Idem avec “Long Road, No Turns” et ses riffs glaçants, sa batterie violente qui mettent tout le monde d’accord.

Les Américains clôturent le concert avec “Ocean Song”. La voix de Marshall bien mise en avant. La batterie est hyper entraînante, les riffs toujours aussi lugubres. L’auditoire est désormais dans une autre dimension et ne veut manifestement pas en sortir. À la dernière note de cette chanson, la formation quitte la scène en laissant un public quelque peu frustré d’un manque d’un rappel, mais ravi du show !

Daughters était attendu comme le Messie et l’attente en a valu le coup. Fougueux, énervé, déterminé, le groupe a littéralement retourné le Point Ephémère et nous a mis une claque monstrueuse. Le prochain concert à ne pas rater est clairement celui de Daughters !

Daughters Setlist Point Ephémère, Paris, France 2019

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